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Lacito : l'image de la semaine en 2011

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photo Semaines du 25 décembre 2011 au 8 janvier 2012 to up

caribousdenoel

Marché de Noël, marché Atwater, Montréal (Canada)

Joyeux Noël et Bonne Année 2012

Le caribou (Rangifer tarandus) vit dans la forêt boréale, de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve. Environ un million d'entre eux sont répartis dans deux grandes hardes au nord du Québec et au Labrador. La population la plus méridionale de l'espèce est constituée d'un peu plus d'une centaine de bêtes survivant sur les hauts plateaux du Parc National de la Gaspésie (péninsule au sud-est du Québec).
   Les caribous traversent quelques 2 000 kilomètres chaque année pour se nourrir. Les passages des troupeaux détériorent la disponibilité alimentaire rapidement et ils doivent se déplacer constamment. Au début de l'hiver, des montagnes à l'océan glacial, le troupeau, par les mêmes sentiers battus, cherche à éviter la faim et à fuir les loups. (d'après l'article Caribou sur Wikipedia.fr)
   Sur la photo, nous avons quelques spécimens échappés du troupeau et venus au marché d'Atwater de Montréal pour préparer Noël. Les Québécois décorent leurs habitations, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et les caribous appelés "biches de Noël" viendront donc orner un certain nombre de jardins montréalais.

© photo : Isabelle Leblic (CNRS-LACITO, dimanche 27 novembre 2011)

Lieu : Amérique du Nord, Canada, Montréal

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photo Semaines du 19 au 24 décembre 2011 to up

porte_ferronnee

Les ferronneries de la porte d'entrée de la tour maîtresse (Guédelon, Bourgogne, France)

« Restituer une porte de château du XIIIe siècle est un tour de force car il y a très peu de vestiges existants de cette période. Il a donc fallu créer et restituer une porte crédible à partir de plusieurs facteurs.
   Les portes du XIIIe siècle repérées dans les constructions castrales et plus souvent religieuses ont des réseaux de ferronneries entrelacées et travaillées. On note la présence sur ces ferronneries d'animaux ou de créatures anthropomorphes.
   On constate, en observant ces portes, une liberté plus grande dans la composition des motifs et des détails que dans les restitutions de portes faites par les médiévistes du XIXe siècle. Les enluminures ou l'iconographie médiévale, comme par exemple sur les vitraux de la cathédrale de Bourges, montrent des portes dont les ferrures sont travaillées. Au-delà de leurs fonctions pratiques, ces ferrures sont de véritables décors.
   Ce travail d'approche nous a permis de concevoir une porte du XIIIe siècle inspirée des portes des églises de Ligniac [=Liginiac?], Jaleyrac, Ydes et Sérandon (Auvergne et Limousin), tout en permettant à nos deux forgerons d'exprimer leurs talents. Comme cela aurait pu se passer sur un véritable chantier du Moyen Âge, les forgerons et le chef de chantier ont proposé un projet de ferronnerie au commanditaire qui l'a validé. La part de liberté de création est présente en respectant non seulement les informations données par l'iconographie et les vestiges, mais aussi en assurant le rôle défensif de la porte : les ferrures permettent en cas d'assaut de pallier les coups de hache des assaillants. » (Martin & Renucci 2011:54).

Référence :
Martin Maryline et Renucci Florian, 2011, La construction d'un château-fort : Guédelon, Rennes : Éd. Ouest-France, 127 p., ill. en coul.

N.B. Autres photos de portes du Moyen Âge, sur le site du Ministrère de la Culture, base Palissy (ici).

© photo : Anne Behaghel-Dindorf (CNRS-LACITO, 17 août 2011)

Lieu : Europe, France, Bourgogne, Guédelon

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photoSemaines du 5 au 18 décembre 2011 to up

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Enseignement de l'ixcatèque à Santa María Ixcatlán

    L'ixcatèque est parmi les langues les plus menacées du Mexique avec à peine une dizaine de locuteurs. Un programme de documentation de cette langue otomangue est en cours depuis 2010 grâce à un financement HRELP-ELDP. Ce programme a été favorablement accueilli par la présidence et l'assemblée du village. Par ailleurs, la présidence a organisé l'enseignement de l'ixcatèque, soutenu par la Fondation Harp Hélu, par le SAI (Secretaría de Asuntos Indígenas) de l'état de Oaxaca et la CDI (Comisión Nacional para el Desarrollo de los Pueblos Indígenas). Depuis septembre 2011, l'enseignement de l'ixcatèque a été introduit dans les écoles maternelle, primaire et secondaire du village de Santa Maria Ixcatlán. Les cours, à raison de trois fois par semaine, sont complètement intégrés au cursus scolaire. Les séances, d'une heure chacune, combinent l'enseignement oral de la langue par les derniers locuteurs de l'ixcatèque et son écriture par les enseignants de l'école. La collaboration des maîtres d'écoles à ce projet d'enseignement de l'ixcatèque est certainement l'une des raisons du succès que les cours rencontrent auprès de la population.
   En effet, au début des années 2000, un essai d'enseignement de la langue avait été entrepris, en dehors des heures d'école, avec rétribution des élèves pour leur participation. Si ce projet n'a pas rencontré le succès espéré, il semblerait qu'aujourd'hui les maîtres d'école comme les communautés indigènes soient devenus plus sensibles à la valeur du patrimoine linguistique mexicain, suite à un travail de longue haleine mené par les diverses organisations.

© Evangelia Adamou (CNRS-LACITO, 2011)

Lieu : Méso-Amérique, Mexique, Etat de Oaxaca, Santa María Ixcatlán - Langue : ixcatèque

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photo Semaines du 21 novembre au 4 décembre 2011 to up

doyennerai

La maloca comme cadran solaire "négatif" (Colombie)

Appelée maloca en espagnol (un terme provenant de la língua geral*), la maison ronde des Indiens yucuna d'Amazonie colombienne est à la fois une institution résidentielle plurifamiliale et cérémonielle – centrale dans les échanges traditionnels (Fontaine, 2008) – et une enceinte architecturale servant de calendrier et d'horloge solaire (Cf. Von Hildebrand, 1987 : 244-247).
malocafigure   La maloca (pají en yucuna) a toujours deux ouvertures ou fenêtres triangulaires en haut de la charpente, situées sur l'axe est-ouest. Étant donné que la région où vivent les Yucuna est très proche de la ligne équatoriale, le soleil se lève et se couche toute l'année aux mêmes heures (6 h et 18 h). D'après les diagrammes solaires réalisés à l'Équateur (Cf. figure ; Beckers, 2004:6), on sait aussi que le soleil est toujours au nord du 21 mars au 21 septembre, au sud l'autre moitié de l'année, et il est au zénith à ces dates à midi. En observant l'emplacement du triangle lumineux projeté par le soleil dans la maloca, on peut donc estimer non seulement l'heure en tenant compte de certains repères parcourus par leur cheminement quotidien d'ouest en est (à part à la mi-journée qui est systématiquement caractérisée par l'absence de zone lumineuse), mais aussi le mois de l'année, en fonction de la courbure plus ou moins prononcée (par rapport à l'axe est-ouest) de l'arc suivi par le déplacement de ces rayons entre le sud et le nord (6 mois au sud, 6 mois au nord de l'enceinte de la maloca). Par exemple, sur cette photo prise à 16 heures le 14 août 2009, le triangle de rayons lumineux éclaire la moitié sud de la maloca sur le mûr de clôture, et touche l'entrée principale (à l'est).
   La maloca forme donc un gigantesque cadran solaire négatif, c'est-à-dire un cadran qui marque la position du soleil non par l'ombre d'un gnomon, comme sur un cadran solaire conventionnel, mais par la lumière projetée au travers d'un orifice.
*La língua geral est le nom de deux langues véhiculaires (le tupi austral aujourd'hui disparu, et le tupinamba dont descend l'actuel nheengatu), langues du groupe Tupi-Guarani utilisées au Brésil par les colonisateurs portugais à partir du XVIe siècle pour communiquer avec le plus grand nombre d'indigènes, dont beaucoup connaissaient ou comprenaient au moins un peu la langue tupi.

