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Langues et civilisations
à tradition orale
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 Accueil > Colloques > Structure Informationnelle et typologie des langues

Structure Informationnelle et typologie des langues :
marquage du focus, constructions détachées,
hiérarchie des enchaînements thématiques

 

21-22 novembre 2008, Paris (France)
Atelier international / International workshop

Atelier organisé avec le soutien du / The Workshop is supported by the
Programme Pluri-Formation (PPF) Typologie et Universaux Linguistiques,
Fédération FR 2559 du C.N.R.S., dir. Stéphane Robert,
et Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle

contact : M.M.Jocelyne Fernandez-Vest

 

     Les avancées récentes de la linguistique suscitent des interrogations nouvelles quant au rôle de l’Ordre des mots dans la typologie linguistique, tant pour ce qui est de la reconstruction des langues et de la grammaticalisation que pour la description et l’analyse des langues en synchronie. La Structuration Informationnelle (SI, relations thème – rhème – post-rhème), naguère encore considérée comme un universal – en prise directe sur les catégories cognitives et les processus qui sous-tendent la production du sens –, est aujourd’hui reconnue comme l'une des problématiques vives de la variation typologique translinguistique.
      Cet Atelier international, réunissant un petit nombre de spécialistes européens du domaine, se propose d'examiner et comparer, dans quelques langues typologiquement différenciées et à partir d'approches théoriques et méthodologiques distinctes, trois des processus principaux de Structuration Informationnelle : la focalisation, les constructions à détachement et l’enchaînement des énoncés.

Vendredi 21 novembre 2008
Maison de la Recherche de l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle
4, rue des Irlandais 75005 Paris

Présidente de séance : M.M. Jocelyne Fernandez-Vest

14h00-1415 Introduction

15h15 Pause

Présidente de séance : Marie-Ange Julia-Soulétis


Samedi 22 novembre 2008
Centre Censier (salle 125, 1er étage)
13, rue de Santeuil 75005 Paris

Présidente de séance : Marie-Claude Paris

11h00 Pause

Présidente de séance : Injoo Choi-Jonin

11h45-12.30 Discussion générale

 

Résumés / Abstracts

Marri AMON, Université de Tartu et E.P.H.E.-Sorbonne : Les détachements finaux en estonien : quelques questions liées à leur productivité et à leur fonctionnement en estonien oral / Final detachments in Estonian : some questions about their productivity and their functioning in oral Estonian toup

Nous nous proposons d’étudier les constituants finaux (détachements finaux) en estonien du point de vue informationnel, en nous appuyant sur un corpus d’oral spontané constitué de dialogues et d’extraits de parties narratives.
      Nous examinerons d’abord les fonctions et les caractéristiques des constituants détachés, en particulier en ce qui concerne les constituants finaux, en rapport avec la structuration informationnelle. Ensuite, ces constituants sont étudiés à travers un corpus estonien composé de dialogues et d’extraits de narratives. A partir de quelques exemples extraits de textes traduits d’estonien en français et vice versa et des éléments proposés dans d’autres études portant sur l’estonien oral, nous aborderons les caractéristiques et les fonctions de ces constituants en estonien, en essayant d’expliquer le fait que d’une part il s’agit de constructions productives en estonien oral et que d’autre part l’estonien ne semble pas en faire un usage aussi large que par exemple le français pour faire ressortir les constituants thématiques ou post-rhématiques.

In my presentation I propose an analysis of final constituents (final detachments) in Estonian from the point of view of information structure, based on a corpus of spontaneous oral language composed of dialogues and excerpts of narratives.
First, the functions and caracteristics of detached constructions, especially of final detachments, will be examined in relation with the information structuring. Secondly, these constituents will be analysed, using examples of a corpus of oral language composed of dialogues and excerpts of narratives. Using excerpts of texts translated from Estonian into French and
vice versa and elements from other studies on the oral Estonian, the functions and caracteristics of these constituents will be discussed, explaining the fact that on one hand these constructions are productive in oral Estonian and that on the other hand the Estonian language does not seem to use these constructions as much as French for highlighing thematic or post-rhematic constituents.

