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Lectures and talks at the Lacito (some with video vidéo) (constructionsome details in French)

 

in 2015

  • 28 April 2015 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of François Jacquesson on Le pronom indéfini, stratège secret du langage (PPT presentation here)
    Abstract in French
    Nous présenterons les propriétés des divers types de pronom indéfini dans le système des autres pronoms auxquels ils sont liés, principalement l'interrogatif et le déictique, en nous appuyant sur quelques langues bien connues. Nous examinerons ensuite dans plusieurs contextes culturels et linguistiques le cas des formules légales « celui qui a commis X, il fera Y » (ou : quel que soit celui qui a fait cela, il lui sera fait ceci) qui permet de comparer des énoncés comparables et des fonctions homologues à travers des langues et des cultures très diverses. Nous verrons qu'il est impossible de produire une règle (en mathématique, physique, en grammaire ou en droit) sans la notion et le fonctionnement d'un pronom indéfini, lequel met alors en jeu une logique de corrélation qui, centrale au plan cognitif, est aussi au cœur de la morphosyntaxe des langues.

  • 21 April 2015 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of René Lacroix on Quand les marques d'accord reprennent un fonctionnement anaphorique : le cas du français,
    -- Abstract in French
    Ce qu'on peut appeler, au sens large du terme, accord du verbe recouvre trois types de phénomènes. Tout d'abord, les marques de personne peuvent être en distribution complémentaire avec le syntagme nominal dont elles représentent le même argument sémantique. En arabe littéraire, par exemple, le patient du verbe « frapper » peut être représenté par un SN, comme en (1), ou par un suffixe verbal, comme en (2). En revanche, la cooccurrence du suffixe et du SN n'est pas possible (*ḍaraba-hu r-raʒulu l-kalba). 
    (1) ḍaraba                      r-raʒul-u                        l-kalb-a
         frapper.acp.s3sm   def-homme.sg-nom   def-chien.sg-acc 
         « L'homme a frappé le chien. » 
    (2) ḍaraba-hu                           r-raʒul-u
         frapper.acp.s3sm-o3sm   def-homme.sg-nom 
         « L'homme l'a frappé. » 
    Dans un second type de langue, les marques de personne sont toujours présentes sur le verbe, que le SN correspondant apparaisse dans la proposition ou non. C'est le cas dulatin, où l'on peut dire puer clama-t (enfant crier-s3s) « l'enfant crie », ou simplement clama-t « il crie ». Enfin, dans un troisième type de langue, les marques verbales sont toujours présentes et la proposition contient obligatoirement un SN coréférent. Ainsi, en allemand, la phrase er sing-t (il chanter-s3s) « il chante » est grammaticale, ce qui n'est pas le cas de *singt. Le français est généralement considéré comme appartenant à ce dernier type (Creissels 2006, Haspelmath 2001, Siewierska 1999, 2006, Spencer et Luís 2012). Ces trois types de langue représentent différentes étapes d'un chemin de grammaticalisation dont le dernier stade, selon certains auteurs, serait celui qu'illustrent l'allemand et le français.
    Dans cet exposé, je voudrais tout d'abord proposer une autre analyse du français, qui semble relever du type 2 et non du type 3. C'est ce qui apparaît si l'on prend en compte non pas seulement les désinences verbales, mais également les pronoms conjoints (je, tu, il...), que plusieurs tests suggèrent de considérer comme des affixes.
    Dans un second temps, j'aimerais montrer que l'histoire du système verbal du français illustre une évolution particulièrement rare au niveau des langues du monde. Dans cette langue, en effet, les désinences, qui fonctionnaient autrefois comme de pures marques d'accord (type 3), ont retrouvé un fonctionnement anaphorique (type 2). L'histoire du français montre donc que l'évolution du fonctionnement des marques d'accord se fait selon un schéma cyclique et non linéaire. 
    L'exposé sera également l'occasion de présenter les données du laze, langue caucasique du sud offrant un système complexe de marquage de la personne, et de déterminer où se situe cette langue dans la typologie tripartite évoquée ci-dessus.
    -- Abreviations
    acc : accusatif ; acp : accompli ; def : défini ; nom : nominatif ; o3sm : indice d'objet, 3ème personne singulier masculin ; sg : singulier ; s3sm : indice de sujet, 3ème personne singulier masculin 
    -- References
    Creissels, Denis. 2006. Syntaxe générale, une introduction typologique, volume 1. Lavoisier. 
    Haspelmath, Martin. 2001. The European linguistic area: Standard Average European. In: Haspelmath, Martin, Ekkehard König, Wulf Oesterreicher et Wolfgang Raible (éds).Language typology and language universals, volume 2. Walter de Gruyter.
    Siewierska, Anna. 1999. From anaphoric pronoun to grammatical agreement marker: Why objects don't make it. Folia Linguistica 33/2, p. 225-251. 
    Siewierska, Anna. 2004. Person. Cambridge University Press. Spencer, Andrew et Ana R. Luís. 2012. Clitics. An Introduction. Cambridge University Press.

  • 14 April 2015 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Cécile Leguy (Paris 3-Lacito) on Les proverbes sont-ils des métaphores ?
    Abstract in French
    En quel sens peut-on parler de métaphore dans le discours proverbial ? Les énoncés proverbiaux sont-ils métaphoriques en eux-mêmes, ou bien est-ce lors de l’énonciation qu’un énoncé peut être métaphorique ? A partir de l’exemple du proverbe, nous interrogerons la dimension énonciative de la métaphore.
    References
    -- CHARBONNEL Nanine et KLEIBER Georges (eds), 1999, La métaphore entre philosophie et rhétorique, Paris, PUF. 
    -- CONENNA Mirella et KLEIBER Georges, 2002, « De la métaphore dans les proverbes », in Balibar-Mrabti et Conenna (eds), Nouvelles approches de la métaphore, Langue française n°134, Paris, pp. 58-77. 
    -- LEGUY Cécile, 2005, « A propos de la communicabilité du dire proverbial. Réflexion sur l'aspect métaphorique des proverbes », in Baumgardt et Derive (dir.), 2005, Paroles nomades. Ecrits d'ethnolinguistique africaine (publié en hommage à Christiane Seydou), Paris, Karthala, pp. 99-113. 
    -- MESCHONNIC Henri, 1976, « Les proverbes, actes de discours », Revue des Sciences Humaines, T. XLI, n°163, pp. 419-430. 
    -- PRANDI Michele, 2002, « La métaphore : de la définition à la typologie », in Balibar-Mrabti et Conenna (eds), Nouvelles approches de la métaphore, Langue française n°134, Paris, pp. 6-20. 
    -- RICŒUR Paul, 1975, La métaphore vive, Paris, Seuil. 
    -- TAMBA Irène, 2000, « Le sens métaphorique argumentatif des proverbes », Cahiers de praxématique n°35, Montpellier, pp. 39-57. 

