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Lacito : les images du Lacito en 2016

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photo 29 décembre 2016 to up

coutume-deuil

Coutume de deuil pour cié Goicé : les parts de nourriture

 

© Isabelle Leblic (CNRS-LACITO, 8 avril 2007)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Ponérihouen, vallée de Po

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photo40Coutume de deuil pour cié Goicé : les parts de nourriture – Isabelle Leblic
Vallée de Po, Ponérihouen, Nouvelle-Calédonie, 8 avril 2007
Nikon D70s, 1,6 Mp, 1/200e, F/ 7,1, 25 mm, ISO 800

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photo 28 décembre 2016 to up

dunes

Des dunes envahissantes

Si le petit oasis de Tabelbala reste habitable, c'est grâce aux eaux souterraines cachées sous l'Erg er Raoui, une grande étendue de dunes juste à côté. Mais les dunes sont mobiles, et quand elles envahissent une terre cultivée, il n'y a pas grand chose à faire. On met les clôtures en fronde contre les vents, ou on plante des roseaux ; mais cela ne sert qu'à retarder l'inéluctable. Les dunes qui figurent dans cette image couvrent apparemment ce qui était autrefois un beau jardin.

 

© Lameen Souag (CNRS-LACITO, 1er novembre 2007)

Lieu : Afrique, Algérie,Tabelbala

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photo40Des dunes envahissantes – Lameen Souag
Tabelbala, Algérie, 1er novembre 2007
Olympus digital, 1/400e, F/ 4, 6,7 mm, ISO 80

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photo 27 décembre 2016to up

preparation-amidon

Préparation de l'amidon (maso'a) de Tacca dans un grand récipient en bois (kumete)

 

© Claire Moyse-Faurie (CNRS-LACITO, 2002)

Lieu : Océanie, Futuna, royaume d'Alo – Langue : futunien

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photo40Préparation de l'amidon (maso'a) de Tacca dans un grand récipient en bois (kumete) – Claire Moyse-Faurie
Royaume d'Alo, Futuna, 2002
Cliché argentique numérisé

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photo 26 décembre 2016to up

omble-chevalier

Paul I. (7 ans) exhibant fièrement un omble chevalier (Salvelinus alpinus) qu'il vient de pêcher

L'initiation à la chasse et à la pêche commence très tôt, même si aujourd'hui ces activités n'ont plus le même caractère impératif que par le passé.

 

© Vladimir Randa (CNRS-LACITO, août 2002)

Lieu : Amérique du Nord, Canada, Nunavut, Kangiq&ukutaaq – Langue : inuktitut

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photo40Paul I. (7 ans) exhibant fièrement un omble chevalier (Salvelinus alpinus) qu'il vient de pêcher – Vladimir Randa
Kangiq&ukutaaq, Nunavut, Canada, août 2002
Cliché argentique numérisé

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photo 25 décembre 2016to up

chant-manuscrit

Le Dongba He Jixian chante le dernier manuscrit rituel de la cérémonie naxi du sacrifice du ciel (Jitian)

Le Dongba du petit village de Wumu revêt à l'occasion du grand culte aux ancêtres naxi du Sacrifice au Ciel sa tenue cérémonielle. Elle est constituée d'une longue bande de tissu noir enroulée autour de la tête, d'une longue robe rouge, d'une veste et d'un long collier de perles blanches. L'attirail des Dongba est très onéreux, car ce dernier doit également se procurer tambours, vases, papier manuscrit et accessoires nécessaires à l'accomplissement de leur rôle de spécialiste rituel. Les manuscrits naxi dont couverts d'une écriture pictographique dite dongba qui servent d'aide mnémotechnique au Dongba tout au long du rituel.

 

© Emmanuelle Laurent (CNRS-LACITO, 12 février 2016)

Lieu : Asie, province du Yunnan, Baoshan, Wumu – Langue : nashi.