Isabelle BRIL, C.N.R.S. & Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, Laboratoire de Langues et Civilisations à Tradition Orale (LACITO) : Coordination, subordination et hiérarchie informationnelle dans les langues austronésiennes / Coordination, subordination and information hierarchy toup

Divers types de jonctions entre propositions sont marqués par des connecteurs qui, outre leur fonction coordonnante et/ou subordonnante, sont aussi des indicateurs de hiérarchie information-nelle (morphèmes de focus ou de topique) ou de hiérarchie référentielle. Face à une telle polyfonctionnalité, divers facteurs interviennent pour désambiguiser leur fonction :
      (i) la position du connecteur dans la phrase (entre les deux propositions, en tête ou en fin de phrase/énoncé),
      (ii) son domaine et sa portée,
      (ii) la prosodie,
      (iii) l’ordre des propositions : l’ordre est-il séquentiel, suit-il une relation d’implication logique ou inverse-t-il l’ordre séquentiel ?
Diverses questions se posent :
      (a) Quels sont les domaines syntaxiques, fonctionnels et sémantiques dont sont le plus fréquemment issus de tels connecteurs ?
      (b) Dans quelle direction ont-ils évolué ?
      (c) Selon quels processus ces morphèmes en viennent-ils à marquer des fonctions qui vont de la hiérarchie informationnelle à la hiérarchie syntaxique en tant que joncteurs propositionnels ?
      (d) Y a-t-il une représentation syntaxique unifiée, qui, modulo quelques variables contextuelles, pourrait rendre compte de cette palette de fonctions ?

Various types of clause linking patterns are marked by connectors which, apart from their coordinating and/or subordinating functions, also appear as indicators of information hierarchy (focus, topic markers) or of referential hierarchy.
With such polyfunctionality, various factors help interpret their function:
(i) the position of the connector (in clause medial, sentence initial, sentence final position);
(ii) its domain and scope
(ii) prosody,
(iii) clause-ordering: is it based on sequential and logical implication or does it contradict it ?
Several questions will be addressed :
(a) What are the syntactic, functional and semantic domains from which these connectors most frequently stem ?
(b) What are their evolution paths ?
(c) How do these morphemes come to mark functions ranging from information hierarchy to syntactic hierarchy as clause-linkers ?
(d) Is there a unified syntactic representation which, given some contextual variables, might account for these functions ?

Injoo CHOI-JONIN, Université de Toulouse 2-Le Mirail, Laboratoire de Langues et Civilisations à Tradition Orale (LACITO) : Les pseudo-clivées en français et en coréen: pour une ébauche de mode d'emploi toup

Les constructions pseudo-clivées (ou “wh-cleft constructions”) sont communément considérées comme un procédé syntaxique de focalisation, qui consiste à scinder une proposition en deux parties, présentant la structure informationnelle Thème – Focus. La première partie représentée par une relative à tête indéfinie entretient une relation spécificationnelle (selon Higgins 1979) avec la seconde qui accueille un constituant mis en focus. Ces structures sont disponibles en coréen comme en français. Or, le français dispose des constructions clivées comme un autre procédé syntaxique de focalisation, alors que celles-ci font défaut en coréen. La question qui se pose alors est de savoir si le mode d’emploi des pseudo-clivées est le même. Le dépouillement d’un récit coréen traduit en français ainsi que d’un récit français traduit en coréen montre en effet que les pseudo-clivées du coréen sont traduites en français tantôt par les clivées tantôt par les pseudo-clivées et que les clivées du français sont traduites parfois par les pseudo-clivées mais aussi par d’autres moyens comme le marqueur nominatif ou la position initiale, selon le type de constituant mis en relief. La zone d’apparition de la pseudo-clivée semble ainsi plus large en coréen qu’en français. Le but de cette étude est donc de circonscrire plus précisément l’aire d’emploi des pseudo-clivées en français et en coréen, tout en tenant compte des autres moyens de focalisation disponibles dans chacune des langues, afin de spécifier leur rôle dans une structuration informationnelle.