  • 24 March 2015 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Catherine Taine-Cheikh on (In)définitude et assymétrie morphosyntaxique en arabe
    Abstract in French
    Dans un certain nombre de parlers arabes, l'opposition entre le défini et l'indéfini repose entièrement sur l'emploi – ou non – de l'article (a)l du défini, tandis que d'autres parlers présentent certains usages d'un (ou de plusieurs) article(s) indéfini(s) – qu'il s'agisse de vestiges de l'ancien article de l'indéfini en (v)n ou de morphèmes divers (wāḥəәd, ferd, ši...) grammaticalisés dans un nouvel usage.
    En dépit de ces différences, la plupart des variétés de l'arabe ont maintenu (au moins dans ses grandes lignes) la distinction entre deux types de marquage de la définitude :
    i) le marquage 'unique' du syntagme d'annexion (complément de détermination nominal), du type
              øN1 + øN2          vs          øN1 + (a)l-N2
    ii) le marquage 'redoublé' du syntagme de qualification (complément de détermination adjectival, avec 'accord en définitude'), du type
             øN1 + øN2          vs          (a)l-N1 + (a)l-N2
    Cette règle a une portée très générale, dont les effets se retrouvent aussi bien dans la construction des numéraux (pour l'expression des noms comptés) que dans la syntaxe des propositions relatives. C'est ainsi qu'on a en principe les mêmes structures de relative, indépendamment du caractère défini ou non du nom-tête, dans les exemples suivants (Badawi, Carter & Gully, Modern Written Arabic. A Comprehensive Grammar, 2004 : 491) :
             • ṭabībatun ˀamrīkiyyatun / lā yabdū ˤalā wajhihā ˀayyu taˤbīrin
             'an American doctor / on whose face no expression appears'
             • al-ṭabībatu l-ˀamrīkiyyatu llāti / lā yabdū ˤalā wajhihā ˀayyu taˤbīrin
             'the American doctor [the one] / on whose face no expression appears'
    Il arrive cependant que le parallélisme soit rompu, soit facultativement (avec le relatif indéfini ma en arabe littéraire — Badawi & al., op. cit. : 510), soit obligatoirement (avec le relatif lli dans le dialecte ḥassāniyya). Ces cas particuliers concernent toujours le pronom résomptif d'objet.
    Mon exposé portera sur ce type de phénomènes (dans l'ensemble des dialectes arabes) et abordera, outre la question du pronom 'de rappel' des relatives :
    – celle des numéraux (passage d'une structure à une autre en fonction du caractère défini ou non du syntagme)
    – celle de la négation (présence ou non d'un second élément en fonction du caractère défini ou non de l'objet)
    – celle de l'ordre SV(O) ou VS(O).
    Il s'agit d'une synthèse exploratoire

  • 23 March 2015 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Aurore Tirard (INALCO, LACITO) on La polydéfinitude en romani d'Albanie 
    -- Abstract in French
    L'article défini du romani est un morphème libre qui occupe en principe la première place dans le syntagme nominal (Matras 2002:165-166). Cependant, il est grammaticalement correct d'employer deux articles définis identiques pour déterminer un nom-tête unique – à l'instar de l'accord en définitude des langues sémitiques (Rubin 2005:83) et de la « polydéfinitude » (Kolliakou 2004) du grec moderne (Lekakou & Szendrői 2012). Contrairement aux premières mais comme en grec, il s'agit d'un phénomène à caractère purement optionnel, présent à notre connaissance principalement dans les variétés d'Albanie, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie et de Serbie. 
         Pour des raisons structurelles et pragmatiques, le phénomène n'est pas fréquent dans la langue spontanée : pour pouvoir l'étudier, nous avons conçu une expérience linguistique qui permette son émergence et son étude systématique. Elle a été réalisée lors d'une mission de terrain monolingue dans une famille rom en Albanie.
         Après avoir présenté cette expérience et ses résultats, nous verrons que deux types de facteurs influencent ce phénomène : des variables 'internes', d'ordre linguistique (ordre des constituants, statut de l'information), mais également des variables 'externes', d'ordre socio-linguistique (genre, âge, niveau d'éducation, militantisme linguistique). Il s'agira notamment de déterminer quels individus emploient cette structure et quelle est la part de la variation libre.
    -- References
    Kolliakou, D. (2004). "Monadic definites and polydefinites: their form, meanning and use". Journal of Linguistics, vol. 40, pp 263-333. 
    Lekakou, M. & K. Szendrői. (2012). "Polydefinites in Greek: Ellipsis, close apposition and expletive determiners". Journal of Linguistics, vol. 48, pp 107-149. 
    Matras, Y. (2002). Romani: A Linguistic Introduction. Cambridge: Cambridge University Press. 
    Rubin, A. D. (2005). Studies in Semitic grammaticalization, Harvard Semitic Studies, vol. 57. Winona Lake, Indiana: Eisenbrauns.

  • 10 March 2015 - "Métaphore(s)" Seminar
    General discussion about several texts... en vue de préciser plus finement ce qu'est une métaphore en anthropologie linguistique.
    Articles in French
    Jocelyn Benoist"Les métaphores sont des expressions comme les autres", Archives de Philosophie, 2007/4 Tome 70, p. 559-578 (ICI via Cairn)
    Anne-Marie Diller "Cohérence métaphorique, action verbale et action mentale en français", Communications, 53, 1991. Sémantique cognitive. pp. 209-228. (sur Persee)
    Patricia Schulz (1) "Le caractère relatif de la métaphore", Langue française. N°134, 2002. pp. 21-37. (sur Persee)
    Patricia Schulz (2) "Le caractère relatif et ambigu du concept traditionnel de métaphore et la construction du sens lexical", Semen [En ligne], 15, 2002 
    Francis Zimmermann "Lévi-Strauss et l'illusion des explorateurs", Archives de Philosophie, 2003/1 Tome 66, p. 33-48 (ICI via Cairn)
    Article in English:
    Peter Seitel : "Haya metaphors of speech", Language in Society, Vol. 3, No. 1 (Apr., 1974), pp. 51-67. (ICI via jstor)

  • 24 February 2015 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Christiane Pilot Raichoor on L'expression de l'indéfinitude en badaga
    Abstract in French
    Le contraste de définitude n'a pas d'expression systématique dans les langues dravidiennes. C'est le plus souvent le contexte discursif qui permet de déterminer si un terme ou une expression sont définis ou non. Il existe néanmoins diverses stratégies pour signaler l'indéfinitude. L'usage du numéral 'un' est l'une des plus communes. On présentera ses emplois en badaga ainsi que ceux de quelques autres quantifieurs. On notera aussi, comme dans beaucoup d'autres langues, l'apport du marquage de l'objet dans la détermination de la définitude. Probablement plus caractéristique des langues dravidiennes est l'usage étendu de particules : notamment =ū conjonctif et =ō disjonctif en badaga, pour le marquage de l'indéfinitude. On observera leurs différences d'emploi et leurs combinatoires avec les expressions nominales et les pronoms (interrogatifs/indéfinis) ainsi que leur interaction avec la négation qui supplée à l'absence d'indéfinis négatifs (type : 'personne', 'rien'). Outre la variété des stratégies utilisées, on notera que le marquage de l'indéfinitude n'est pas restreint aux éléments nominaux.