Références :
BECKERS Benoît, 2004, Le diagramme solaire (pdf de 16 p. consultable ici).
FONTAINE Laurent, 2008, Paroles d'échange et règles sociales chez les Indiens yucuna d'Amazonie colombienne, Paris, L'Harmattan, 299 p.
VON HILDEBRAND Martin, 1987, Datos ethnograficos sobre la astronomía de los indígenas del noroeste amazónico. In : Ethnoastronomías Americanas, Arias de Greiff, Reichel E. (eds), Bogota : Ediciones de la Universidad Nacional, p. 233-253 .

© Laurent Fontaine (CNRS-LACITO, 14 août 2009)

Lieu : Amérique du Sud, Colombie, La Pedrera – Langue : yucuna

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photo Semaines du 7 au 20 novembre 2011 to up

epg

Etudes électropalatographiques (EPG)

Études électropalatographiques (EPG) menées au Département de Linguistique et de Phonétique de l'Université de Leeds avec un locuteur de Ar-Rubu'ah, sous la direction de Dr. Barry Heselwood (School of Modern Languages, Linguistics and Phonetics).
   L'étude est reprise du projet de recherche Ḍād types in south-west Saudi Arabia (2011-2013).
   Cette recherche a la particularité de mettre en relation la linguistique historique, la dialectologie arabe, la géographie linguistique, la phonétique instrumentale et la typologie linguistique.
   Dr Munira Al-Azraqi (University of Dammam, Arabie saoudite), Dr Barry Heselwood (University of Leeds), Dr Samia Naim (CNRS-Lacito) et Pr. Janet Watson (University of Salford) collaborent actuellement à un projet de recherche intitulé 'Ḍād types in south-west Saudi Arabia' soutenu financièrement par le King Faisal Center for Research and Islamic Studies, Arabie saoudite. (Lire la suite ici)
  

© Texte et illustration provenant du projet de recherche (2011)

Lieu : Asie, Moyen Orient, Arabie saoudite – Langue : arabe

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photo Semaine du 31 octobre au 6 novembre 2011 to up

paysageMoPiu

Les rizières du village de Nam Tu Thuong
(district de Van Ban, province de Lao Caï, Vietnam)

Le village de Nam Tu Thuong (nam « rivière », Tu [nom du torrent], thuong « source, en haut ») se situe au sud-ouest de la province de Lao Caï, district de Van Ban dans une vallée parallèle à celle de Sapa mais plus au sud.
    Ce village est composé d'une quarantaine de foyers (230 habitants). Il est situé dans une sorte de cirque, sur le flanc d'une montagne, étagé çà et là sur la rive gauche du torrent. Les maisons sont toutes en bois, sans pilotis. Les habitants de ce village se nomment les Mo Piu (Hmong Bjo).
    Le village de Nam Tu Thuong se répartit sur plusieurs sites : d'un village plus ancien, Nam Can, situé à quelques kilomètres plus haut dans la montagne, sont parties sept familles en 1963. Ces familles ont alors créé le village actuel de Nam Tu Thuong. Certaines familles ont ensuite continué leur migration plus bas en direction de Nam Xe, créant un nouveau village qualifié de Ha, qui signifie « bas ». À Nam Tu Ha vivent d'autres communautés ethniques que les Mo Piu.
    Le voyage de Hanoi à Nam Tu Thuong dure environ 24 heures. Il commence généralement par une nuit dans un train à destination de Lao Cai, ville située à quelques kilomètres de la frontière chinoise. Le voyage se poursuit par la route jusque Van Ban ("capitale" du district). Le voyage continue ensuite, toujours par la route, jusque Nam Xe, petite bourgade située le long d'un affluent de la rivière rouge. L'accès au village de Nam Tu Thuong se fait à partir de Nam Xe. Il faut y louer des motos (Xe om) pour parcourir les derniers kilomètres. La piste, large au début, se réduit en un sentier abrupt et escarpé, obligeant parfois conducteurs et passagers à mettre pied à terre. L'étape suivante est le franchissement du torrent, sur un pont de bambous ou à gué lorsque le pont a été emporté par les orages. Il reste enfin à grimper 300 m de chemin escarpé à travers les roches, au milieu des animaux vaquant librement (buffles, chiens, volaille, mais aussi petits porcs noirs et ventrus).

© Texte : Alice Vittrant & Geneviève Caelen (2010) - Photo : Alice Vittrant (2011)

Lieu : Asie, Vietnam, Lao Caï, Van Ban, Nam Tu Thuong – Langue : mo-piu

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photoSemaines du 17 au 30 octobre 2011 to up

pologne

Wrocław en Pologne

    Wrocław [vrotswaf] est une ville située en Basse-Silésie (Pologne) dont l'architecturei témoigne encore aujourd'hui de son histoire mouvementée, marquée par de nombreuses conquêtes (Saint-Empire Romain Germanique, Autriche, Prusse, Allemagne). Après Warszawa, Kraków et Łódź, Wrocław est la quatrième plus grande ville de Pologne.
    D'un point de vue linguistique et dialectal, Wrocław se situe dans une "zone des nouveaux dialectes mixtes" dont font partie les territoires récupérés définitivement après la deuxième guerre mondiale. Cette appellation a été créée après guerre pour rendre compte d'un changement linguistique dû aux mouvements des populations (venant de territoires très différents et comprenant plusieurs variétés de polonais) suite à la récupération de ces territoires par la Pologne. Le résultat fut que des parlers spécifiques se sont superposés au parlers des populations autochtones. En réalité, on estime qu'il n'est possible d'en retrouver des traces que dans ce qu'on appelle gwara [gvara] « patois », car de toute évidence, aujourd'hui, c'est la variété littéraire qui règne sur tout le territoire…
    Sur la photo, la place centrale (rynek [rɨnɛk]) est une reconstruction des édifices construits au XIIe siècle et entièrement détruits pendant la guerre.

Pour en savoir plus, voir ici (en polonais).

