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Lacito : les images du Lacito en 2015

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photo 6 novembre 2015 to up

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Le polyptyque de Montbéliard

Récits et images entretiennent des relations fécondes. Les « récits en images » ont précédé les récits écrits. Mais les images, même en une série continue (comme sur la colonne Trajane, sur une fresque romane, sur les portes du baptistère de Florence), racontent-elles véritablement une histoire ? Souvent, elles ne font que l'évoquer. C'est pourquoi les images sont fréquemment accompagnées de légendes, des gloses, de bulles ! C'est le sujet du « Projet Narrativité », qui organise un colloque les 25-26 novembre 2015. (voir le programme ici ou sur le nouveau blog du Lacito) hypotheses
     Le polyptyque de Montbéliard, peint en 1536 par Füllmaurer (au Kunsthistorisches Museum de Vienne) date d'un moment où la religion réformée cherchait à corriger les traditions figuratives par le recours au texte. Les 6 volets de cet objet spectaculaire, et le panneau central, présentent 157 épisodes de la vie de Jésus, pourvus chacun d'une citation dans l'allemand de Luther. Les quatre évangiles n'étant pas toujours d'accord, « l'histoire en images » impose un récit nouveau.
     Les linguistes qui s'intéressent à la syntaxe au-delà de la phrase et à la logique des récits seront sûrement intéressés par cette confrontation enrichissante des textes et des images.

 

© François Jacquesson (CNRS-LACITO, 2010)

Lieu : Europe, France, Montbéliard - Langue : allemand

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photo 26 février 2015 to up

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Publication du premier atlas des langues de Polynésie française (photo : îles Marquises - Polynésie française)

Fruit d'une décennie de collaboration entre deux linguistes du CNRS – Jean-Michel Charpentier(†) et Alexandre François –, ce volume de 2562 pages se veut un ouvrage de référence sur la diversité des langues et dialectes de la Polynésie française.

Sorti en février 2015, l'atlas est publié conjointement par l'Université de la Polynésie française (UPF) et par l'éditeur scientifique De Gruyter. Les auteurs et les éditeurs ont souhaité conjointement que ce travail soit distribué gratuitement, en Accès libre, afin de profiter à tous.

Présentation de l'Atlas à l'université de la Polynésie française (ici) et mise à disposition de l'Atlas, sur le site de l'UPF, voir ici.
Présentation et interview d'Alexandre François (ici et ici).

Présentation de l'Atlas par A. François et téléchargement sur son site (ici)

 

Jean-Michel Charpentier, qui nous a quittés en mars 2014, avait rédigé une présentation générale de l'Atlas en septembre 2010 :

«L'atlas linguistique de la Polynésie française, -ouvrage commencé au début 2004 pour ce qui est des questionnaires et des premières enquêtes de terrain-, aura nécessité dix ~ de nombreuses années avant de voir le jour. Les deux auteurs, Jean-Michel Charpentier et Alexandre François ne purent jamais s'y consacrer à plein temps. Le premier ayant un enseignement à assurer à l'Université de la Polynésie française ; le second, Alexandre François, devait continuer son travail de chercheur du CNRS, spécialiste des langues du nord du Vanuatu. Bien sûr de nombreuses personnes contribuèrent à des degrés divers à l'avancée des travaux. Tout d'abord, Madame Peltzer, initiatrice du projet, aida durant quelque trois semaines en collaboration avec son équipe éducative à décomposer les lexèmes tahitiens en sèmes devant, pour certains, être utilisés comme entrées de l'atlas. De très nombreux informateurs vivant dans les vingt points d'enquête retenus dans ce "péi" d'Outre-mer dont la superficie équivaut à celle de l'Europe entière ont patiemment aidé J.M.Charpentier au cours de ses recherches de terrain. Tout oubli, tout doute, étaient quasiment insurmontables : les îles Marquises se situant à 1400 kilomètres de Tahiti, l'éloignement de l'archipel mangarévien – relié à Tahiti que par un vol hebdomadaire – fait qu'il ne partage même pas le même fuseau horaire que l'île principale Tahiti.
      Cet atlas, très ambitieux selon les desiderata de ses deux auteurs, est bilingue (anglais/français). Toutes les entrées, les commentaires sont dans les deux langues. L'index final se présente en version trilingue, le tahitien figurant aussi comme entrée au-dessus de chaque carte. Comme tout atlas linguistique, celui-ci a pour but de montrer la situation dialectale d'un territoire à un moment donné, mais en plus ses auteurs ont voulu qu'à cette synchronie soient adjointes les données diachroniques disponibles. Le vocabulaire ancien trouvé dans des textes, dans les vieux lexiques, dictionnaires est inclus sur les cartes et commenté dans la section "notes" placée sous chaque carte. Cette inclusion de la diachronie permet de voir l'évolution dialectale, le taux de "déperdition" ou de changement au cours de plusieurs décennies. Par exemple, le dictionnaire de Stimson pour l'archipel des Tuamotu, -publication faite à partir d'enquêtes menées entre 1920 et 1930 – révèle, si on le compare aux données de terrain actuelles, les changements internes à cette zone dialectale pa'umotu mais aussi la "tahitianisation" lente et continue due à des facteurs économiques, sociaux, politiques. En incluant les écrits monolingues en anglais ou en français en les traduisant dans l'autre langue, les auteurs pensent atteindre un large public et permettre aux vieux Polynésiens, aujourd'hui tous Francophones, d'avoir accès à de très nombreuses parutions en langue anglaise qu'ils connnaissaient sans n'avoir jamais pu en profiter.
     L'atlas […] sera à la disposition de la communauté scientifique et des locuteurs des cinq archipels de la Polynésie française.»

CHARPENTIER Jean-Michel et Alexandre FRANÇOIS, 2015, Atlas linguistique de la Polynésie française / Linguistic Atlas of French Polynesia, Berlin-Papeete, De Gruyter–UPF,, 2562 p., 2553 cartes. (présenté ici)


© photo Jean-Michel Charpentier (CNRS-LACITO, 2010)

Lieu : Océanie, Polynésie française, Îles Marquises - Langue : marquisien

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