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photo40Le Dongba He Jixian chante le dernier manuscrit rituel de la cérémonie naxi du sacrifice du ciel (Jitian) - Emmanuelle Laurent
Wumu, Baoshan, province du Yunnan,12 février 2016
Nikon D3100, 1/125e, F/ 5,6, 55 mm, ISO 110

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photo 24 décembre 2016 to up

pagayant

En pagayant sur le lagon

Il y a environ 3300 ans – époque de la guerre de Troie en Europe – commença l'une des plus impressionnantes migrations de l'histoire humaine. Les peuples austronésiens, originaires de Taiwan, se sont mis à peupler les îles du vaste Océan Pacifique – depuis l'Indonésie jusqu'à la Nouvelle-Calédonie, Hawaii et l'île de Pâques. Ils traversaient les océans à bord d'imposantes embarcations à voiles, navigant de jour et de nuit, à la lumière des étoiles. C'est ainsi, notamment, que des navigateurs venus du nord-ouest s'installèrent dans les archipels des îles Salomon ou du Vanuatu. Trois mille ans plus tard, les descendants de ces peuples marins sont désormais bien installés dans leurs îles, où ils mêlent les ressources marines aux nourritures terrestres. Les immenses voiliers d'autrefois ont disparu : les voyages au long cours ont désormais lieu dans des bateaux à moteur, ou en avion. S'il subsiste des embarcations traditionnelles, ce sont désormais de plus modestes pirogues à balancier, que chaque famille saura se tailler dans un arbre de l'île. Ces pirogues – ne wake kkë en langue hiw – permettent aux enfants et aux adultes de caboter dans le lagon le long des côtes, en quête du repas du soir.

 

© Alexandre François (CNRS-LACITO, août 2007)

Lieu : Océanie, Vanuatu, Hiw – Langue : hiw

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photo40En pagayant sur le lagon – Alexandre François
Hiw, Vanuatu, août 2007
Sony DSC-H1, 3.3 Mp, 1/1000e, F/ 4, 72 mm, ISO 64

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photo 23 décembre 2016 to up

lessive

La lessive

La tâche de laver les vêtements de la famille est souvent confiée aux fillettes, comme c'est le cas sur cette photo prise en pleine saison des pluies, à une période de l'année où l'eau coule dans le marigot. Depuis les années 1990, nombreuses sont les jeunes filles bwa qui partent, dès l'âge de 10 ou 12 ans, travailler en ville – souvent à la capitale – comme « petite bonne » pour une famille de la classe moyenne. Elles se voient alors confier toutes les tâches domestiques de la maison, mais acquièrent aussi de nouvelles compétences qui valorisent leur parcours.

 

© Cécile Leguy (CNRS-LACITO, 10 juillet 2009)

Lieu : Afrique, Mali, Sialo – Langue : bomu (langue gur)

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photo40La lessive - Cécile Leguy
Sialo, Mali, 10 juillet 2009
Panasonic DMC-TZ1, 1/800e, F/ 3,9 19 mm, ISO 80

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photo 22 décembre 2016to up

portrait-famille

Portrait de famille naxi au village de Wum

Ce portrait de la famille Mu m'a été expressément demandée par le chef de famille (en haut à droite), en partie car son vieux père est malade. Pour l'occasion, un soin particulier a été porté aux tenues traditionnelles de la fillette et de sa grand-mère, ainsi qu'à la présentation du grand-père. Sur la photographie figure une maisonnée naxi formée d'une famille élargie : le père vivant avec son épouse et leur fille dans la maison de ses parents. Dans la majorité des cas au village de Wumu, la filiation suit la règle de la patrilinéarité et les mariages sont patrilocaux.

 

© Emmanuelle Laurent (CNRS-LACITO, 7 avril 2016)

Lieu : Asie, province du Yunnan, Baoshan, Wumu – Langue : naxi

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photo40Portrait de famille naxi au village de Wumu -- Emmanuelle Laurent
Wumu, Baoshan, province du Yunnan, 7 avril 2016
Nikon D3100, 1/60e, F/ 4,8, 32 mm, ISO 3200

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photo 21 décembre 2016 to up

ville

Vue du sommet de la colline de Chali

A l'extrême-ouest de l'Egypte, près de la frontière libyenne, la grande oasis de Siwa est le seul endroit du pays où on parle berbère. Jusqu'en 1926, les Siwis habitaient presque tous dans le village compact et fortifié de Chali, bâti en terre sur une colline facile à défendre. Mais l'insécurité qui avait motivé cette concentration a maintenant disparu ; depuis un siècle, l'état égyptien empêche les Bédouins de faire des razzias. Mais quand une grande pluie (très rare à Siwa) a fait des ravages, la plupart des gens ont alors décidé de construire au pied de la colline pour gagner de l'espace, en abandonnant leurs anciennes maisons (devant, sur la photo) à la ruine. Malgré son expansion, la ville est toujours entourée de grands vergers de palmiers et d'oliviers, dont la récolte est vendue partout en Egypte. Au loin, on voit une colline, Adrar n Elmota, "la colline des morts", criblée de tombeaux pharaoniques.