© Patrycja Matera (CNRS-LACITO, avril 2010)

Lieu : Europe, Pologne, Wrocław - Langue : polonais

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photo Semaine du 10 au 16 octobre 2011 to up

puits

La margelle du puits de la cour du château,
l'un des ouvrages marquants de Guédelon (Bourgogne, France)

Le puits alimente les habitants du château en eau. Celle-ci se trouve à environ six mètres de profondeur.
   « En 2001, le puits situé dans la cour du château est en cours de maçonnerie. Au même moment, les carriers signalent au maître d'œuvre qu'ils viennent de mettre au jour une énorme table de grès qui semble de qualité uniforme. Il aurait été dommage de fractionner cette table en plusieurs moellons. La décision est prise de tailler dans ce bloc la future margelle du puits. Cette opération ne se fait pas sans une certaine inquiétude. Il faut tout d'abord extraire et redresser ce bloc de grès ferrugineux qui pèse plus de 2,5 tonnes et mesure 2,40 m de côté. Ensuite, les tailleurs de pierre doivent percer la dalle sur un diamètre de 1,10 m et sur 22 cm d'épaisseur et doivent également tailler le déversoir. Le risque majeur dans cette entreprise était de tomber sur ce que les carriers et tailleurs de pierre appellent dans leur jargon un "poil", c'est-à-dire une fracture naturelle de la pierre qui aurait brisé le bloc sous un simple coup de broche* et qui aurait anéanti le travail de plusieurs jours. Ce ne fut pas le cas et, au bout de quelques semaines, de l'énorme bloc brut est sortie une margelle monolitique de 1,75 m pesant 1,5 tonne. C'est une prouesse technique à la fois pour les carriers et les tailleurs de pierre. » (Martin & Renucci 2011:66).
*broche « ciseau à pierre »

Référence :
Martin Maryline et Renucci Florian, 2011, La construction d'un château-fort : Guédelon, Rennes : Éd. Ouest-France, 127 p., ill. en coul.

© photo : Anne Behaghel-Dindorf (CNRS-LACITO, 25 août 2009)

Lieu : Europe, France, Bourgogne

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photo Semaine du 3 au 9 octobre 2011 to up

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Le griot à l'œuvre : fête de mariage au Burkina Faso

Dans le sud-ouest du Burkina Faso, comme ici dans la petite ville de Banfora, la langue majoritairement employée est le jula (ou dioula), variante dialectale du manding. La société manding comporte traditionnellement trois grands groupes endogames : hommes libres de naissance (horon), griots et artisans (nyamakala), captifs de tradition (woloso).
   Les griots (jeli) sont des artisans de la parole (kuma), dont les discours (fasa) et les chants de louange (donkili) interviennent lors de toutes les fêtes qui ponctuent la vie sociale : baptême, mariage, funérailles, fêtes musulmanes. La louange passe par l'utilisation de formules stéréotypées et par le récit des généalogies. Les individus sont glorifiés à travers leur ascendance. Le griot (ou la griotte) est toujours gratifié(e) de quelques cadeaux pour ses paroles bienfaisantes. Ici, le jeune griot arbore déjà un pagne de tissu imprimé neuf, et la femme dont il fait l'éloge, assise en face de lui et qu'on ne voit pas, s'apprête à lui offrir d'autres présents. Près de lui se tiennent le cameraman et son apprenti, d'autres professionnels de la fête.
   Le jeli est donc rétribué pour son travail, comme tout artisan le serait (forgeron, cordonnier, tisserand, potière). L'étymologie du terme nyamakala (nyama « puissance vitale », kala « celui qui a ») signifie d'ailleurs que ces catégories socioprofessionnelles sont considérées comme détentrices de certains pouvoirs surnaturels. Les pouvoirs surnaturels prêtés aux nyamakala s'expliquent, selon Jan Jansen (2000), par le fait que tous ces artisans transforment des produits naturels en objets culturels (le forgeron transforme le minerai en métal, le cordonnier le cuir en sandale, etc.). Le griot, par sa parole, transforme une personne prise dans sa subjectivité individuelle en personne "socialisée".
   D'une manière générale, par ses talents d'orateur, de chanteur et souvent de musicien, par son nécessaire côté séducteur, le griot est une personne aimée et admirée. Cependant ce statut de personne de "caste" comporte un aspect négatif : le griot est dépendant. Pour sa subsistance, il ne peut compter que sur son art et il est totalement tributaire des cadeaux qu'on veut bien lui offrir. Il est donc souvent vu comme un flatteur vénal, voire un parasite. Le terme « jèli » est traduit d'ailleurs dans le dictionnaire de Charles Bailleul (2007) par « griot, homme de caste, beau-parleur et quémandeur » et « jèliya » par « condition de griot ; beau-parler, flatterie ».

Références bibliographiques

Bailleul Charles, 2007 [3e éd.], Dictionnaire bambara-français, Bamako (Mali), Éd. Donniya, 476 p., ill. en N&B.
Jansen Jan, 2000, The Griot's Craft: An Essay on Oral Tradition and Diplomacy, Münster/Hamburg/ London, Lit Verlag (Forschungen zu Sprachen und Kulturen 8), 100 p.

© Julia Ogier-Guindo (CNRS-Lacito, 2008)

Lieu : Afrique, Burkina-Faso, Banfora – Langue : jula

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photo Semaine du 26 septembre au 2 octobre 2011 to up

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Journée d'Etude : Aires linguistiques

L'expression de "union linguistique" proposée par Troubetzkoy (1928), très courante dans sa version allemande Sprachbund, a attiré l'attention sur le fait que des langues non apparentées pouvaient converger au niveau de leurs structures, suite à des situations de contact intense. Weinreich (1958) a proposé quant à lui l'expression de "aire de convergence", qui comme celle de "aire linguistique", met l'accent sur la dimension géographique du phénomène.
    Cette journée d'études a comme objectif ... (Voir la suite).

© Jean-Michel Roynard (2011) pour la photo originale ainsi que pour le montage de l'affiche avec effets "spéciaux".

Lieu : Europe, France, Bretagne, Côte d'Armor, Erquy

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photo Semaine du 19 au 25 septembre 2011 to up

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clicchaque miniature peut être agrandie en cliquant dessus ; cliquez à nouveau sur la "pop-up" pour la masquer.

Monastères Hang et Bodhisālarāja-Kompong, Trà Vinh (Sud Việt Nam)

   Les Khmèr Krom [kʰmeː(ɾ) kɾoːm] « Khmèr d'En-Bas » constituent quelques 30% de la population de la province de Trà Vinh dans le delta du Mékong. La langue khmèr est fortement dialectalisée ; outre le khmèr central (ou khmèr standard) et ses nombreuses variantes dialectales, on compte également le khmèr du Nord (ou khmèr de Surin) parlé en Thaïlande et le khmèr du Massif des Cardamomes dans l'ouest du Cambodge, ces deux derniers dialectes ayant maintenu des archaïsmes provenant directement du moyen-khmèr. La dialectologie du khmèr krom est une terra incognita linguistique ; une étude dialectologique approfondie du khmèr dans le Sud Viet Nam n'est pas que souhaitable, elle est indispensable avant que les divers dialectes, qu'ils soient de Trà Vinh, de Sóc Trăng ou de Châu Đốc, ne subissent les caprices de l'homogénéisation linguistique.
    La province de Trà Vinh compte un nombre important de monastères théravadins, îlots de "khméritude" dans un océan vietnamien. Le cliché 1 montre le monastère Bodhisālarāja-Kompong se situant dans le centre de la ville de Trà Vinh et le cliché 2 le monastère Hang situé à sept kilomètres de Trà Vinh. Les monastères sont d'une importance fondamentale pour la cohésion socio-culturelle de l'ethnie khmèr krom dans un pays où être khmèr ne va certes pas de soi. Ils jouent également un rôle de premier plan dans la revitalisation et le maintien de la langue khmèr en ce sens que les moines y dispensent des cours de khmèr (le cliché 3 nous fait participer à un cours de khmèr donné au monastère Hang). Les monastères y sont également un sanctuaire pour la connaissance du pāli (cliché 4 : le moine Koun Thach du monastère Bodhisālarāja-Kompong a eu la gentillesse de nous consacrer son temps et nous a lu un passage du Tipiṭaka, hpExtrait Sonore).