  • 9 February 2015 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Claudine Chamoreau (CNRS – CEMCA / SeDyL-CELIA) on Prédominance du marquage sur le dépendant et développement d'une attirance sur la tête en purepecha  
    -- Abstract in French
    En purepecha (isolat parlé à l'ouest du Mexique), les relations sont généralement marquées sur le dépendant : le génitif apparaît sur le possesseur, il y a un système de cas et de postpositions, les arguments sont indiqués par des enclitiques de seconde position, etc. A côté de cette prédominance du marquage sur le dépendant, il existe trois contextes dans lesquels le purepecha montre des caractéristiques d'une langue à marquage sur la tête (Nichols 1986) : l'absence de marque pour la troisième personne du singulier (et parfois pour la première personne du singulier), le suffixe objet de troisième personne du pluriel et le suffixe applicatif – encodant un bénéficiaire ou un possesseur – apparaissent sur le prédicat. Récemment, la position des enclitiques personnels montre des variations puisqu'ils peuvent apparaître sur le prédicat. Dans cet exposé, j'examinerai les différents types de marquage et montrerai la complexité de leur coexistence. De plus, je discuterai deux explications complémentaires pour les variations de position des enclitiques personnels. Ces variations semblent relever, d'une part, d'une attirance sur la tête (Chamoreau 2014) – tendance dont les prémices sont attestées au XVIème siècle, et qui rappelle des stratégies connues dans d'autres langues, notamment les langues romanes (Vincent 2001) – et d'autre part de l'influence de l'espagnol, langue en contact avec le purepecha. 
    -- References
    Chamoreau, Claudine. 2014. Enclitics in Purepecha: Variation and split localization. In Jean-Léo Léonard & Alain Kihm (eds). Patterns in Meso-American Morphology. 119-143. Paris: Michel Houdiard Editeur. 
    Nichols, Johanna. 1986. Head-marking and dependent marking grammar. Language 62 (1): 56–119.
    Vincent, Nigel. 2001. Latin. Martin Harris and Nigel Vincent (eds). The Romance Languages. 26-78. Oxford: Oxford University Press.

  • 27 January 2015 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Marc Antoine Mahieu on l'expression de l'indéfini en inuktitut
    Abstract in French
    L'inuktitut, et plus généralement les dialectes inuit, ne grammaticalisent pas le contraste de définitude : le locuteur n'est pas contraint d'indiquer si les expressions nominales qu'il emploie ont un référent précis et identifiable par l'allocutaire ou, au contraire, un référent quelconque et/ou dont l'allocutaire n'a pas déjà une connaissance. Mais de quels moyens le locuteur d'inuktitut dispose-t-il pour marquer l'indéfini quand il le souhaite ? La réponse à cette question paraît moins simple que ne le suggère le traitement habituel de la diathèse verbale et du système casuel. L'exposé présentera les données pertinentes, ainsi qu'une analyse possible des principaux mécanismes en jeu et de leur évolution probable. Il s'intéressera en outre à l'expression de la quantité indéfinie, qui peut passer par des structures relativement analytiques (sous influence occidentale ?).

  • 13 January 2015 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Vladimir Randa (Lacito) on Dire autrement : usage des termes de substitution chez les Inuit de l'Arctique canadien (exemple de la « langue chamanique »).
    Abstract in French
    Chez les Inuit, l'une des pratiques langagières qui régissaient autrefois l'usage de la parole dans différents contextes de la vie des individus et de la société tout entière, consistait à utiliser, pour des raisons d'ordre idéologique et rituel, des termes de substitution pour nommer des réalités aussi diverses que la faune, les parties anatomiques, les entités invisibles, la parenté, les objets usuels, les éléments du milieu naturel… Bien qu'identifiée de longue date au sein du stock lexical commun de la langue inuit, cette terminologie spécifique n'a pas reçu de la part des ethnologues et des linguistes l'attention qu'elle méritait. Qualifiée par les premiers ethnographes de « langue chamanique », elle ne fut en aucun cas réservée aux seuls chamanes. Les documents dont on dispose se répartissent entre les listes de termes « chamaniques », établies dans une perspective comparative entre différents groupes et dialectes, le plus souvent en l'absence de toute indication sur le contexte de leur utilisation, et les fragments du discours, parfois contextualisés, disséminés dans les ouvrages ethnographiques. 
    Je m'attacherai à présenter les différents types de constructions lexicales et sémantiques utilisées dans le cadre des stratégies d'évitement et de substitution linguistiques et m'interrogerai sur leur éventuel caractère de métaphore. 
    Pour finir, je ferai une incursion dans le registre poétique que représentent les chants personnels pisiit, qui se caractérisent par un recours à des procédés analogues.

In 2014 toup

  • 9 December 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Laurent Fontaine (Lacito) on Les métaphores des Yucuna d'Amazonie colombienne.
    Abstract in French
         Dans mon exposé, je tenterai de dresser un aperçu général de l'usage des métaphores chez les Yucuna. Je commencerai par présenter un certain nombre de métaphores propres à la grammaire yucuna (notamment les métaphores spatiales). Puis je passerai en revue quelques grands thèmes métaphoriques récurrents (la chasse, l'abattage en forêt, la sexualité). L'emploi des métaphores sera examiné au sein de différents genres de parole (récits, conversations, dialogues cérémoniels, incantations) et dans des situations variées (plaisanteries entre hommes, diagnostics chamaniques, etc.).

  • 2 December 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Maurice Coyaud on la formation de l'indéfini dans différentes langues du monde
    Abstract in French
    Dans bien des langues, indéfinis et interrogatifs du type "quiconque, etc." semblent faits sur les mêmes souches; Par hypothèse, je dirais que ces indéfinis ("quantificateurs universels") sont formés sur des interrogatifs. En grec ancien, tis avec accent haut signifie" qui?", tis non accentué signifie "quelqu'un" (quantificateur existentiel). 
         Me limitant aux quantificateurs du type "quiconque, n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand, n'importe comment", j'ai distingué six types de formations par adjonction à un interrogatif de : 1) un mot signifiant "aussi, même"; 2) "même si"; 3) par redoublement; 4) adjonction d'un mot signifiant "vouloir"; 5) adjonction d'un mot signifiant "ou"; 6) adjonction d'un mot signifiant "être au subjonctif".

  • 24 November 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talks of::
    Benjamin Touati (Paris-4, LACITO) on How would one set about investigating the use of gender and/or classifiers in reference tracking? 
    et de
    Agnès Henri (INALCO, LACITO) on Démonstratifs et deixis: Identifier et repérer les entités et les procès en mwerlap (Vanuatu)

  • 3 November 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Anne Daladier on L'indéfini en war
    Abstract in French
    Les différentes formes d'expression de l'indéfini en war (pnaric-war-lyngam, austroasiatique) présentent plusieurs aspects typologiques intéressants. D'une part elles utilisent plusieurs des stratégies notées par Haspelmath (1997). Elles peuvent faire intervenir le cardinal 'un', les pronoms interrogatifs (avec pronoms de troisième personne ou déictiques spatiaux et temporels variés), l'absence « d'article » ou des expressions existentielles, en particulier dans le cas d'indéfinis négatifs. Ces aspects se retrouvent dans le groupe PWL et dans différents groupes austroasiatiques, notamment dans les langues munda avec des variantes sur l'expression de l'indéfini avec des interrogatifs re-dupliqués ou combinés à une particule emphatique. 
    D'autres aspects intéressants sont plus particuliers au war et au pnaric (pnar et khasi) où l'expression de l'indéfini fait intervenir une opposition indéfini/ défini non conventionnelle. Comme dans de nombreuses langues, le war (comme le pnaric et contrairement au Lyngam) réutilise ses pronoms personnels de troisième personne comme sortes d'articles préposés aux noms. Cependant en war (comme en pnaric) ces éléments ne sont pas spécifiquement « définis » mais plutôt des sortes de classifieurs de genre/ nombre. Leur interprétation référentielle ou non dépend des constructions. L'expression de l'indéfini spécifique avec le cardinal 'un' fait aussi intervenir ces éléments. En war, l'indéfini a une relation avec l'expression nuancée du nombre et du genre.