 

© Lameen Souag (CNRS-LACITO, 21 mars 2008)

Lieu : Afrique, Égypte, Siwa – Langue : siwa

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photo40Vue du sommet de la colline de Chali – Lameen Souag
Siwa, Égypte, 21 mars 2008
Olympus digital, 1/400e, F/ 3,5, 6,7 mm, ISO 80

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photo 20 décembre 2016 to up

profil-ancetre

Le profil de l'Ancêtre

Même s'il a été christianisé par les missionnaires depuis cent cinquante ans, l'archipel mélanésien du Vanuatu garde encore la mémoire de ses anciens cultes animistes. Ainsi, la demeure de Franklin Woleg, dans l'île de Motalava, est certes placée sous le signe de Jésus ("Jesus is the head of this home"); mais la véritable figure qui compte, pour cet artiste sculpteur, c'est celle de l'esprit ancestral. Un mot essentiel, en langue mwotlap, est natmat : c'est à la fois le défunt qu'on enterre et l'esprit qui lui survit ; c'est l'Ancêtre que l'on révère et qui nous a tout appris ; c'est l'Esprit bienveillant ou le démon maléfique qui hante les forêts (voir la carte sémantique de natmat, à la page 214 de François 2013). Par métonymie, le même mot natmat désignera toute représentation visuelle d'un Ancêtre, qu'il s'agisse d'une statue, ou d'une coiffe de danse

 

© Alexandre François (CNRS-LACITO, juillet 2003)

Lieu : Océanie, Vanuatu, Îles Banks, Motalava – Langue : mwotlap

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photo40Le profil de l'Ancêtre – Alexandre François
Motalava, Vanuatu, juillet 2003
Fuji SP-2500-3035888-BDA (argentique)

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photo 19 décembre 2016 to up

megalithes

Les pierres de Nartiang

Cf. le commentaire pour une photo prise dans la même zone géographique, la même année (ici)

 

© François Jacquesson (CNRS-LACITO, 11 février 2006)

Lieu : Asie, Inde, Meghalaya, Nartiang – Langue : jaintia

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photo40Mégalithes de Nartiang – François Jacquesson
Nartiang, Meghalaya, Inde, 11 février 2006
Fuji FinePix F810, m1/475e, F/ 2,8, 7,2 mm, ISO 100

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photo 18 décembre 2016 to up

fenugrec-tabac

Farine de fenugrec ħilbah (Trigonella foenum-graecum) et feuilles de tabac, culture emblématique du Yémen

 

© Samia Naïm (CNRS-LACITO, 1984)

Lieu : Moyen-Orient, Yémen, Ṣanˁāˀ – Langue: arabe yéménite

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photo40Farine de fenugrec ħilbah (Trigonella foenum-graecum) et feuilles de tabac, culture emblématique du Yémen – Samia Naïm
Ṣanˁāˀ, Yémen, 1984
Cliché argentique numérisé

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photo 17 décembre 2016 to up

fourmis-rouges

Les fourmis rouges

Les enfants de l'île de Motalava, dans l'archipel du Vanuatu, aiment jouer à la comptine Gin gin i gen "Pincent pincent les fourmis". Les enfants empilent leurs mains les unes sur les autres, chacune pinçant légèrement celle du dessous : la sensation évoque la morsure des fourmis rouges, dans la forêt. Après le premier couplet de la comptine, la main la plus haute s'aplatit sur celle d'en dessous, laquelle fera de même au couplet suivant – et ainsi de suite, jusqu'à ce que plus aucune main ne soit mordue par une fourmi. À la fin du jeu, tout le monde se lève en riant.

 

© Alexandre François (CNRS-LACITO, décembre 2005)

Lieu : Océanie, Vanuatu, Motalava – Langue : mwotlap

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photo40Les fourmis rouges – Alexandre François
Motalava, Vanuatu, décembre 2005
Sony DSC-H1, 1.3 Mp, 1/20e, F/ 2.8, 6 mm, ISO 64

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photo 16 décembre 2016 to up

bord-route

Tissage en bord de route

Sur la nouvelle route entre le village de Liphakpu (2000m) et le bourg de Rupa (1500m), en hiver. Nous sommes chez les Sherdukpen, population de langue tibéto-birmane dans le Nord-est de l'Inde, non loin du Bhoutan et du Tibet chinois. La route, qui n'est pas goudronnée, offre l'avantage d'être un espace plat et, à vrai dire, très peu fréquenté. Il est donc plus agréable d'être là, près d'un petit feu, pour travailler et être ensemble, que d'être dans les maisons qui sont trop sombres dès que la lumière baisse.