© Frédéric Pain (KULeuven & CNRS-Lacito, 2011)

Lieu : Asie du Sud-Est, Việt Nam, Province de Trà Vinh, Delta du Mékong – Langue : khmèr

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photo Semaines de l'été 2011 to up

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Epices sur le marché de San'ā (Yémen)

Sur les hauts plateaux, notamment à San'ā, le principal repas de la journée est celui de midi. En fonction des saisons, on privilégie les bouillies de céréales (gruaux d'orge préparés avec du lait, du thym et des épices ou gruaux de froment dilués et agrémentés de graisse et de bouillon de viande) ou les plats de légumes frais (tomates écrasées relevées de menthe, de coriandre, d'ail, de sel et d'épices ; ragoût de cornes grecques – variété de gombo – ou d'aubergines, radis blanc) et les mets nappés de lait ou de babeurre. En toute saison, le plat principal est à base de farine de fenugrec ħilbah (Trigonella foenum-graecum).
   Cannelle, clou de girofle, poivre, sel, cumin, gingembre, piment, curcuma entrent dans la composition des mets salés ou sucrés et des variétés de pain, mais aussi de la boisson giʃr à base de décoction d'écorces de café, qui est plus communément consommée que le café gahwah. Cette boisson est rehaussée de cannelle, de poivre et de clous de girofle. Les mélanges d'épices spécifiques aux différentes préparations sont généralement apprêtés à la maison, mais on peut aussi se les procurer prêts au souk.

© Samia Naïm (CNRS-Lacito)

Lieu : Moyen-Orient, Yémen, San'ā – Langue : arabe yéménite

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photo Semaines du 20 juin au 3 juillet 2011 to up

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Quelle écriture pour les Pygmées Aka ? (S. Bahuchet, Centrafrique)

« L'écriture traditionnelle de la plupart des langues européennes est inadaptée et impuissante à rendre la valeur phonétique des sons du langage. Elle conserve des règles morphologiques qui ne sont plus représentées dans la structure orale. Il est donc nécessaire, pour transcrire les langues de l'oralité, de disposer de caractères spéciaux qui permettent de rendre compte de leurs traits distinctifs. Ceci est d'autant plus fondamental lorsqu'il sagit d'utiliser ces langues dans l'enseignement, pour l'alphabétisation et pour le transfert de technologies…
… mais les systèmes de voyelles se démultiplient du fait de l'emploi des hauteurs musicales…
   Chaque timbre peut en avoir plusieurs qui permettent de distinguer les mots les uns des autres.
   Dans de nombreuses langues, notamment africaines, la hauteur musicale est un des traits caractéristiques de la voyelle au même titre que le degré d'ouverture de la bouche ou le lieu d'articulation.    Un même timbre, avec deux tons différents, correspond à deux voyelles différentes […] »

Photo et texte sont extraits de Quelle écriture, l'un des panneaux de l'exposition « De l'oral à l'écrit », organisée par le Lacito en 1984, qui eut lieu peu de temps après les débuts de la rédaction de l'Encyclopédie aka dont le 10e volume vient de paraître, présenté ici.

© photo (1976), coll. pers. de Serge Bahuchet (CNRS-MNHN) & texte de Jacqueline M.C. Thomas (CNRS-Lacito, 1984)  – transformation des textes et images en document numérique : Laurent Venot

Lieu : Afrique, Centrafrique – Langue : aka

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photo Semaines du 6 au 19 juin 2011 to up

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« Le Serpent de Mer » (Vanuatu)

L'une des danses les plus fascinantes de Motalava, dans les îles Banks au nord du Vanuatu, s'appelle nemwe "le Serpent de Mer". La tête recouverte d'algues, le corps méthodiquement enduit de charbon et de corail en poudre, les danseurs évoluent sur la place du village, au rythme d'un ancien chant Mwè ol è aux paroles mystérieuses. Les sinuosités de la danse évoquent la nage du serpent marin Laticauda colubrina, connu en Nouvelle-Calédonie sous le nom de "tricot rayé". Ce fascinant serpent marin, rayé de noir et de blanc, est redoutable pour les pêcheurs des lagons alentour. Sa piqûre venimeuse, et sa grâce naturelle, ont fait de ce prédateur une créature mythologique capable de séduire et envoûter l'imprudent. C'est cette divinité qui un jour enseigna aux hommes sa propre danse, et le chant secret qui l'accompagne. Mais tout le monde n'a pas accès au savoir des Esprits: seuls les garçons initiés – reconnaissables à leurs longues perches ornées de fruits – ont acquis le droit d'incarner le Serpent de Mer.

© Alexandre François (CNRS-Lacito, août 2007)

Lieu : Océanie, Vanuatu, îles Banks, Motalava – Langue : mwotlap

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photo Semaine du 30 mai au 5 juin 2011 to up

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Les tchapelguiches (Ingouchie)

La cousine de A. commentait en direct la recette du plat national que les Ingouches partagent avec les Tchétchènes: les tchapelguiches. Ce sont des petites crêpes un peu épaisses dans la pâte desquelles sont incorporées des pommes de terre râpées et du fromage de brebis. Empilées sur une assiette à dessert, après avoir été arrosées de beurre fondu, elles sont découpées en triangle par la maîtresse de maison. On les offre à tous les invités avec du thé. Sur la table recouverte d'une jolie nappe sont également disposés des tomates et concombres coupées en cubes, des olives, du miel et de la confiture dans de petites coupelles. Les tchapelguiches se dégustent donc accompagnés d'aliments sucrés ou salés. On les consomme assis autour de la table dans le salon et ce quelle que soit l'heure de la journée. Cette collation est un rituel indiquant que les hôtes sont les bienvenus et peut être suivie par un repas.

