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Corpus ouldémé
Fiche technique sur l'ouldeme
PrésentationParmi les populations montagnardes, toutes de langue tchadique, comprenant entre 2 000 et 15 000 habitants et occupant la bordure orientale des monts du Mandara (Nord-Cameroun), celle des Ouldémés est de taille moyenne. On compte parmi les populations voisines les Podokos, les Mouktélés, les Moras-massif, les Vamé-brémés, les Madas, les Ourzos et les Mouyangs. Carte des langues tchadiques du Cameroun
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Situation des langues tchadiques au sein des autres groupes de langues |
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Détail des langues tchadiques |
COLOMBEL, Véronique de, 1986, Phonologie quantitative et synthématique, avec application à l'ouldémé, langue tchadique du Nord-Cameroun, Paris, SELAF (LCA 7), 375 p. (présenté ici)
— 1987, Les Ouldémés. Introduction géographique et ethnologique à l'étude d'une société animiste de cultivateurs de mil dans les Monts Mandara, Paris, SELAF (LCA 8), 100 p.
— 2005, Contes ouldémés (Nord-Cameroun). L'idiot, l'infirme, l'orphelin et la vieille femme, Paris-Leuven, Peeters (LCA 33), XVI-785 p. (présenté ici)
— 2005, La langue ouldémé, Nord-Cameroun. Grammaire, texte, dictionnaire, Paris-Leuven, Peeters (LCA 34), 244 p. (présenté ici)
Le conte de la tête ronde
Cameroun, Dibon, 1976, Machkoua Alegnoua, Véronique de Colombel
Le conte a été enregistré sur le massif ouldémé, dans le village de Dibon, le 10 mai 1976, un soir de saison sèche, dans le cadre traditionnel.
À la naissance d'un enfant qui arrive au monde avec une grosse tête ronde, un seul bras et une seule jambe, les parents décident de quitter pour toujours leur maison en y abandonnant l'enfant monstrueux. Mais la sœur aînée, bien qu'étant encore une fillette, tient à l'emmener. Voyant cela, les parents décident d'abandonner les deux enfants en chemin. Plus tard, après avoir demandé à sa sœur de le cogner contre un tamarinier, puis contre un arbre à grêlons, le garçon retrouve ses membres, puis un corps complet de jeune homme. Ensuite, il construit une maison tôlée et prend huit épouses. Pendant ce temps, sans enfant pour les aider, les vieux parents errent en brousse où ils tentent de survivre en se nourrissant de souchets sauvages. C'est alors que le garçon leur fait parvenir de la nourriture par magie. Il va ensuite à cheval à leur rencontre. Les parents, qui le prennent pour un Mandara, ont tout d'abord peur de lui. Puis ils finissent par reconnaître leur enfant et celui-ci leur offre alors le gîte et le couvert.