 

© François Jacquesson (CNRS-LACITO, 23 février 2010)

Lieu : Asie, Inde, Arunachal Pradesh, village de Lipakphu – Langue : sherdukpen

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photo40Groupe de Sherdukpen en bord de route en montagne – François Jacquesson
Village de Lipakphu, Arunachal Pradesh, Inde, 23 février 2010
Panasonic DMC-FZ28, 1/100e, F/ 4, 4,8 mm, ISO 100

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photo 15 décembre 2016 to up

ciel-goro

Ciel et mer confondus au coucher du soleil (baie de Goro, Nouvelle-Calédonie)

Au retour de la pêche à la tortue, en fin de journée, pendant que les pêcheurs débarquent leurs prises sur le rivage, nous pouvons observer la tranquillité de la baie de Goro. La tribu de Goro, située sur la côte Est, au sud de la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie, possède un lagon assez vaste qui la protège des assauts de la mer. C'est une tribu où les pêcheurs ont une importance particulière. En février, les membres des clans-pêcheurs sont chargés des pêches coutumières en tortues et en vaches marines pour approvisionner la chefferie en produits de la mer en échange des produits de la terre. Chaque année vers le mi-février, ces pêches se déroulent en vue de la bénédiction des premières ignames. En fin de journée, le soleil se couche derrrière la montagne qui surplombe le lagon et, lorsque la mer est basse, cela produit un effet de miroir qui se révèle splendide.

 

© Isabelle Leblic (CNRS-LACITO, février 1986)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Province Sud, commune de Yaté – Langue : drubéa.

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photo40Ciel et mer confondus au coucher du soleil – Isabelle Leblic
Baie de Goro, Nouvelle-Calédonie, février 1986
Cliché argentique numérisé

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photo 14 décembre 2016 to up

fumees-lever-jour

Les volutes de fumée des chel shul (petits tas de branchages de pin et d'azalées enflammés) éliminent les impuretés dans le village naxi au matin du Sacrifice au Ciel

Dans les montagnes surplombant le fleuve Jinsha dans le Nord-Ouest du Yunnan, le village naxi de Wumu compte quelques cinq cent habitants, pour la plupart paysans. Ils vivent de leurs cultures de blé, de maïs, d'orge, de fèves et de pois et d'élevage de chèvres et de porc. La photographie a été prise au matin du cinquième jour de la nouvelle année du calendrier lunaire, date à laquelle se tient chaque année la grande cérémonie du Sacrifice au Ciel, le plus important des cultes aux ancêtres des Naxi. Ce matin-là, comme pour chaque grande occasion, chaque famille effectue chez soi un petit rituel visant à éliminer les impuretés (en naxi : chel shul, en chinois : chuhui 除秽) en enflammant à l'extérieur de la maison un petit tas d'aiguilles de pin et de feuilles d'azalées. La fumée blanche s'élève ainsi dans l'air matinal, enrobant le village d'une atmosphère particulière.

 

© Emmanuelle Laurent (CNRS-LACITO, 12 février 2016)

Lieu : Asie, province du Yunnan, Baoshan, Wumu – Langue : naxi.

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photo40Les volutes de fumée des chel shul (petits tas de branchages de pin et d'azalées enflammés) éliminent les impuretés dans le village naxi au matin du Sacrifice au Ciel – Emmanuelle Laurent
Wumu, Baoshan, province du Yunnan,12 février 2016 -- Nikon D3100, 1/200e, F/ 10, 24 mm, ISO 400

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photo 13 décembre 2016 to up

grenier-familial

Grenier familial

Les Bwa sont des agriculteurs sédentaires vivant au sud-est du Mali et à l'ouest du Burkina Faso, où ils sont aussi appelés Bwaba. Ils parlent une langue gur, le bwamu (ou boomu au Mali, ISO 639-3 : bmq). Ils cultivent surtout le mil, mais aussi le petit mil, les arachides, le fonio, et dans les zones qui le permettent, le riz et le maïs. Ils possèdent également des vergers de karités, dont ils récoltent les noix qu'ils vendent sous forme de beurre, apprécié pour la cuisine comme pour la cosmétique. Les greniers, solides constructions de banco faites de terre crue de termitière et de paille mêlées, sont communs au niveau de la « maisonnée » (zun), segment de lignage sous l'autorité d'un homme qui forme une communauté de production et de consommation.