  • 21 October 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Alexandre Djoupa (Lacito) on «Bien manger la langue» en fagauvea (Ouvéa, Nouvelle-Calédonie).
    Abstract in French
         Le titre de cet exposé a été choisi en référence à une expression idiomatique kai fagamalieina de muna «lit. bien manger la langue» que les personnes âgées emploient pour qualifier un individu qui maîtrise les tours de la langue. À distinguer d'une figure légèrement différente mais avec un sens diamètralement opposé kai-na de puku-muna «manger les mots» qui elle au contraire indique que l'on mange les mots, c'est-à-dire que l'on bafouille et donc que l'on ne sait pas parler. De cette personne qui manie la langue avec brio, il existe aussi d'autres tournures permettant de la qualifier parmi lesquelles nous avons relevé l'énoncé qui suit. 
              E mūmū de puku-muna i dona ngutu
              aspect être tendre le segment-langue prép. sa bouche 
              Les mots sont attendrissants venant de lui. (Lit. Les mots sont tendres dans sa bouche.) 
         L'intitulé illustre assez bien les rapprochements métaphoriques qu'effectuent de nombreuses langues entre le domaine de l'ingestion alimentaire et celui des notions associées à la parole du simple fait qu'ils sont reliés par le même organe «la bouche». Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour observer cette homologie : en français, boire les paroles de qqn., vomir des insultesraconter des saladesne pas mâcher ses motsruminer qqch. ; en anglais to spill the beans «rapporter, révéler un secret» (Lit. Renverser les haricots.), bad-mouthing someone «médire, critiquer» ; en russe, mettre des nouilles dans les oreilles… 
         Dans cette étude, la notion de trope empruntée à C.C. Dumarsais sera abordée sous l'angle du rapport étroit qui relie certaines figures aux non-dits qui conditionnent leur genèse et leur mode de production. Par trope, Dumarsais (1730 : article IV-14-15) y entend tous les tours de figure par lequel un mot perd son sens littéral. Par extension, nous y incluons également les formes d'expression non-verbales mais codées. En fagauvea, mais également dans nombre de langues océaniennes, la notion de tabou a une telle importance dans les rapports quotidiens entre individus, que l'on observe qu'elle est souvent à l'origine de nouvelles formes d'expression verbale ou non verbale qui permettent de les contourner. À Ouvéa, le tabou qui frappe certains domaines particuliers génère fréquemment l'apparition de nouvelles formes d'expression grâce auxquelles l'énonciateur peut y déroger. Dans cette perspective, le trope sera donc envisagé comme un moyen ingénieux auquel recourt le locuteur pour déjouer la censure de la conscience.

  • 3 October 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Olivier Le Guen (CIESAS, Mexico) on Analyse multimodale du langage spatial chez les Mayas yucatèques (Mexique)
    – Abstract in French
    En général, dans la plupart des études concernant l'influence du langage sur la cognition, le langage parlé (speech) est toujours l'unique canal considéré. Dans le domaine de l'espace, les études conduites chez les Mayas yucatèques (Mexique) qui ont eu pour but de déterminer le cadre de référence préféré dans cette communauté n'ont pas généré de consensus (Bohnemeyer & Stolz, 2006; Levinson, 2003 vs. Le Guen, 2006, 2009). 
         Dans cette présentation, je considère une analyse multimodale du langage qui comprend le langage parlé et les gestes, et montre comment le cadre de référence spatial préféré chez les Mayas yucatèques est uniquement détectable à travers l'analyse des gestes co-verbaux. 
         Une série de tâches expérimentales compare la connaissance du sens des termes spatiaux, les performances dans des tâches non-verbales et la production gestuelle entre les hommes et les femmes. Les résultats montrent qu'il existe une forte différence entre hommes et femmes dans la connaissance des termes spatiaux mais des performances similaires et un usage préférentiel du cadre de référence géocentrique dans des tâches non-verbales. Finalement, dans une tâche de localisation spatiale les participants ont utilisé des stratégies variées dans le langage parlé, mais malgré cela, tous ont fait un usage systématique du cadre de référence géocentrique dans la production de leurs gestes spatiaux. 
         Je montrerai comment l'information présente dans les gestes est inclue tant syntaxiquement que sémantiquement au langage parlé, et ce de façon obligatoire en maya yucatèque. 
    olgDeux locuteurs yucatèques en grande discussion (photo © O. Le Guen)
    -- References
    Bohnemeyer, J., & Stolz, C. (2006). Spatial reference in Yukatek Maya: a survey. In S. C. Levinson & D. P. Wilkins (Eds.), The Grammar of Space (pp. 273–310). Cambridge: Cambridge University Press.
    Le Guen, O. (2006). L'organisation et l'apprentissage de l'espace chez les Mayas Yucatèques du Quintana Roo, Mexique, Unpublished Ph.D dissertation Thesis. Université Paris X-Nanterre. 
    Le Guen, O. (2009). Geocentric gestural deixis among Yucatecan Mayas (Quintana Roo, México). In G. Aikaterini & K. Mylonas (Eds.), 18th IACCP Book of Selected Congress Papers (pp. 123–136). Athens, Greece: Pedio Books Publishing.
    Le Guen, O. (2011). Speech and Gesture in Spatial Language and Cognition Among the Yucatec Mayas. Cognitive Science, 35(5), 905–938.
    Levinson, S. C. (2003). Space in language and cognition : explorations in cognitive diversity. Cambridge: Cambridge University Press.

  • 23 September 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Lameen Souag on Des origines kašées : L'histoire et la polyfonctionnalité d'un déterminant indéfini en arabe algérien
    Abstract in French
    En arabe algérien, un mot kaš sert à plusieurs fonctions, très incomplètement décrites : déterminant indéfini irréel, prédicat existentiel indéfini interrogatif, adverbe marquant l'incertitude, et (sans restriction à l'indéfini) partie du négateur existentiel. La comparaison avec les documents anciens et avec les autres parlers arabes maghrébins permet de montrer que ce mot est une innovation relativement récent. La reconstruction de son histoire explique sa polyfonctionnalité et révèle une grammaticalisation qui tendait à rendre explicite la composition sémantique de l'indéfini. Il y a des raisons de soupçonner que le contact avec le kabyle aurait joué un rôle dans ce développement, à partir d'une ressemblance phonétique accidentelle ; mais la distribution résultante de kaš se distingue aussi nettement du berbère que du reste de l'arabe maghrébin.

  • 10 June 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of sabelle Bril on Encodage des noms et pronoms indéfinis dans quelques langues austronésiennes
    Abstract in French
    Après quelques rappels terminologiques sur les notions d'indéfini en relation avec le statut référentiel et la spécificité, il sera donné un aperçu de quelques stratégies d'encodage de l'indéfini dans diverses langues austronésiennes (noms nus, articles indéfinis, pronoms indéfinis ou pronoms à choix libre, etc.), ainsi que leur relation avec le mode realis ou irrealis. On verra en particulier que les indéfinis spécifiques ont tendance à être corrélés avec le mode realis, à l'opposé des indéfinis non-spécifiques qui sont corrélés au mode irrealis. 
    Parmi les stratégies fréquemment employées pour les pronoms indéfinis, on relève l'usage de prédications existentielles, de pronoms interrogatifs, de noms ontologiques, ce qui fait des langues austronésiennes des langues "mixtes" dans la typologie d'Haspelmath (1997). Les pronoms à choix libre y ajoutent des stratégies telles que la réduplication, des marqueurs de distributivité, de pluralité, de disjonction, etc.