© Françoise Guérin (CNRS-Lacito, 1997)

Lieu : Asie, Russie, Ingouchie, Nazran – Langue : ingouche

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photo Semaine du 23 au 29 mai 2011 to up

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Un exemple de syncrétisme océanien en Nouvelle-Calédonie :
vue d'un cimetière dans une tribu kanak du nord d'Ouvéa

Tout en se déclarant, depuis la colonisation, adeptes des "grandes" religions chrétiennes (essentiellement catholique et protestante), les Kanak continuent d'adhérer à des croyances ancestrales et à observer des rituels traditionnels. Une des façons d'exprimer le respect que l'on a pour ses ancêtres se manifeste ici dans le cimetière par des étoffes et ornements de toutes sortes, posés sur les tombes ou accrochés au croix.
   Il existe différents termes pour renvoyer au sacré lié aux ancêtres. En zone paicî, où j'ai particulièrement enquêté sur la surnature et les rituels liés aux ancêtres, j'ai pu noter näcärü (maa-mate en fagauvea) « lieu caché » qui désignait autrefois les lieux où les cadavres étaient laissés (dans les arbres, dans les grottes) jusqu'à ce qu'il ne reste que les os ; ce terme est utilisé aujourd'hui pour décrire le cimetière à l'européenne. Un autre terme, nä pwicîrî (maa-tapu en fagauvea) « lieu sacré » marque le lieu interdit par excellence. Et l'on peut dire aussi näcärü pwicîrî « lieu caché et sacré ».
   Si l'on explicite quelque peu le vocabulaire fagauvea, dans maa-mate, nous avons maa, le classificateur des choses plates et des surfaces et le terme mate qui vient du polynésien et signifie selon le contexte « mort » ou « malade ». D'ailleurs, le nom de la tribu de Mamate à Pouébo vient du fait que c'est un ancien cimetière fagauvea sur le littoral de Balade. Dans maa-tapu, outre le classificateur maa déjà vu, nous trouvons le terme tapu qui veut dire « tabou, sacré, interdit » et qui qualifie par exemple une femme qui a ses menstrues. Maa-tapu désigne les endroits tabous et sacrés impliquant un comportement codifié (cimetière, lieux mythiques, autel de sacrifice, certains arbres, église, falelokotolo « maison ancestrale »...) et tous les endroits frappés d'interdit.
  Sur la photo, on peut remarquer que le cimetière est enclos par une palissade, haa en fagauvea, comme le sont les chefferies à Ouvéa. Les palissades sont des constructions particulièrement taboues et elles marquent la limite de lieux dignes de respect et où l'on doit se comporter en suivant des règles très précises : défense absolue de les franchir ou des les enjamber et obligation de les contourner, de passer par les portes ménagées dans les palissades, sinon les contrevenants seront punis par les ancêtres.
   Les croix sont garnies d'étoffes… en souvenir d'une visite et par respect pour les ancêtres. Cela vient de l'habitude kanak de nouer des matières textiles sur tous les bois sacrés (chez les Paicî, on dit faire le pinyî « nouer » ; en fagauvea, nevea) pour marquer un interdit. Le mot nevea est ainsi utilisé pour l'action d'enlacer un morceau de tissu ou un collier de coquillage sur un arbre ou une tombe. L'objectif des nevea est de s'attirer le mana que l'on peut traduire par les « faveurs », le « pouvoir » des ancêtres. En fagauvea, on utilise aussi le mot afiina pour envelopper et parer une personne ou une branche d'arbre d'une étoffe ou d'un vêtement. On utilise filia pour tresser des feuilles ou des étoffes sur quelque chose. On emploie sepua pour marquer un interdit à l'aide d'un sepu, une « perche », sur une ou des possessions du clan maternel.
   Il existe trois entrées au pays des morts manaha o mala mate à Ouvéa, chacune ayant son propre nom : Maa-masina à Heo "Beautemps-Beaupré", Taitapu dans les marécages de Téouta et Fulumoa derrière Ougnée. Toutes se situent dans la mer et sont gardées par des divinités. Les ata « âmes des défunts » doivent s'employer à regagner l'une des entrées le plus rapidement possible après un décès.
   À Ouvéa, il existe aussi les motu o mala Jomonio, les « îles des démons », qui ne sont pas visibles par l'homme. Seuls les animaux peuvent percevoir ces îlots "invisibles". On ne les voit que la nuit. On dit que c'est la déesse Logoti qui les a cachés. On parle aussi de motu na liua, les "îles cachées".

N.B. Par respect pour les personnes, les noms sur les croix ont été effacés.
N.B.2 Je remercie Alexandre Djoupa pour les précisions apportées en fagauvea.

© Isabelle Leblic (CNRS-Lacito, mai 2007)

Lieu : Océanie, Îles Loyauté, Ouvéa – Langues : iaai et fagauvea

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photo Semaines du 9 au 22 mai 2011 to up

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Le rattachement du duché de Bretagne au royaume de France
(château des ducs de Bretagne, à Nantes)

« Au cours de la seconde moitié du XVe siècle, les rois de France veulent imposer leur autorité sur les grands fiefs. Cette politique entraîne un conflit avec le duc François II qui est vaincu à Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488. Il meurt peu après. Sa fille aînée, Anne, devient duchesse à douze ans. Elle est dans l'obligation d'épouser le roi de France Charles VIII en 1491, puis, à la mort de ce dernier en 1498, son successeur, Louis XII. Tout en étant reine de France, elle reste duchesse de Bretagne.
   En 1532, les États de Bretagne se réunissent à Vannes pour sceller l'acte d'union de la Bretagne à la France. » (source : Château des ducs de Bretagne / Musée d'histoire de Nantes)

   Le cliché représente les armes de Bretagne (au fronton d'une des portes d'entrée du château), probablement celles de François II, "d'hermine plain", hermine héritée de la famille de Dreux dont c'était une brisure (modification des armoiries pour différencier le fils du père, le cadet de l'aîné...). L'écu est accompagné du collier de l'Ordre de l'Hermine et de sa devise "A ma vie".
   L'hermine seule avait été adoptée par le duc Jean III de Bretagne en 1316. Cf. ci-dessous les armoiries de Dreux et de Bretagne (images ©Wikipedia).

dreux           bretagne

© Anne Behaghel-Dindorf (CNRS-Lacito, novembre 2010)

Lieu : Europe, France, Nantes, château des ducs de Bretagne

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photoSemaine du 2 au 8 mai 2011 to up

tcherkesse

Hairiye Alparslan : préparation du pain (région de Çorum, en 1969)

Le tcherkesse est une langue du Caucase du Nord-Ouest.
Les exemples qui suivent sont tirés du premier d'une série de trois panneaux :
« tête > par le haut / par-dessus / (de) par le haut / au-dessus (de)
   oeil > en direction opposée à soi / atteindre (là-bas) / jusqu'à
   nez > au bout de / devant qqch / devant
   orifice buccal > devant un orifice, une ouverture
   dos > derrière / à l'étranger
   haut du bras > en passant à côté de / en le dépassant
   poitrine > à côté de
   côte, côté > à côté de
   queue > arrière
   main, bras > de la main de
   pied, jambe > derrière / à la suite de qqn
   trace > derrière  »
   Photo et texte sont extraits de Parties du corps et expressions spatiales en tcherkesse, l'un des panneaux de l'exposition « Le corps et l'expression linguistique », organisée par le Lacito en 1990.

© photo et texte de Catherine Paris (CNRS-LACITO, 1969) – transformation des textes et images en document numérique : Laurent Venot

Lieu : Asie, Turquie, Çorum - Langue : tcherkesse (abzakh)

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photo Semaine du 25 avril au 1er mai 2011 to up

palmier-produits

clicchaque miniature peut être agrandie en cliquant dessus ; cliquer à nouveau sur la "pop-up" pour la masquer.