 

© Cécile Leguy (CNRS-LACITO, 6 juillet 2009)

Lieu : Afrique, Mali, Pauldaga – Langue : bomu (langue gur)

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photo40Grenier familial - Cécile Leguy
Pauldaga, Mali, 6 juillet 2009
Panasonic DMC-TZ1, 1/400e, F/ 5,6, 7 mm, ISO 80

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photo 12 décembre 2016 to up

vieille-appelant

Vue sur le fleuve Jinsha en pays naxi

Dans le Nord-ouest du Yunnan, dans les montagnes surplombant le fleuve Jinsha, cette vieille femme naxi vient, comme chaque fin d'après-midi, chercher ses cochons. L'élevage de porcs est l'une des activités principales des habitants du village, avec l'élevage de chèvres et la culture de blé, de maïs et de tabac. La vieille Li porte l'habituel tablier bleu de travail qui ceint sa taille ainsi qu'un turban noir, brodé de couleurs aux extrémités, enroulé autour de sa tête. Le turban noir est porté par les femmes naxi à partir de 75-80 ans. Leurs cadettes de quelques années (env. 50-75 ans) portent elles la casquette mao bleue. Pour le labeur quotidien, le costume traditionnel des anciennes du village est - à l'exception du turban et des boucles d'oreilles en argent et en jade - remplacé par les vieux vêtements de tous les jours. La peau de mouton aux sept étoiles est réservée aux jours de fête et aux grandes occasions.

 

© Emmanuelle Laurent (CNRS-LACITO, 4 mars 2016)

Lieu : Asie, province du Yunnan, Baoshan, Wumu – Langue : naxi.

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photo40La vieille L. Z. rappelle ses cochons dans les montagnes surplombant le fleuve Jinsha -– Emmanuelle Laurent
Wumu, Baoshan, province du Yunnan, 4 mars 2016
Nikon D3100, 1/320e, F/ 10, 18 mm, ISO 400

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photo 11 décembre 2016 to up

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Marché aux tissux

Tominian est une petite ville dynamique d'environ 30 000 habitants, chef-lieu du cercle du même nom, située en plein pays des Bwa au Mali. Les marchés sont des lieux de rencontres multi-ethniques, les commerçants venant des alentours ou parfois de très loin sont souvent marka, bambara ou peuls. Les paysans bwa viennent également vendre au marché une partie de leurs récoltes, notamment du mil et des arachides, mais aussi des produits manufacturés comme le beurre de karité, les calebasses prêtes à servir ou des cordes. Le marché de Tominian a lieu tous les dimanches.

 

© Cécile Leguy (CNRS-LACITO, 12 juillet 2009)

Lieu : Afrique, Mali, Tominian – Langue : bomu (langue gur)

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photo40Marché aux tissus - Cécile Leguy
Tominian, Mali, 12 juillet 2009
Panasonic DMC-TZ1, 1/400e, F/ 5, 5,2 mm, ISO 80

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photo 10 décembre 2016 to up

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La saga des géants du Royal de Luxe (Nantes)

« Histoires de Géants » par la compagnie "Royal de Luxe", dans deux spectacles :
• "La géante du Titanic et le scaphandrier", Nantes (5-9 juin 2009)
• spectacle repris et adapté pour la commémoration de la réunification de l'Allemagne et de la chute du mur de Berlin (2-4 octobre 2009).

 

© Bertrand Masquelier (CNRS-LACITO, juin 2009)

Lieu : Europe, Allemagne, Nantes

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photo40La saga des géants du Royal de Luxe – Bertrand Masquelier
Réveil à Nantes de la petite géante, juin 2009
Nikon D70s, F/ 8

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photo 9 décembre 2016 to up

rhebunu

Protestation du comité Rheebu Nuu contre le projet minier Goro Nickel

Les poteaux sculptés, placés en hauteur pour dominer l'espace, représentent les ancêtres du lieu ; les étoffes qui les entourent sont déposées en hommage et soutien.

 

© Isabelle Leblic (CNRS-LACITO, 15 mars 2007)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, Goro – Langue: drubéa

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photo40Protestation du comité Rheebu Nuu contre le projet minier Goro Nickel – Isabelle Leblic
Montagnes au-dessus de Goro, Nouvelle-Calédonie, 15 mars 2007
Nikon D70s, 1,6 Mp, 1/500e, F/ 11, 38 mm, ISO 800

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photo 8 décembre 2016 to up

tombe-inuit

Tombe inuit (amoncellement de pierres) avec croix

Avant leur sédentarisation par le gouvernement canadien à la fin des années 1950, les Inuit enterraient leurs morts à proximité de leurs campements éparpillés le long des côtes. En raison du permafrost qui empêche de creuser le sol, les tombes consistaient en un amoncellement de grosses pierres censées protéger les corps contre les animaux sauvages. Aujourd'hui, les morts sont enterrés dans le cimetière du village. Depuis la christianisation des Inuit par les missionnaires catholiques ou anglicans, les tombes portent une croix.