Références
:
Choi-Jonin, I. 2003. A propos de focalisation d’un constituant en français et en coréen. In: Michael Herslund (dir.), Aspects linguistiques de la traduction, 125-147. Presses Universitaires de Bordeaux. • Doetjes, J. – Rebuschi, G. – Rialland, A. 2004. Cleft sentences. In: F. Corblin – H. de Swart (eds), Handbook of French Semantics, 529-552. Chicago: CSLI. • Hedberg, N. – Fadden, L. 2007. The Information Structure of It-clefts, Wh-clefts and Reverse Wh-clefts in English. In: N. Hedberg and R. Zacharski (eds), The Grammar-Pragmatics Interface: Essays in Honor of Jeanette K. Gundel, 49-76. Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins. Pragmatics & Beyond New Series. • Higgins, F. R. 1979. The Pseudo-cleft Construction in English. New York: Garland. • Lambrecht, K. 1994. Information Structure and Sentence Form. Topic, focus, and the mental representations of discourse referents. Cambridge: Cambridge University Press. • Prince, E. F. 1978. A comparison of WH-clefts and IT-clefts in discourse. Language 54: 883-906. • Roubaud, M.-N. (2000). Les constructions pseudo-clivées en français contemporain. Paris: Champion.

Danh Thành DO-HURINVILLE, Institut National de Langues et Civilisations Orientales (INALCO) et Laboratoire Structures Formelles du Langage (SFL) : Le vietnamien à travers le prisme de la structure thème-rhème / Vietnamese from the point of view of the Theme – Rheme structure toup

L’étude de la structure de la phrase vietnamienne a suscité deux points de vue divergents. Selon les défenseurs du premier point de vue, le vietnamien est une langue à sujet-prédicat. D’après les partisans du second point de vue, qui tiennent compte des particularités d’une langue isolante, le vietnamien est une langue à topique proéminent.
      Ayant choisi de soutenir le second point de vue, j’ai composé ma communication en trois parties. La première expose succinctement les caractéristiques du vietnamien, ce qui permet de remettre en question le point de vue traditionnel. La deuxième est consacrée à une présentation des trois marqueurs de thématisation thì, et . La troisième met en évidence des rhèmes non verbaux.

The study of the structure of the Vietnamese sentence generated two divergent points of view. According to the advocates of the first point of view, Vietnamese is a subject-predicate language. According to the proponents of the second point of view, who take into account the peculiarities of an isolating language, Vietnamese is a topic-prominent language. Having chosen to support the second point of view, I composed my talk in three parts. The first part briefly states the characteristics of Vietnamese, which permits to call into question the traditional point of view. The second part is dedicated to the presentation of the three topic markers thì, là and mà. The third part highlights non verbal rhemes.

M.M.Jocelyne FERNANDEZ-VEST, C.N.R.S. & Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, Laboratoire de Langues et Civilisations à Tradition Orale (LACITO) : Typologie des détachements et universaux de Structure Informationnelle évolutive : exemples sames et finnois / Typology of detachments and universals of evolutionary Information Structuring: evidence from Northern Sami and Finnish toup

Appliquant un modèle discursif de hiérarchie informationnelle basée sur deux schémas complémentaires, la Stratégie binaire 1 (Thème-Rhème) et la Stratégie binaire 2 (Rhème-Mnémème), notre exposé se concentrera sur le rôle essentiel du post-Rhème ou Mnémème, qui s’apparente à l’Antitopique des grammaires constructionnelles (Lambrecht 1994) mais se définit en termes d’information scalaire et d’énonciation textuelle : détachement final en voie de grammaticalisation, le Mnémème contribue à la cohésion sémantico-interactionnelle du discours. La portée théorique d’une typologie des détachements linguistiques initiaux et finaux sera illustrée d’une part par quelques exemples d’évolution typologique de langues finno-ougriennes, et d’autre part par des occurrences d’alternance codique en conversation bilingue. On défendra ici l’idée que la recherche portant sur des langues instables est particulièrement utile pour accroître notre connaissance des mécanismes de changement typologique et sémantique.