  • 10 June 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Anaïs De Haas on Métaphores franco-tahitiennes : des modalités singulières de malentendus et d'inclusions culturelles
    Abstract in French
    On propose une analyse croisée de deux corpus distincts : d'une part, les métaphores utilisées par les navigateurs français, en avril 1768, pour décrire Tahiti et les événement qui s'y déroulèrent lors de leur escale ; d'autre part, certaines analogies utilisées par les Polynésiens, en 2014, pour rapprocher ou distinguer les usages et rituels «des temps anciens» de ceux qui viennent des Européens. En considérant ces métaphores qui opèrent des traductions interculturelles comme de singulières et heuristiques «mécompréhensions» (Roy Wagner), on soutiendra l'hypothèse qu'elles sont les indices de différente manières d'«englober l'univers entier dans son propre schème culturel» (Marshall Sahlins).

  • 6 June 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Marc-Antoine Mahieu (Inalco - Lacito) on Polysynthèse, système aspecto-temporel et suffixes itératifs de l'inuktitut
    Abstract in French
    Cet exposé vise à présenter clairement plusieurs caractéristiques essentielles de l'inuktitut, langue inuit (eskimo-aléoute) de l'Arctique oriental canadien. Il s'appuie sur les données recueillies au Nunavik et aborde successivement trois questions de spécificité croissante. 
    • La première concerne le statut de la polysynthèse. Il est courant de présenter ce phénomène comme définissant un type, mais ce type réunit des langues très différentes. Comment définir le sous-type représenté par l'eskimo, y compris sur le plan diachronique ?
    • La deuxième question porte sur le système aspecto-temporel de l'inuktitut. Bien moins connu que celui du groenlandais, tout indique qu'il en diffère nettement. L'objectif est de mettre à jour ses propriétés principales en détruisant quelques idées fausses.
    • Enfin, l'exposé se concentrera sur une donnée aussi patente que peu étudiée : la multiplicité des suffixes à valeur purement ou principalement itérative en inuktitut. Il s'agit à ce stade d'en établir une première liste exhaustive. Mais peut-on y dégager un ordre ?

  • 19 May 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Talk of Benjamin Touati on Étude de la définitude et de la référentialité en sakao
    Abstract in French
    Le sakao est un dialecte de la langue wanohé parlée par quatre mille locuteurs au nord-est de l'île d'Espiritu Santo, Vanuatu. Cet exposé se veut une description précise de l'indéfini en sakao. En plus d'une forme nue du substantif, dont nous expliquerons dans un premier temps les valeurs, ce dialecte présente cinq façons différentes de marquer l'indéfini : 
    Substantif=NUM, Subst=ke-NUM, Subst=i-NUMt-Subst-i-NUMt-Subst 
    L'enjeu sera de classer ces différentes marques, dont la plupart sont composées d'un numéral associé à un autre morphème. Après avoir montré qu'il était possible de faire une répartition assez nette entre les procédés utilisés au realis d'une part (les formes 1 et 2) et à l'irrealis d'autre part (les formes 3 à 5), nous nous attacherons à comprendre, pour chacun des groupes, en quoi les différentes marques s'opposent les unes aux autres.

  • 16 May 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Manon Capo on Métaphores, formules et situations d'enquête. Exploration de quelques "paroles" de l'histoire en pays paicî (Nouvelle-Calédonie)
    Abstract in French
    Dans le cadre de mon enquête ethnographique à Bayes, l'histoire était fréquemment évoquée à mon adresse par le recours à des « formules », soit des énoncés laconiques attachés à des lieux, personnes et groupes du passé. Ces formules étaient souvent des noms (le toponyme Câba, qui signifie « pépinière des clans »), et parfois des ersatz de récit (c'est lui qui a arrêté les guerres de religion), des citations mémorables (« tu manges des pierres, toi ? »), des métaphores (le koâ -« bateau »-, c'est l'histoire de mon clan). Ces réalisations langagières diverses ont en commun de fonctionner comme des étiquettes qui encapsulent de manière très économique l'histoire complexe d'un lieu, d'un chef, d'un clan, etc. 
    Par une comparaison avec le fonctionnement de la métaphore (qui donne à saisir un objet dans les termes d'un autre), j'explorerai ce procédé d'étiquetage dans la construction de la référence et ses implications sur la communication entre locuteur et auditeur(s). 
    En adossant les énoncés produits dans le cadre de l'enquête à des formes locales de rappel du passé, j'élargirai la réflexion à la transmission de l'histoire que contribue à mettre en œuvre l'usage des formules.

  • 6 May 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Alexandre François on Le marquage de l'objet en hiw (Vanuatu): Variation et réanalyse 
     Abstract in French
    Le hiw, langue océanienne du Vanuatu, présente un ordre SVO, ainsi qu'un Marquage Différentiel de l'Objet (MDO) : un objet [+humain] [+spécifique] y sera introduit par un morphème /i/, contrastant avec zéro pour les autres types d'objets (ex. Hapet yëar i Sipo 'Hapet cherche Sipo'). Mais le statut de cette marque /i/ est morpho­logiquement ambigu : s'agit-il d'une préposition, une marque de cas portée par le SN objet? ou bien d'un suffixe sur le verbe ? d'un clitique ? Différents tests donnent des conclusions différentes, favorisant tantôt l'hypothèse d'un clitique, tantôt celle d'un suffixe verbal, ou encore d'une préposition introduisant l'objet. À cela s'ajoute un certain degré de variation entre verbes, et aussi, pour un même verbe, une variation entre locuteurs. Dans cet exposé, je montrerai que la situation complexe du hiw s'explique en partie par un processus de réanalyse en cours : un ancien suffixe verbal, tout en fonctionnant encore comme un suffixe pour une vingtaine de verbes, se trouve actuellement en cours de réanalyse, notamment auprès des plus jeunes générations, qui le traitent désormais comme une préposition.

  • 4 April 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk of Lameen Souag on L'emprunt de syntagmes en berbère : ses causes et ses effets
    -- Abstract in French
    L'emprunt de syntagmes est souvent négligé dans l'étude du contact linguistique, mais il est parfois néanmoins une source de changement syntaxique. Ainsi, l'emprunt des syntagmes <numéral + mesure> en berbère a souvent introduit des règles productives de l'arabe, comme en siwi. Or un cas semble aller plus loin : dans le parler des Beni-Snous, l'emprunt des syntagmes <numéral + nom> a été décrit comme général pour tous les numéraux au-dessus de dix (Destaing 1907). Ce phénomène, refusé par les monolingues, n'a aucun parallèle connu sauf le « bilingual suppletion » que Matras (2012) décrit en domari. Une recherche plus approfondie montre que ce phénomène est assez variable mais statistiquement réel, et que dans les deux cas il peut être expliqué comme l'effet d'une interférence chez les bilingues – en vertu de la «Embedded Language Island Hypothesis» formulée par Myers-Scotton (1997:250). Si c'est bien ce phénomène d'interférence qui explique l'emprunt sélectif de tels syntagmes dans les cas de contact moins intensif, on peut en déduire quelques prédictions sur la typologie des langues qui empruntent les syntagmes <numéral + nom>.
    -- References
    Destaing, Edmond. 1907. Etude sur le dialecte berbère des Beni-Snous. Paris: Ernest Leroux.
    Matras, Yaron. 2012. A grammar of Domari. (Mouton Grammar Library 59). Berlin: De Gruyter.
    Myers-Scotton, Carol. 1997. Duelling Languages: Grammatical Structure in Codeswitching. Oxford: Oxford University Press.