 

© Vladimir Randa (CNRS-LACITO, août 2002)

Lieu : Amérique du Nord, Canada, Nunavut, Maniittuq – Langue : inuktitut

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photo40Tombe inuit (amoncellement de pierres) avec croix – Vladimir Randa
Maniittuq, Nunavut, Canada, août 2002
Cliché argentique numérisé

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photo 7 décembre 2016 to up

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Champ d'ignames dans la haute vallée de la Kouaoua (Nouvelle-Calédonie), au village de Waabe

Très tôt, les enfants viennent aider à la mise en place des perches de bois destinées à supporter les tiges des ignames.

 

© Claire Moyse-Faurie (CNRS-LACITO, 20 octobre. 2014)

Lieu : Océanie, Nouvelle-Calédonie, haute vallée de Kouaoua, Waabe – Langue : haméa

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photo40Les enfants viennent aider à la mise en place des perches de bois destinées à supporter les tiges d'ignames – Claire Moyse-Faurie
Waabe, haute vallée de Kouaoua, Nouvelle-Calédonie, 20 octobre. 2014
Nikon Coolpix S9400, 1/125e, F/ 3,6, 5,1 mm, ISO 125

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photo 6 décembre 2016 to up

dieux

Repeindre les dieux

Chaque année, on repeint les sculptures de dévotion au long du parcours (un petit km) qui, depuis la grand-route permet d'accéder au sommet de la colline de Kâmâkhya. À cet endroit se trouve l'ensemble religieux groupé autour du temple principal, qui est le le plus important lieu de pèlerinage pour tout le Nord-est de l'Inde.

 

© François Jacquesson (CNRS-LACITO, 31 janvier 2010)

Lieu : Asie, Inde, Assam, Kamakhaya, colline sacrée de Nilacha, – Langue : assamais

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photo40Repeindre les statues des dieux – François Jacquesson
Colline sacrée de Nilachal, Kamakhaya, Assam, Inde, 31 janvier 2010
Panasonic DMC-FZ28, 1/250e, F/ 5, 6,9 mm, ISO 100

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photo 5 décembre 2016 to up

tombeau-marabout

Tombeau de Sidi Bou Zekri

Dans la petite oasis de Tabelbala (sud-ouest algérien), l'histoire du terroir s'écrit à l'intérieur du cimetière desImạmạḍən (marabouts). Les tombeaux attestent des différents saints qui sont arrivés de loin en apportant leur bénédiction, et ces lieux attiraient autrefois de nombreux et lointains pèlerins. Leur renommée aidait à protéger le village aux époques les plus troublées. Le tombeau ci-dessus est celui de Sidi Bou Zekri, fondateur de Tabelbala. Selon la légende locale, il décida de s'installer là où sa chamelle s'était arrêtée, sous un arbre qui donnera son nom (awərbəl en korandjé, abəlbal en berbère) à l'oasis (Tsawərbəts / Tabelbalt). Son mausolée possède six "portes" en forme d'arches ; les vieux disent que c'est pour qu'il puisse sortir dans n'importe quelle direction pour aider celui qui l'appelle. Le sol est toujours couvert d'étoffes. Sur le plafond du dôme, on fixait un oeuf d'autruche (asiyəd), mais les autruches qui vivaient nombreuses sur les dunes ne sont plus là. Aujourd'hui le statut religieux et social de ces monuments est contesté. Pour certains, c'est un péché de construire de grands tombeaux, et encore plus grave d'espérer l'aide des morts. Mais, si les jeunes apprennent à ne plus prendre au sérieux la protection des saints, ils apprennent aussi à voir leurs tombeaux comme un patrimoine historique.