Le palmier et les produits qui en dérivent (Zabid, Yemen)

Située dans la vallée de Zabīd, la palmeraie de Ṣwajq est réputée pour être la meilleure palmeraie de la Tihamah, plaine côtière qui longe la mer Rouge. À Zabīd, le palmier-dattier est omniprésent dans la vie de tous les jours : huttes, clôtures, nattes, banquettes, balayettes, éventails, cordes, sacs, sièges et même bâteau… sont confectionnés à partir des troncs, palmes et folioles de dattier. La quasi-totalité des parties de l'arbre est exploitée. On ne recense pas moins d'une trentaine de variétés d'arbre et une quinzaine de noms de dattes.

© Samia Naïm (CNRS-Lacito)

Lieu : Moyen-Orient, Yemen, Zabid – Langue : arabe yéménite

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photo Semaine du 18 au 24 avril 2011 to up

meoure

Deux enclos familiaux, en contrebas d'un lieu sacré féminin
(Oujdédé, massif ouldémé, Nord-Cameroun)

Les enclos familiaux ouldémé, à l'aspect de forteresses de pierres, d'argile et de paille, sont farouchement disséminés entre les rochers au haut des pentes. Ils sont composés de cases rondes autour d'une cour à silos contenant les réserves de nourriture. Ils abritent traditionnellement un père de famille, ses femmes et sa descendance : ses jeunes enfants, ses fils et ses brus avec leurs enfants, ainsi que des chèvres et un bœuf. Ces unités familiales patrilinéaires et patrilocales s'installent, par lignage, sur une unité géomorphologique, respectant une hiérarchie liée à l'âge. Le lien entre territoire et identité sociale est très fort. Changer de territoire, c'est changer d'identité et perdre le contact entretenu avec les ancêtres grâce à des rites liés à la maison, aux arbres et aux rochers. Ces ancêtres sont honorés par des offrandes déposées sur plusieurs emplacements dédiés à cet usage, à l'intérieur de l'habitation et surtout sur les lieux sacrés des sommets. Le lieu sacré féminin est composé de larges pierres surmontées d'un arbre proéminent. Le mâle, de taille plus modeste, est un rocher étroit dressé. Se logent aussi, sur les flancs de montagne, dans les dédales de roches granitiques primaires, des terrasses pour la culture. Le mil, denrée de base y est cultivé avec des techniques élaborées. Chaque anfractuosité est utilisée (séquence 1 du film Afaneciya voir ici). Et parfois, pour confectionner ces terrasses, on remonte la terre de la plaine.

© Véronique de Colombel (CNRS-LACITO)

Lieu : Afrique, Cameroun, massif ouldémé, Oujdédé - Langue : ouldémé

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photo Semaine du 11 au 17 avril 2011 to up

platier

Platier à marée basse à la baie des Crabes (Île des Pins)

Le platier à marée basse est un lieu de prédilection pour les pêches à pied.
   Si les femmes y pratiquent surtout un ramassage des coquillages, crabes et poulpes…, les hommes peuvent aussi y mouiller des filets, à marée montante ou descendante, pour encercler des petits bancs de poissons. Ils peuvent aussi utiliser des filets draguants qui leur permettront de ramener au rivage les poissons pris au piège.

© Isabelle Leblic (CNRS-Lacito, décembre 1983)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Île des Pins – Langue : kwênyii

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photo Semaines du 28 mars au 10 avril 2011 to up

segou

Enfants de Ségou (Mali)

L’aire linguistique manding, issue de l’ancien empire du Mandé, est divisée en trois variétés dialectales : le bambara (Mali), le maninka (Mali, Guinée, Gambie, Sénégal, nord-ouest de la Côte d’Ivoire) et le dioula (Burkina Faso, nord et nord-est de la Côte d’Ivoire).
    La société manding est patrilinéaire, virilocale et polygamique. C’est une société de "castes" de type féodal, composée de trois grands groupes endogames : hommes libres de naissance (horon), griots et artisans (nyamakala), captifs de tradition (woloso). Les confréries, comme celles des chasseurs ou des marabouts, jouent également un rôle essentiel dans la société. Les Manding sont majoritairement convertis à l’islam depuis le XIXe siècle, mais ils conservent des cultes animistes dans un syncrétisme complexe. Pour tout homme manding, le nombre de ses épouses indique son rang social. Les rivalités entre co-épouses, ainsi qu’entre fils issus de lits différents, alimentent largement les thèmes de la tradition orale et contribuent, dans un sens, à la dynamique sociale. Les enfants et les adolescents sont considérés comme bilakoro, « impurs », jusqu’à la fête d’initiation de leur classe d’âge (circoncision pour les garçons, excision pour les filles). Les groupes d’âges conservent une place importante dans la vie sociale des adultes.
   Nous pouvons voir ici un groupe d'enfants du quartier Somono.

© Julia Ogier-Guindo (CNRS-Lacito, 2009)

Lieu : Afrique, Mali, Ségou – Langue : bamanakan

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photoC'est le printemps ! Semaines du 14 au 27 mars 2011 to up

arbre-roumanie

L'arbre en Roumanie : Tînjaua, coutume agreste du printemps (Roumanie)

« Réel ou stylisé, laissé dans la forêt ou dans un jardin, installé dans la cour d'une maison, l'arbre de la Roumanie traditionnelle est un compagnon privilégié des rites de naissance, voire un substitut de l'homme. Élément important des rites de fertilités, objet quotidien des pratiques magiques, donnée non secondaire du droit populaire, l'arbre est multiple de par les fonctions auxquelles il est lié.
   Il n'apparaît pourtant pas seulement dans sa matérialité végétale. Il est mentionné en bonne place dans les textes traditionnels qui font partie intégrante des rites. De plus, dans les contes et dans les noëls traditionnels, le rôle qu'il joue, les évocations qui le concernent confirment qu'il est à la fois le double de l'homme, un médiateur dans l'ordre social et culturel et le pilier incontournable des conceptions cosmiques. »
   Le panneau permet de parcourir les différentes facettes : "L'arbre de naissance", "L'arbre de noce", "Le double végétal", "L'arbre de mort" et "L'arbre de charité".
   Photo et texte sont extraits de L'arbre en Roumanie, l'un des panneaux de l'exposition « Nommer son milieu naturel », organisée par le Lacito en 1987.

© photo d'une carte postale et texte de Frank Alvarez-Pereyre (CNRS, 1987) – transformation des textes et images en document numérique : Laurent Venot

Lieu : Europe, Roumanie - Langue : roumain

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photo Semaine du 7 au 13 mars 2011 to up

platier

Rocher et grotte de Mââgenin à Oro (Île des Pins, Nouvelle-Calédonie)

Mââgenin est un dieu-serpent, esprit ancestral pour certains clans pêcheurs de l'île des Pins dont les clans Koicé Kokué et Wunye. Le serpent plature (Laticauda ou « serpent de mer ») est un esprit ancestral nékotë – dit « totem » en français local – important dans l'ensemble du pays kanak. Sur l'Île des Pins, le serpent nommé Mââgenin, ancêtre mythique du clan Koicé Kokué, apparaît dans de nombreuses légendes retraçant l'origine du clan. Les pêcheurs accordent en effet à certains animaux marins – être divin la nuit, poisson ou serpent de mer… le jour – une place importante dans la tradition orale : ils sont notamment à l'origine des clans par leur alliance avec une femme.
   Le dieu serpent Mââgenin, comme bien d'autres divinités ancestrales aux vertus propitiatoires, est notamment invoqué par les Koicé Kokué et les Wunye, mais pas seulement, pour la pratique de la pêche ou pour les navigations inter-îles. Pour ce faire, les pêcheurs et navigateurs déposent des offrandes sur le rocher de Mââgenin, à l'entrée de la grotte où il est dit habiter, à Kuauété, dans la baie d'Oro, avant de partir en mer et aussi parfois au retour : des étoffes mais aussi des produits de la pêche, coquillages ou poissons. Aujourd'hui encore, ce rocher est couvert de toutes sortes de présents. Preuve s'il en est que les Kanak de l'Île des Pins respectent toujours leurs anciennes croyances. Il faut noter que, souvent, le totem plature est associé au lézard : serpent en mer, il devient lézard à terre.
   Pour en savoir plus, consulter l'ouvrage Vivre de la mer, vivre avec la terre... en pays kanak (présenté ici).