  • 25 March 2014 - "Typologie de l'indéfini" Seminar
    Short presentation of the seminar by Samia Naïm, and talk on L'Indéfini dans des dialectes arabes.

  • 11 March 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Anne Behaghel-Dindorf on "Je terrasse qui m'agace", devises "chantantes" et armes parlantes
    Abstract in French
    Les devises en relation avec les patronymes mais aussi en relation avec des éléments graphiques comme les armoiries, les cimiers et les badges.

  • 28 February 2014 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Talk ofCamille Simon (doctorante, Paris III) on Structure du syntagme nominal en amskad et en salar (Tibet)  
    -- Abstract in French
    L'aire linguistique Amdo, située dans l'ouest de la République Populaire de Chine (provinces du Qinghai et Gansu), est une union linguistique comprenant dix à quinze langues, appartenant à trois familles distinctes : sino-tibétaine, turcique et mongolique (Janhunen 2007). Les locuteurs de salar, langue turcique, et des dialectes d'agriculteurs du tibétain de l'Amdo partagent une longue histoire de contact. Elle débute au quatorzième siècle, lorsque les Salars s'installent en Amdo (Dwyer 2007: 3-4) et prennent pour épouses des femmes tibétaines de la vallée de Wimdo. Isolé pendant plusieurs siècles des autres langues de sa famille, le salar a développé des traits typologiques qui la distinguent des autres langues de sa famille, en particulier sous l'influence du tibétain de l'Amdo, mais aussi des autres langues présentes dans la région. Les dialectes tibétains d'agriculteurs, parlés dans la région, et qui constituaient la lingua franca régionale jusqu'aux années 1950, apparaissent moins comme la cible des copies linguistiques que comme langue modèle. Dans cette présentation, il s'agira de mettre en évidence les catégories grammaticales indexées dans le syntagme nominal, en salar et en tibétain de l'Amdo. Nous nous demanderons quelles sont les similitudes générales, et les différences des deux familles de langue, dans ce domaine. Nous verrons ainsi dans quelle mesure les caractéristiques du SN dans ces deux langues sont caractéristiques des familles turciques et tibétiques respectivement ou bien sont attribuables à un effet de convergence au sein de l'aire linguistique Amdo. Dans le second cas, nous mettrons en lumière les mécanismes de copie qui amènent à la reproduction des catégories originellement absentes dans l'une ou l'autre des deux langues. 
    -- References
    Dwyer, A. M. (2007) Salar: A Study in Inner Asian Language Contact Processes. Part I: Phonology. Wiesbaden: Harrassowitz.
    Janhunen, J. (2007) Typological interaction in the Qinghai Linguistic Complex. Studia Orientalia vol. 101 (pp. 85-103).

  • 11 February 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Bertrand Masquelier on Métaphore et non-dit : réflexions à propos de chansons qui ne sont pas grivoises, litteralement, mais sont entendues comme telles

  • 10 February 2014  - In the context of the Labex EFL –Opération RT1– and the Lacito
    zeitounTalk of Elizabeth Zeitoun, spécialiste des langues austronésiennes, Academia Sinica de Taiwan on An overview of Saisiyat morphology
    au CNRS-Lacito, Centre A.-G. Haudricourt (Villejuif), salle 311
    Abstract ( pdf)
    Selected references
    -- 
    Kaybaybaw, Ya’aw Kalahae’. 2009. A Morphological and Semantic Study on Word Formation in Saisiyat. M.A. thesis. Hsinchu: National Hsinchu University of Education. [in Chinese]
    -- Li, Paul Jen-kuei. 1978. A comparative vocabulary of Saisiyat dialects. Bulletin of the Institute of History and Philology 49.2: 133-199.
    -- Yeh, Marie Mei-li. 1991. Saisiyat Structure. Hsinchu: National Tsing Hua University MA thesis.
    -- Yeh, Marie Mei-li. 2000. A reference grammar of Saisiyat. Series on the Formosan languages, 2. Taipei: Yuanliou Pub. Co. [In Chinese]
    -- Zeitoun, Elizabeth. 2001. Negation in Saisiyat: another perspective. Oceanic Linguistics 40.2: 125-134.
    -- Zeitoun, Elizabeth and Chen-huei Wu. 2005. Saisiyat reduplication revisited. Concentric: Studies in Linguistics 31.2: 31-56.
    -- Zeitoun, Elizabeth and Chen-huei Wu. 2006. Reduplication in Formosan languages. In Chang, Yung-li, Lillian M. Huang and Dah-an Ho (eds.) Streams converging into an Ocean: Festschrift in Honor of Prof. Paul Jen-kuei Li on His 70th Birthday, 97-142. Language and Linguistics Monograph Series W-5. Taipei: Academia Sinica.
    -- Zeitoun, Elizabeth, Tai-hwa Chu and Lalo a Tahesh Kaybaybaw. 2010. More on reduplication in Saisiyat. Paper read at the 6th anniversary commemoration of the establishment of the Institute of Linguistics, Academia Sinica, March 1, 2010. Taipei: Academia Sinica.
    -- Zeitoun, Elizabeth, Tai-hwa Chu and Lalo a Tahesh Kaybaybaw. 2011. ki as a marker of coordination and comitativity in Saisiyat. Language and Linguistics 12.1:77-107.
    -- Zeitoun, Elizabeth, Tai-hwa Chu, and Lalo a Tahesh Kaybaybaw. Forthcoming. A Study of Saisiyat Morphology. MS