 

© Lameen Souag (CNRS-LACITO, 29 décembre 2007)

Lieu : Afrique, Algérie, Tabelbala – Langue : korandjé

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photo40Le tombeau d'un marabout à Tabelbala – Lameen Souag
Tabelbala, wilaya de Béchar, Algérie, 29 décembre 2007
Olympus digital, 1/500e, F/ 6,3, 6,7 mm, ISO 80

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photo 28 novembre 2016 to up

40 photos pour les 40 ans du Lacito

du 15 novembre au 16 décembre 2016

Exposition : campus CNRS, 7 rue Guy Môquet, Villejuif - bât. C, couloir du rez-de-chaussée

affiche

À l'occasion du colloque international "Du terrain à la théorie - Les 40 ans du LACITO", une sélection de photos de chercheurs du laboratoire est exposée, mettant en valeur les 40 ans d'existence du laboratoire.

Photographies d'Evangelia Adamou, Laurent Fontaine, Alexandre François, François Jacquesson, Emmanuelle Laurent, Isabelle Leblic, Cecile Leguy, Bertrand Masquelier, Alexis Michaud, Claire Moyse-Faurie, Samia Naim, Catherine Paris, Vladimir Randa, Lameen Souag et Jacqueline M.C. Thomas.

Exposition constituée et mise en place par Isabelle Leblic (avec l'aide d'Emmanuelle Laurent et de Fabrice Jejcic), pour le Club Photo de Villejuif (Caes de Villejuif).

Lieux : Afrique, Amérique du Nord et du Sud, Asie, Europe, Moyen-Orient et Océanie – Langues : abzakh, inuktitut, lazé, mwotlap, na ou naxi, ngbaka-ma'bo, xârâcùù, yucuna

 

Voici les quinze premières, qui avaient déjà été mises en ligne avant l'exposition.

Juin 2008
vr

Louis Illupalik attachant un chargement sur son traîneau en bois
Vladimir Randa
Committee Bay, Nunavut, Canada, mai 1985
cliché argentique numérisé

Mai 2009
am

Cérémonie funéraire au village de FengKe 峰科 (Lijiang, Yunnan, Chine 中国 云南省丽江市)
Alexis Michaud
Fengke, Liliang, Yunnan, 2004

Avril 2010
lf

L'incantation du sel végétal
Laurent Fontaine
La Pedrera, Amazonas, Colombie, août 2009

Juin 2010
am

Les montagnes du comté de Muli, en bordure du haut plateau
Alexis Michaud
Vallée de Xiangjiao, comté de Muli, Yunnan/Sichuan, 11 nov. 2006
Sony DSC-P8, 1/1000e, F/ 5,6, 6 mm, ISO 100

Août 2010
am

La tenue moderne d'un prêtre-chamane
Alexis Michaud
HuXiansheng et sa femme, Vallée de Xiangjiao, comté de Muli, Yunnan/Sichuan, 12 nov. 2006
Sony DSC-P8, 1/200e, F/ 2,8, 6 mm, ISO 100

Janvier 2011
lf

La coca à mâcher des Yucuna
Laurent Fontaine
La Pedrera, Amazonas, Colombie, 1er août 2003
Sony DCR-PC120E, 1/50e, F/ 2,4, 4,2 mm, ISO 100

Janvier 2011
bma

La saga des géants du Royal de Luxe
Bertrand Masquelier
Promenade au Havre, octobre 2006
Nikon F80, cliché argentique numérisé

Février 2011
jmct

Il y a trois noms de couleurs de base : le blanc de la surnature, le noir de la nature, le rouge de la transition
Jacqueline M.C. Thomas
Forêt centrafricaine, Centrafrique, 1986
cliché argentique numérisé

Mai 2011
cp

Hairiye Alparsian :
Préparation du pain

Catherine Paris
Région de Çorum, Turquie, 1969
cliché argentique numérisé

Juin 2011
af

La ronde des tricots rayés
Alexandre François
Motalava, Vanuatu, décembre 2005,
Sony DSC-H1, 5 Mp, 1/100e, F/ 4, 13 mm, ISO 64

Juillet 2011
samia

Épices sur le marché de Ṣanˁāˀ
Samia Naïm
Ṣanˁāˀ, Yémen, 1986
cliché argentique numérisé

Décembre 2011
lila

Enseignement de l'ixcatèque à Santa María Ixcatlán
Evangelia Adamou
Santa María Ixcatlán, État de Oaxaca, Mexique, 22 nov. 2011
Panasonic DMC-TZ7, 1/40e, F 3,8, 7,9 mm, ISO 400

Janvier 2012
vladimir

Pêche au crépuscule
Vladimir Randa
Région d'Iglooglik, Nunavut, Canada, 5 août 2011
cliché argentique numérisé

Octobre 2012
isabelle

Présentation d'une monnaie kanak âdi pour une coutume de deuil
Isabelle Leblic
Baala, vallée de Po, Ponérihouen, Nouvelle-Calédonie, 26 octobre 2008
Nikon D70s, 1,6 Mp, 1/60e, F/ 4,5, 70 mm, ISO 800

Février 2013
isabelle

Retour de champ avec les ignames de prémices
Isabelle Leblic
Baala, vallée de Po, Ponérihouen, Nouvelle-Calédonie, 23 mars 2007
Nikon D70s, 1,6 Mp, 1/400e, F/ 10, 31 mm, ISO 800

Par la suite, les nouvelles photographies seront mises en ligne, une par jour, accompagnées de commentaires explicatifs.