Applying a discourse model of information hierarchy based on two complementary schemes, Binary strategy 1 (Theme – Rheme) and Binary strategy 2 (Rheme – Mneme), this talk will concentrate on the essential role of post-Rheme or Mneme, which is related to the Antitopic of construction grammars (Lambrecht 1994) but defined in terms of scalar information and text pragmatics : a final detachment in the process of grammaticalization, Mneme contributes to the semantic-interactional cohesion of discourse. The theoretical scope of a typology of initial and final linguistic detachments will be enlightened by evidence from the typological evolution of two Finno-Ugric languages and from code-switching in bilingual conversations. It will be argued that research on instable languages is particularly useful for increasing our knowledge of mechanisms of typological and semantic change.

Références
:
Fernandez-Vest M.M.J. (2004), Chapter 4. « The Information Structure of bilingual meaning : a constructivist approach to Californian Finnish conversation », in Tuija Virtanen (ed.), Approaches to cognition through text and discourse, Mouton de Gruyter, 49-78. • (2004), « Mnémème, Antitopic : le post-Rhème, de l’énoncé au texte », in Structure Informationnelle et Particules Enonciatives – essai de typologie, M.M.J. Fernandez-Vest & Sh. Carter-Thomas (éds.), Paris, Ed. L’Harmattan, coll. Grammaire & Cognition, 1-2, 65-105. • (2005), « Information Structure and typological change : Northern Sami challenged by Indo-European models », in Les langues ouraliennes aujourd’hui. Approche linguistique et cognitive – The Uralic languages today. A linguistic and cognitive approach, M.M.J. Fernandez-Vest (dir.), Paris, Honoré Champion, Bibliothèque de l’Ecole des Hautes Etudes, vol. 340, 563-576. • (2006), Vers une typologie linguistique du détachement à fondement ouralien d’Europe, Bulletin de la Société de Linguistique de Paris, 2006-1, 173-224. • sous presse 2008, « Vers une typologie informationnelle des constructions à détachement », in D. Apotéloz & F. Neveu (éds.), Actes du Colloque International Les linguistiques du détachement, Nancy 2, 7-9 juin 2006, Bern/Berlin, Ed. Peter lang,13 p.

Karl-Erland GADELII, Université Paris 4-Sorbonne, Département d’Etudes Scandinaves : Focalisation à structure double dans les langues scandinaves / Focalization in Scandinavian languages and the « structure double » toup

L’examen des données narratives nous apprend que différents types de constituants topicalisés ou focalisés peuvent apparaître en position initiale (dite fundament « le fondement ») dans les langues scandinaves. Ces langues respectent aussi de manière rigoureuse la contrainte V2, qui requiert que la deuxième position de la phrase soit remplie par le verbe conjugué. La combinaison d’un fondement sous-spécifié et de la contrainte V2 génère, entre autres, les phrases suivantes (en suédois, mais les autres langues scandinaves se comportent de façon similaire) :
(i)     Den boken har jag aldrig läst.
         ce livre ai je jamais lu
(ii)    Ledsen kommer han att bli.
         triste va il de devenir
Les phrases correspondantes en anglais demandent la syntaxe V3, et le français requiert en outre l’insertion des éléments résomptifs :
(i’)    ‘That book I have never read.’   (ii’) ‘Sad he will be.’
(i’’)   ‘Ce livre, je ne l’ai jamais lu.’     (ii’’) ‘Triste, il le sera.’
Il est souvent proposé que ces types de phrase appartiennent à l’anglais et au français parlés, cependant, dans les langues scandinaves, (i) et (ii) sont stylistiquement tout à fait neutres. Cet exposé traite d’un corpus parallèle écrit, faisant l’hypothèse que des structures scandinaves comme (i) et (ii) sont présentes, tandis que l’on prédit que leurs équivalents français les plus proches, (i’’) et (ii’’), sont absents.