  • 29 January 2014 - In the context of the Labex EFL –Opération RT1– and the Lacito
    zeitounExposé d'Elizabeth Zeitoun, spécialiste des langues austronésiennes, Academia Sinica de Taiwan sur Internal and external relationships of Rukai revisited
    Abstract:
    Rukai is spoken across southern Taiwan and forms a small communalect among the Formosan languages, both in terms of population and diffusion of the language It includes only six dialects (Tanan in the east (Taitung County), Budai and Labuan in the south (Pingtung County), Maga, Mantauran and Tona in the north (Kaohsiung City) but differs from other Formosan languages by its overall linguistic and cultural complexity:
    (1) the geographical dispersion of the Rukai dialects reflects the linguistic break that divides the communalects both internally and externally. Internally, phonological variations are found in the various villages where Budai is spoken. Externally, though belonging to the same language, the South-Eastern [Budai, Labuan and Tanan] and Northern dialects [Maga, Tona and Mantauran] are, to some extent, mutually unintelligible. This mutual unintelligibility seems to result not so much from language change in itself but from two factors: (i) having learned Chinese as their first language, speakers are losing command of their native language; (ii) they tend "to [culturally and linguistically] identify themselves with their local community rather than with all other speakers of the same language, so that certain peculiarities of their communalect tend to become an emblem of that identification [...]" (Ross 1988:8). These two factors might be regarded as intertwined in which case (ii) might either be viewed as a consequence of (i), but we might as well posit that it is the actual social organization of the Rukai that has produced such drastic linguistic variation.
    Mutual unintelligibility among the Rukai dialects raise the question whether they should be treated as different dialects of the same language or whether they should be viewed as distinct but genetically closely related languages. Shelley (1979) argues, for instance, that they should not be regarded as belonging to the same language subgroup but should be viewed as a set of three distinct languages, (i) Tanan, Labuan and Budai, (ii) Maga and Tona and (iii) Mantauran. In my opinion, however, there is no reason (linguistically or culturally speaking) why these six dialects should be regarded as belonging to different linguistic groups.
    (2) Rukai displays syntactic features not found in the other Formosan languages. All the dialects lack the focus system that generally characterizes the Formosan as well as the Philippine-type languages, where the morphological marking on the verb fulfill the grammatical coding of the subject.
    The internal and external relationships of Rukai remain very controversial but very few studies (see Li 1977 & 1996 and Zeitoun 1995) have attempted to map the phonological and morpho-syntactic resemblances and differences of these dialects thoroughly. It seems that no agreement can be reached so long as no relevant data is given for comparative purposes. 
    The present talk represents the first attempt to achieve an extensive comparison of a Formosan linguistic group synchronically, in an attempt to reconstruct the morpho-syntax of the proto-language from which they are derived from, based on a new subgrouping hypothesis. I will summarize the different views that have been proposed on both the external and internal relationships of Rukai, and discuss my own hypothesis regarding the position of Mantauran within this language family. My talk will end with a number of reconstructions. 
    Références choisies
    -- Ross, Malcolm D. 1988. Proto-Oceanic and the Austronesian Languages of Western Melanesia. Canberra: Pacific Linguistics
    -- Shelley, George. 1979. Wudai Rukai, the language, the context and its relationships. Ph.D dissertation, Hartford University.
    -- Li, Paul Jen-kuei. 1977. The internal relationships of Rukai. Bulletin of the Institute of History and Philology 48.1:1-42.
    -- Li, Paul Jen-kuei. 1996. The pronominal systems in Rukai. In Reconstruction, classification, description: Festschrift in honour of Professor Isidore Dyen, ed. by Bernd Nothofer, 209-230. Hamburg: Abera Verlag.
    -- Zeitoun, Elizabeth. 1995. Problèmes de linguistique dans les langues aborigènes de Taiwan. Ph.D. dissertation, Université Paris 7 René Diderot.
    -- Zeitoun, Elizabeth. 2007. A Grammar of Mantauran Rukai. Language and Linguistics Monograph Series, No. A4-2. Taipei: Academia Sinica.

  • 14 January 2014 - "Métaphore(s)" Seminar
    Talk of Isabelle Leblic and Julia Ogier-Guindo on Paroles kanak et métaphores


In 2013 toup

  • 19 décembre 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Professor Paul Heggarty (Department of Linguistics, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig) on A Case-study in the Failing of the Family Tree Model - Unlocking a new Classification and Reconstruction for Quechua, and a new (Pre)History for the Andes
    -- Abstract
    Our greatest surviving link to the speech of the New World before European conquest is, by number of speakers, the Quechua language family, spread from southern Colombia to north-west Argentina. Early classifications drew a Quechua 'family tree' based on two deep primary branches, dubbed QI vs. QII. These, and further sub-branches within QII, were also then taken to support corresponding migrations in Andean prehistory. Many classificatory criteria and intermediate dialects fail to align neatly on a QI~QII split, but have been invoked only to argue for alternative branching structures, still wedded to the tree model. Recent quantitative analyses, however — of both traditional data and my own comparative fieldwork data — yield no basic binary split, and a more continuum-like picture instead. 
    Ultimately, the case for a QI~QII split is founded on just one key criterion, supposedly unchallengeable. To mark first person subject and possessor, prototypical QI lengthens the final vowel of the verb or noun stem; QII, meanwhile, has no vowel length, and instead suffixes [ni  ] to most verbs, and [j  ] to nouns. How did such radically different forms arise? From an ancestor with vowel length, or without? For all the hypotheses proposed, there has been no progress for decades on this issue, so fundamental to the case for QI~QII. That, indeed, is precisely the stumbling-block: conceiving of solutions framed only within a QI~QII 'tree'. Lesser-known Quechua varieties in fact register a range of variant first person markings, intermediate between the prototypical ones. And they are not inconveniences to downplay and explain away, but the key to solving the conundrum. As soon as one prioritises sound changes that are phonetically natural, rather than ones that align with preconceptions of a sharp split, a very different reconstruction of first person emerges, entailing also a revised phoneme inventory for Proto-Quechua. With it, a raft of other outstanding puzzles, hitherto presumed unconnected, also start falling into place, and unravel the QI~QII 'split' still further. A new, dialect continuum model likewise rewrites the prehistory of Quechua expansion and divergence, and the correspondences with archaeology. Population movements in the Spanish colonial era, it turns out, conspired to give the impression of a deep QI~QII split that never really was. 
    -- Publications on Academia.edu.

  • 6 décembre 2013 - "Métaphore(s)" Seminar
    talk of Sylvie Mougin on Les métaphores conceptuelles du français

  • 22 November 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Yekaterina García on La part de subjectivité dans le choix de ser et estar dans des constructions adjectivales en espagnol spontané du Mexique (introduction to her recently finished thesis on Mexican Spanish)
    -- Abstract in French
    Il a été observé dans la variation diatopique mexicaine de l'espagnol une certaine variation libre des verbes copules ser et estar avec certains adjectifs, notamment en langue spontanée. Nous avons testé certains types de contextes pour confirmer lesquels sont plus susceptibles d'avoir une variation plus libre avec une tâche contextualisée de préférence comparative entre locuteurs espagnols et mexicains. Les résultats nous montrent que la variation interne concernant le choix de la copule est plus importante parmi les locuteurs mexicains que les espagnols. Nous décrivons ensuite nos données empiriques en explicitant la possible motivation de la présence d'une copule ou de l'autre dans les occurrences peu "standard" -déviantes- mais courrantes dans cette variété de l'espagnol. Nos données empiriques nous montrent que la distinction des types de prédicats de Milsark (1974), reprise par Carlson (1977), en termes d'Individual Level Predicates et de Stage Level Predicates, très utilisée pour expliquer l'opposition entre ser et estar en espagnol, ne peut pas s'appliquer à toutes les occurrences observées. Il apparaît en effet un suremploi de la copule estar dans des contextes réservés à ser. La variation libre ainsi observée ne peut s'expliquer qu'en prenant en compte plusieurs facteurs d'analyse, comme le registre de langue, la modalisation de l'énonciation et la focalisation du locuteur vis-à-vis de l'entité référée.