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photo 17 juin 2016to up

weneki

Chefferie de Weneki (Ouvéa, îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie)

Dans les îles, les chefferies sont plus imposantes que sur la Grande Terre et sont généralement entourées de barrières de pied de bois imposantes, sans doute pour signifier que le chef se tient bien au-dessus et en dehors de ses sujets. C'est que nous voyons sur cette photo.
     En Nouvelle-Calédonie, l'organisation sociale kanak est organisée en ce que nous appelons en français des chefferies à l'intérieur d'entités territoriales qui correspondent aux pays kanak (amù[1]). Il est courant de dire que les chefs viennent de l'extérieur et sont des étrangers, en opposition aux maîtres de la terre, garants de l'autochtonie. Mais, plus qu'une opposition, il vaudrait mieux parler ici d'une complémentarité qui est exprimée par exemple en paicî par les expressions caa mä ao (lit. «pères et grands-pères», les supports de la chefferie, ce qu'on traduit souvent par les "sujets") et èrù mä näi (litt. «fils et petits-fils», les chefs). Souvent on appelle le chef «le grand fils», «l'aîné». Tout cela est à penser en lien avec l'enracinement sur des terres, la parenté, les échanges et les liens avec les esprits et les ancêtres.
     Depuis la colonisation française (1853), et depuis que les Kanak ont accès au droit de vote (à partir de 1946 progressivement), ils participent aux élections des diverses autorités municipales, territoriales ou provinciales. Depuis l'accord de Nouméa (1998), une nouvelle autorité doit être ajoutée à celles élues au suffrage universel, le sénat coutumier constitué de seize membres, deux pour chacune des huit aires coutumières que compte le pays. Les sénateurs sont nommés par les conseils coutumiers, selon les usages reconnus par la coutume. Aussi ce ne sont que des hommes au moment où les élus municipaux, territoriaux ou provinciaux doivent respecter les règles de la parité. Et, depuis, la cohabitaiton entre les diverses autorités représentatives ne sont pas toujours faciles. Par exemple, c'est un nouveau défi pour des femmes indépendantistes qui voudraient changer les règles de la coutume afin de leur permettre d'entrer au sénat coutumier. Dans cette communication (ASAO 2016 - San Diego, session Chiefs todays), je présente une analyse de cette cohabitation face aux enjeux du débat politique actuel avec le référendum d'autodétermination qui doit se tenir d'ici fin 2018.
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[1] Nous prendrons l'exemple de la langue paicî de Ponérihouen pour donner les concepts vernaculaires.

 

© Isabelle Leblic (CNRS-LACITO, mai 2007)

Lieu : Océanie, Îles Loyauté, Ouvéa – Langues : iaai et fagauvea

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photo 3 mars 2016 to up

miju

Rapkhu Ngadong à Phanglongglat, chez les Miju (Inde)

La langue miju (mieux : kamaan ou keman) est parlée par environ 15 000 personnes dans l'extrême nord-est de l'Inde, dans la vallée de la Lohit. C'est l'une des deux langues, avec le digaru (mieux : Tsemo), d'une petite population des montagnes de la frontière en Inde et Chine. Cette ethnie est divisée en clans, et Rapkhu fait partie du clan Ngadong. Il sait réciter une liste d'ancêtres en ligne patrilinéaire qui, après huit générations, trouve Teisi, considéré d'ordinaire comme un fondateur du clan. Il habite Phanglongglat, un village (glat 'village') accroché au flanc sud de la vallée de la Lohit (27°58 N x 96°39 E). Nous étions alors en février, saison des oranges. Il fabrique ici des petits paniers dans lesquels les femmes de la maison, après avoir traversé la passerelle au-dessus de la rivière, iront vendre les fruits.

 

© François Jacquesson (CNRS-LACITO, 2016)

Lieu : Asie, Inde, Phanglongglat - Langue : miju

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