Inspection of larger stretches of discourse reveals that a various types of topicalized or focalized constituents in Scandinavian languages can appear in sentence-initial position (the so called fundament (« foundation »). Since Scandinavian languages strictly obey the V2 constraint, the second position in root clauses is always occupied by the finite verb. The availability of an underspecified fundament coupled with the V2 contraint generates sentences such as the following (examples from Swedish but other Scandinavian languages behave similarly):
(i)     Den boken har jag aldrig läst.
         that book have I never read
(ii)    Ledsen kommer han att bli.
         sad will he to be
English equivalents of (i) and (ii) require V3, and French in addition demands the insertion of resumptive elements:
(i’)    ‘That book I have never read.’   (ii’) ‘Sad he will be.’
(i’’)   ‘Ce livre, je ne l’ai jamais lu.’     (ii’’) ‘Triste, il le sera.’
These English and French sentences are often considered to be characteristic of spoken language, but in Scandinavian languages, (i) and (ii) are perfectly stylistically neutral. This paper investigates a parallel written corpus whereby it is hypothesized that Scandinavian structures such as those in (i) and (ii) will be present whereas it is predicted that their closest French counterparts, (i’’) and (ii’’), will be absent.

Marie-Ange JULIA-SOULÉTIS, Université Paris 4-Sorbonne, Centre Alfred Ernout : Relations entre structuration informationnelle et structuration syntaxique en latin : les prémices du français / Relations between information structure and syntactic structure in Latin: the pemises of French toup

Nous tenterons de repérer les positions de surface des adverbes latins, tel profecto, dans les comédies de Plaute, c’est-à-dire dans des textes où l’oral est « simulé ». L’ordre des mots en latin ne semble pas « libre », comme on l’affirme souvent. Notre but sera de comprendre, dans le cadre d’une analyse générique, de quelle manière au contraire les mouvements interagissent avec la structure Informationnelle, dans des mécanismes d'oralité nombreux. Il apparaîtra que l’interface syntaxe-SI joue un rôle prépondérant dans la variation de l’ordre des constituants dans la phrase. L’adverbe fait en effet partie du choix de moyens expressifs destinés à indiquer l’articulation informationnelle de l’énoncé : profecto peut articuler ou encadrer le schéma Thème-Rhème ; il peut également articuler le Thème détaché à gauche et sa reprise sous la forme pronominale, ou bien articuler le schéma énonciatif Rhème-Mnémène. Ces différentes organisations syntaxiques sont particulièrement sollicitées avec certaines structures marquées, telles que l’extraposition et la thématisation, qui jouent un rôle important dans l’expression de la structure informationnelle. Nous confronterons les énoncés latins avec des énoncés du français parlé ou de pièces de théâtre françaises, afin d’en souligner les similitudes.

We will try to identify the positions of Latin adverbs, like profecto, in Plautus’s comedies, i.e. in which oral text is « simulated ». The word order in Latin seems not to be « free » as it is often said. Our goal is thus to understand within the framework of genre analysis how the movements interact with the information structure, in many oral mechanisms. It appears that the interface syntax-IS plays a role in the change of constituents’ order in the sentence. The adverb is part of the choice of expressive means in order to indicate the informational articulation of a given utterance : profecto can articulate or enclose the scheme or theme-Rheme. It can also articulate the Theme placed to the left and the pronominal form which resumes the Theme. Eventually it can articulate the enunciative scheme Rheme-Mneme. These syntactic organizations particularly apply in the case of some specialised structures, such as extraposition and thematization, which play an important role in signalling information structure. We will compare Latin utterances with utterances of French speakers or French plays in order to emphasize their similarities.