© Isabelle Leblic (CNRS-Lacito, avril 2007)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Île des Pins – Langue : kwênyii

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photoSemaine du 28 février au 06 mars 2011 to up

aslat

Aslat, Máret et Maiju attendent le car postal au village de Veahčat-Vetsikko (Laponie)

« L'étude d'une situation de transition comme celle que connaissent actuellement [= en 1984] les Sames de Fenno-Scandie – après l'adoption d'une orthographe commune (1978) – et l'entrée en force de leur langue maternelle dans les systèmes scolaires des trois Etats sur lesquels ils sont répartis (Norvège, Suède, Finlande) soulève tous les problèmes attenant à la planification par les nouveau gestionnaires (issus ou non de la communauté) de la langue. »
   Photo et texte sont extraits de Comment gérer une langue orale pour l'adapter à une société de l'écriture ?, l'un des panneaux de l'exposition « De l'oral à l'écrit », organisée par le Lacito en 1984.

© photo et texte de Jocelyne M.M. Fernandez-Vest (CNRS-LACITO, 1984) – transformation des textes et images en document numérique : Laurent Venot

Lieu : Europe, Finlande, Nord (proche de la frontière norvégienne), vallée du Deatnu - Langue : same

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photoSemaine du 21 au 27 février 2011 to up

pterocarpus

Les noms de couleurs n'existent pas
Les rouges chez les Ngbaka (Centrafrique)

« En forêt centrafricaine, les Ngbaka qui distinguent et peuvent désigner un grand nombre de nuances colorées auxquelles s'attache un important symbolisme, n'utilisent cependant aucun terme propre pour nommer les couleurs. Pas de terme non plus pour la notion de "couleur". Ce qui est considéré est plus général, c'est l'aspect dans ses différentes composantes, aussi bien forme, consistance que couleur et toutes les valeurs affectives qu'elles impliquent.
   Les rouges.
   ngɛlɛ* : Pterocarpus soyauxii (Fabacée), très grand arbre de forêt (à bois rouge), couleur "rouge vif". Fournit par abrasion une poudre ou une pâte employée comme peinture dans de nombreux usages rituels.
   Couleur de transition, du renouveau, de fécondité, de vie dans tous ses moments de crise et de solennité.
   Jeunes filles à marier, jeunes gens en cours d'initiation, à l'instable frontière de deux états sociaux, devins-guérisseurs, médiateurs entre les hommes et les esprits, fêtes des jumeaux, fêtes du deuil, aux marches des mondes... tous sont marqués du rouge ngɛlɛ.
   Dangereuse et forte, c'est la couleur de la lutte, du triomphe de la vie sur la mort. »
   Photo et texte sont extraits de Les noms de couleurs n'existent pas (suite 2), l'un des panneaux de l'exposition « Les noms de couleurs », organisée par le Lacito en 1986.
*deux ton moyens.

© texte et photo de Jacqueline M.C. Thomas (CNRS-LACITO, 1986) – transformation des textes et images en document numérique : Laurent Venot

Lieu : Afrique, Centrafrique - Langue : ngbaka-ma'bo

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photo Semaine du 14 au 20 février 2011 to up

beno

Tressage d'un beno (Ouvéa, Îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie)

Le tressage est une activité encore très pratiquée aujourd'hui par les femmes et les jeunes filles kanak à Ouvéa.
   Le beno est une natte tressée en feuilles de cocotier qui est utilisée pour s'asseoir ou se reposer, et qu'on retrouve également sur le sol des cases, comme tapis.
   En iaai, l'une des deux langues vernaculaires parlées sur l'île, il existe plusieurs verbes selon le type de tressage réalisé. Par exemple, pour le tressage en feuille de cocotier (Cocos nucifera, nu en iaai), le verbe spécifique pour 'tresser' est ciââû, alors que le tressage de feuilles de Pandanus (famille des Pandanacées, watr en iaai) se dit hwaau.

© Anne-Laure Dotte (CNRS-Lacito, mars 2009)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Îles Loyauté, Ouvéa – Langue : iaai

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photo Semaines du 31 janvier au 13 février 2011 to up

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Taille d'une coque de petite pirogue nyeyùre (Gadji, Île des Pins)

Sur une plage du nord de l'Île des Pins, sous un abri sommaire à l'ombre de feuilles de cocotier, un pêcheur du lieu taille l'avant d'une coque de pirogue à l'herminette.
   À côté des pirogues vëkêkaré ou pirogue double – également nommée dè-nye ou « vrai pirogue » – et béérëwè, la grande pirogue pontée à balancier, il existe cette petite pirogue non pontée à balancier, nyeyùre. C'était la seule pirogue que n'importe qui, pêcheur ou non, pouvait posséder et construire. Elle sert toujours pour pêcher à la ligne et se rendre dans les îlots où certains ont encore des champs.
   Sa fabrication comme sa possession sont souvent individuelles alors que la fabrication des grandes pirogues nécessite une coopération familiale élargie.

© Isabelle Leblic (CNRS-Lacito, août 1983) – Image préparée par Jocelyn Liénafa, stagiaire au Lacito.

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Île des Pins, Gadji – Langue : kwênyii

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photo Semaine du 24 au 30 janvier 2011 to up

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Pays et paysages linguistiques (France)

    Cette image est liée au colloque "Pays et Paysages linguistiques" / "From linguistic landscapes to Landscape Linguistics" co-organisé par le LACITO et les linguistes de l'Université de Brême (Allemagne) qui aura lieu les 28 et 29 janvier 2011.
    L'image représente un détail du Saint Jérôme dans le désert de Joachim Patinir. Ce tableau est exposé au Louvre et date vraisemblablement des années 1515-1520. Patinir est le créateur du tableau de paysage. Jusqu'à lui, les paysages sont des détails fabuleusement lumineux dans des coins du tableau ; avec lui, le sujet religieux devient mineur et le paysage devient majeur. Il a peint, comme ici, des échappées vers l'horizon où le regard se perd et s'accroche à la fois, tant il semble que le lointain est digne d'être proche. Très célèbre en son temps, il a eu des disciples qui l'ont éclipsé, comme Breughel.
   La naissance des atlas linguistiques est liée en France au nom de Jules Gilliéron et, à travers son oeuvre, aux débats notoires entre la rigueur qu'on voulait voir aux "lois linguistiques" et le détail bien souvent très sporadique des faits. Les Atlas montrent à la fois de grandes régions qui laissent tracer des frontières nettes et la dispersion étonnante des faits dialectaux qui souvent ne se laissent guère grouper. Ils continuent de proposer des supports de premier ordre à la curiosité et à la théorie linguistiques.
   C'est pour le LACITO une joie, avec nos amis allemands de l'Université de Brême, de revenir sur la philosophie des Atlas Linguistiques, ce qu'ils ont montré et ce qu'ils enseignent aujourd'hui. Nous pensons que la variation est au coeur de la Linguistique, qui est affaire humaine. Mais que les Cartes et les isoglosses ne manquent jamais de nous instruire !