Ritva LAURY, Université de Helsinki, Département de Finnois, et Marja-Liisa HELASVUO, Université de Turku, Département de Finnois : Information flow constraints as an explanation for the patterning of Finnish relative clauses in discourse / Les contraintes de flux informationnel pour expliquer la configuration des propositions relatives finnoises en discours toup

Our paper concerns Finnish relative clause constructions, and the possible explanations that patterns of information flow (e.g. Chafe 1994, Du Bois 1985, 1987, Fox & Thompson 1990, Lambrecht 1994) offer for their form. The paper is based on approximately 4.5 hours of audiotaped face-to-face conversations.
In this paper, we focus on constructions consisting of relative clauses formed with forms of joka ‘which, that’ and their main clauses. Joka is one of the three Finnish relativizers, but the only one that is used only for the function of relativizing. In these data, there were altogether 47 joka-relative clauses. The majority of the relative clause constructions in our data fall into three different types. In two of the patterns, the main clauses are formulaic, and they function to place the heavy NP which functions as the head of the relative clause into a post-verbal position. The joka-relative clauses associated with the formulaic main clauses are non-restrictive. In the third pattern, the head of the relative clause is a light NP, and the relative clause is typically restrictive, but there is no main clause associated with relative clause construction; instead, the head and the relative clause which modifies it are left dislocated, and the clause that follows contains a pronoun coreferential with it. We conclude that the patterning of the joka-relative constructions in our data can be seen as a strategy for avoiding heavy constituents in initial position in a clause. However, for each of the three patterns identified, the function of the relative clause and the nature of the larger construction it is part of is different.

Cet exposé traite des constructions finnoises de propositions relatives, et d’une hypothèse selon laquelle des schèmes de flux informationnels (voir par ex. Chafe 1994, Du Bois 1985, 1987, Fox & Thompson 1990, Lambrecht 1994) peuvent expliquer leur configuration. L’exposé s’appuie sur un corpus d’enregistrements audio d’environ 4,5 heures de conversations en face-à-face.
      Dans cet exposé, nous nous concentrerons sur les constructions de propositions relatives formées à l’aide de
joka “qui” et des propositions principales correspondantes. Joka est, des trois pronoms relatifs dont dispose le finnois, le seul qui soit usité exclusivement pour cette fonction de relativisation. Nos données contiennent 47 propositions relatives introduites par joka.

Marie-Claude PARIS, Université Paris 7-Denis Diderot, Laboratoire de Linguistique Formelle (LLF) : Structure Informationnelle et ordre des mots en chinois contemporain / Information Structure and word order in modern Chinese toup

La relation entre structure informationnelle et structure syntaxique en chinois a été décrite, tant par les fonctionnalistes que par les formalistes, comme une relation isomorphique. Pour les premiers, il y aurait une relation directe soit entre l’ordre des mots et l’ordre des événements du monde (Tai (1989)), soit entre l’ordre des mots et l’ordre de présentation de l’information (Tsao (1990)). Pour les seconds, il y aurait un isomorphisme entre la structure syntaxique de surface et la forme logique (Ernst (1994)).
On cherchera à montrer que, bien que l’articulation entre structure informationnelle et structure syntaxique est beaucoup plus complexe en chinois, elle reste cependant régulière.

Chinese has been characterized as displaying interesting isomorphic properties. According to some functionalists, there exist isomorphic relations 1) between world order and word order and 2) between word order and the order in which information is displayed in a sentence (Tai (1989) and Tsao (1990)).
According to some formalists, there exists an isomorphism between SS and LF structure as regards the surface order and the scope properties of quantifiers (Ernst (1994)).
In this talk, I would like to show that although the articulation between informational structure and syntactic structure is not isomorphic in Chinese, it is nonetheless regular.


References :
ERNST, Thomas (1994). Conditions on Chinese A-not-A questions. Journal of East Asian Linguistics 3.3. 241-264. • PARIS, Marie-Claude (1999) Ordre des mots, topique et focus en chinois contemporain. In C. Guimier (ed), La thématisation dans les langues. Actes du Colloque de Caen, 9-11 Octobre 1997. Sciences pour la communication 53. 201-216. Berne : P. Lang. • TAI James H.-Y. 1989. Toward a Cognition-Based Functional Grammar of Chinese. In J. Tai & F. Hsueh (eds.), Functionalism and Chinese Grammar, 18 - 226. J.C.T.L.A. Monograph Series N°1. New Jersey : Seton Hall University. • TSAO, Feng-Fu. 1990. Sentence and clause structure in Chinese: a functional perspective. Taipei : Student Book Co.

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