© François Jacquesson (CNRS-LACITO)
Lieu : Europe, Belgique

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photoSemaine du 17 au 23 janvier 2011 to up

plume-poisson

La coca à mâcher des Yucuna

Appelée mambe en espagnol vernaculaire, la coca à mâcher est produite et consommée quotidiennement par la plupart des Amérindiens du nord-ouest de l’Amazonie.
   La préparation du mambe se fait en grillant sur une platine en terre cuite les feuilles de coca, qui sont ensuite pulvérisées dans un long pilon en bois. Des feuilles de Cecropia (esp. vern. yarumo) ou de Pourouma cecropiifolia (esp. vern. uva de monte) sont brûlées et réduites en cendre avant d’être parfumées avec de l'encens (résine de certains arbres) et mélangées à la coca. Pour être finement tamisé, le mélange est alors secoué dans une gaine en tissu (autrefois en écorce) enroulée et ficelée autour d’une tige en bois. Enfin, la poudre volatile est recueillie à l’intérieur d’une caisse, aujourd’hui découpée à l’intérieur d’un jerricane, comme on peut le voir sur la photo.
   Chez les Yucuna, la coca à mâcher (yuc. ipatú) est centrale dans les échanges et le fonctionnement de leurs institutions spécifiques, principalement pour leur chamanisme, ainsi que pour leur mode de résidence à l’intérieur des malocas – maisons à la fois plurifamiliales et cérémonielles.
   Comme le disent les Yucuna, sans ce “compagnon” (yuc. jwáke’e), il n’est plus possible de faire des offrandes aux divinités, esprits ou ancêtres dans les rituels nécessaires aux activités productives quotidiennes (chasse, horticulture, pêche, cueillette), ni de recevoir des invités, notamment lors des visites et cérémonies dansantes, ni même encore de pouvoir "parler" sérieusement comme, par exemple, lors de l'organisation des travaux coopératifs (esp. vern. minga).
   Si l’on a pu comparer la coca à mâcher à de la monnaie, en raison de sa place centrale dans les échanges (Fontaine, 2008), la coca est, avant même d’être indispensable aux échanges, indispensable aux paroles des yucuna. Car du point de vue de ces derniers, seul le partage des paroles libérant dans l’atmosphère une fine poussière de coca, est supposé harmoniser les pensées (yuc. pechu), pour être en accord avec les anciens (chamane, maître de maloca), ou satisfaire les ancêtres et esprits venus recevoir la coca.
Référence :
Fontaine, Laurent, 2008, Les monnaies chez les Yucuna d'Amazonie colombienne : de la coca à mâcher au peso, in E. Baumann et al. (sous la dir.), L'argent des anthropologues, la monnaire des économistes, Paris, L'Harmattan.

© Laurent Fontaine (CNRS-LACITO, 29 juillet 2003)
Lieu : Amérique du Sud, Colombie, La Pedrera – Langue : yucuna

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photoSemaine du 10 au 16 janvier 2011 to up

kyaikthiyo

Le rocher d'or de Kyaikhtiyo nom (Birmanie)

Voici l'endroit magique que l'on découvre après une pénible ascension de 13 km (1000 m de dénivelé), par des sentiers caillouteux à partir du village de Kinpun.
   Le rocher d'or de Kyaikhtiyo est un haut lieu du boudhisme birman et le chemin est utilisé principalement par les Birmans se rendant en pèlerinage.
   Comme partout en Birmanie, une petite activité économique s'est installée tout au long du parcours, sous forme d'échoppes en tout genre.
   Le rocher est posé en équilibre sur le sommet de la montagne. On dit "qu'il est maintenu en équilibre grâce à un cheveu du Bouddha". Il est recouvert de feuilles d’or déposées par les pèlerins (par les hommes, les femmes n’ayant pas le droit de s'en approcher).
   Au sujet de l'origine du site, deux hypothèses sont rapportées ici par le Petit Fûté Myanmar-Birmanie : « Les origines du site sont diversement racontées. Selon certains, le sanctuaire aurait été construit du vivant du Bouddha, sur un de ses cheveux. L'ermite qui le recueillit aurait gardé le cheveu mêlé aux siens propres jusqu'à ce qu'il trouve un endroit adéquat pour le conserver : un rocher en forme de tête. D'autres prétendent que le rocher, élevé de la mer par des anges, ne tient en équilibre au bord du vide que grâce au cheveu enchâssé dans le pagodon qui coiffe (!) le somme du rocher.».
   Le site de Kyaikhtiyo se compose de plusieurs plates-formes d'observation, de pagodes, de temples et de sanctuaires dédiés au Bouddha et aux nats (esprits tutélaires). Les fidèles se rassemblent dans la zone située derrière le rocher pour prier et faire des offrandes.

© Alice Vittrant (CNRS-LACITO, janvier 2010)

Lieu : Asie, Myanmar=Birmanie, région Sud, Etat Môn, Kyaikhtiyo - Langue : birman

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photoSemaine du 3 au 9 janvier 2011 to up

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« Histoires de Géants » à Nantes et à Berlin

    La compagnie "Royal de Luxe" a été créée en 1979 par Jean-Luc Courcoult dans la région d'Aix-en-Provence. Après plusieurs pérégrinations, elle s'installe à Nantes en 1989.
   Elle donne des spectacles dans la rue et dans les espaces publics dont la particularité est le travail de rencontre avec le public, tous les jours, à la même heure, sur le même lieu, de manière spontanée.
   Les spectacles sont constitués principalement de théâtre de rue mais aussi d'expériences originales comme, entre autres en 1987, le tournage en direct sur une place publique d'un roman-photo, ou encore, en 1993, un spectacle de voitures parcourant la ville à l'heure des embouteillages.
   Comme toute troupe de théâtre, ils font des tournées en France, en Europe et dans le monde entier. Plus de détails sur la page qui leur est consacrée par la ville de Nantes (ici)
    Sur la photo, on aperçoit l'une des deux marionnettes géantes lors du spectacle "La géante du Titanic et le scaphandrier" à Nantes (5-9 juin 2009), spectable repris et adapté pour la commémoration de la réunification de l'Allemagne et la chute du mur de Berlin (2-4 octobre 2009). D'autres clichés tirés des deux spectacles sont consultable ici.

© Bertrand Masquelier (CNRS-LACITO, 5-9 juin & 2-4 octobre 2009)

Lieux : Europe, France, Nantes & Europe, Allemagne, Berlin

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Accès aux autres années : 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016

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