  • 11 October 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Pablo Kirtchuk on Mode pragmatique, mode grammatical : la Hiérarchie Interne d'Énoncé (HIE) en hébreu et ailleurs
    -- Abstract
    Through examples in Hebrew (classical and late Biblical; Mishnaic; Contemporary) as well as Arabic, Quechua, Spanish, Badaga, Basque and English I point at: (a) the iconic correlations between intonation-prosody and pragmatic constituent order as far as UIH is concerned; (b) those factors and their linguistic expressions precede and override grammatical forms and roles, not the other way round; (c) hence grammar is not the starting point of speech, i.e. that the grammar-first hypothesis is dead wrong and therefore (d) UIH implies no dislocation; (e) the relative importance attributed to each part of the utterance, as well as its communicative and expressive values, depend first and foremost on the speaker's intention, idiosyncrasy, state of mind, context, relative urgency etc.; a corollary is that (f) we are dealing neither with In(formation) as such nor with Str(ucture) as such since the communication mode we are dealing with is pragmatic, not grammatical. Structure in linguistics is structuralist- and generative-connoted (respectively: 'la langue comme structure'; 'surface / deep structure'). Now UIH is not about grammar, i.e. rules, i.e. structure, but about efficient, context-bound, dialogic and real-time communication. As for 'information', an increase of UIH importance corresponds to an increase of subjectivity and decrease of objectivity: inasmuch as UIH gains in subjectivity, 'information' as such loses relevance and is negotiated between parties, not given a priori. Hence the more intense is the phenomenon under study, the less relevant is the term InStr. This analysis is part and parcel of LUIT: Language – a Unified and Integrative Theory, which I've been developing ever since 1987 when I noticed the importance of Deixis in Pilagá (Guaykurú ; Amerind), presented in my PhD (1993) then my HDR (1994) and in a first sketch of LUIT published in 2007. It considers language not as a list of elements belonging to distinct domains but as a multi-dimensional puzzle, and proposes a hopefully coherent and consistent model thereof. Some conclusions are that grammar is but a part of language, and not the most important one, and, more specifically, that in the dichotomies deixis - conceptualization, parole vs. langue, discourse vs. grammar, non-segmentals vs. segmentals, diachrony vs. synchrony, iconic vs. symbolic, pragmatics vs. morphosyntax, communication vs. catergorization, it is the first element that primes, precedes and is more central than the second, at the opposite of the claims of classical structural linguistics and its apotheosis with generative grammar, to our day. Now Language being the defining property of Homo sapiens sapiens, a theory of language is a theory of our species.
    -- Reference
    KIRTCHUK Pablo. 2008. LUIT : Language, a Unified and Integrative Theory. Ms., 100 p. (lien)

  • 28 octobre 2013 - During his one month stay at the Lacito:
    malcolmtalk of Professor Malcolm Ross (Australian National University and Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology) on Typologising contact-induced changes in grammatical constructions
    Abstract:
    There is now an extensive literature on contact-induced change in grammatical (i.e. morphosyntactic) constructions. Since Harris & Campbell's (1995) and Prince's (1998) seminal work on the topic, a number of attempts have been made to typologise contact-induced morphosyntactic changes (Johanson 2002, Aikhenvald 2003, Sakel & Matras 2008). All of these are useful in different ways. This talk proposes yet another typology, based on the degree to which and manner in which a construction is altered as a result of contact. 
    Contact-induced changes are often classified according to whether they are a result of bilingual copying or as a result of rapid language shift entailing incomplete second-language learning. Although the two categories of contact can often be distinguished on the basis of their linguistic outcomes, I suggest that their morphosyntactic outcomes are generally indistinguishable and offer a reason for this. In the belief that progress in contact linguistics can only be made by examining cases where we have a good understanding of (i) the changes that have occurred, (ii) the sociolinguistic circumstances of contact, and (iii) the language from which a construction has been 'copied', illustrations of contact-induced morphosyntactic change will be offered from Colloquial Upper Sorbian (Scholze) and Irish English (Harris 1991, Hickey 2010). 
    References:
    -- Aikhenvald, Alexandra Y., 2007a. Grammars in contact: A cross-linguistic perspective. In Alexandra Y. Aikhenvald & R.M.W. Dixon, eds, Grammars in contact: A cross-linguistic typology, 1–66. Oxford: Oxford University Press. 
    -- Harris, Alice C. & Lyle Campbell, 1995. Historical syntax in cross-linguistic perspective. Cambridge: Cambridge University Press.
    -- Harris, John, 1991. Conservatism versus substratal transfer in Irish English. In Peter Trudgill & J.K. Chambers, eds, Dialects of English: Studies in grammatical variation. London: Longman. 
    -- Hickey, Raymond, 2010. Contact and language shift. In Raymond Hickey, ed., The handbook of language contact, 151–169. Oxford: Wiley--Blackwell.
    -- Johanson, Lars, 2002. Structural factors in Turkic language contact. Richmond, Surrey: Curzon.
    -- Prince, Ellen F., 1998. The borrowing of meaning as a cause of internal syntactic change. In Monika S. Schmid, Jennifer R. Austin & Dieter Stein, eds, Historical linguistics 1997: Selected papers from the 13th International Conference on Historical Linguistics, Düsseldorf, 10-17 August 1997, 339-362. Amsterdam: John Benjamins. 
    -- Sakel, Jeanette & Yaron Matras, 2008. Modelling contact-induced change in grammar. In Thomas Stolz, Dik Bakker & Rosa Salas Palomo, eds, Aspects of language contact: New theoretical, methodological and empirical findings with special focus on Romancisation processes, 63–87. Berlin: Mouton de Gruyter. 
    -- Scholze, Lenka, 2008. Das grammatische System der obersorbischen Umgangssprache im Sprachkontakt. Bautzen: Domowina-Verlag.

  • 16 October 2013 - During his one month stay at the Lacito:
    malcolmtalk of Professor Malcolm Ross (Australian National University and Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology) on The role of preadolescents and adolescents in contact-induced change: intentionality and effect 
    Abstract:
    This talk addresses the question, Who is responsible for contact-induced change in circumstances where children are growing up bilingually? Pace conventional wisdom, infants' innovations usually don't last beyond infancy, and adults' capacity to innovate is restricted. However, preadolescent children can learn complex linguistic structures and can create new complex structures from messy input, and there are cases where it is reasonably clear that preadolescents have initiated contact-induced change. Their role in innovation goes some way towards explaining two things: first, how complex languages can remain more or less unchanged from one generation to the next; and second, how new complexities arise in certain contact situations. Intentionality plays a role in these changes in the sense that preadolescents and adolescents seek to identify either with each other (in which case innovations may persist) or with adults (in which case innovations will not be further transmitted).

  • 20 June 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Karell Marchand (EPHE Ph.D student) on Les propositions complétives régies par des verbes de perception: exemples australiens et papous
    -- Abstract in French
    Dans beaucoup de langues du monde, les arguments propositionnels régis par les verbes de perception semblent se comporter différemment des autres constructions complétives : soit par la possibilité d'employer plusieurs constructions, soit par une stratégie particulière, soit par les deux. Les langues australiennes et papoues illustrent parfaitement ce problème en mettant en jeu un grand panel de stratégies (marquage spécifique du verbe, possibilité d'une construction relative, infinitive ou nominalisée…) : il s'agit donc d'étudier ces différentes stratégies et de tenter d'expliquer la spécificité de ces complétives régies par les verbes de perception.
    -- Reference
    ​NOONAN, Michael. 1985. Complementation. In Language Typology and Syntactic Description, vol. 2, edited by T. Shopen. Cambridge: Cambridge University Press. Pp.42-140

  • 4 June 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Ergin Öpengin (Paris III & University of Bamberg Ph.D student) on Topic-marking constructions in Central Kurdish
    L'exposé était en anglais.
    -- Abstract
    In this presentation, I intend to present a preliminary corpus-based analysis of topicalisation in Central Kurdish (CK), a western Iranian language spoken in Iranian and Iraqi parts of Kurdistan. I will illustrate topic-marking constructions and the way person marking is used to distinguish topics from other elements. 
    There are mainly two types of topicalisation in CK. In the first one, an additive enclitic =īš (a clausal and adnominal conjunction) is employed, parallel to the topic-marking elements in languages such as Xibe (Jang and Payne 2012) and Amharic (Demeke and Meyer 2008), as well as a number of Nakh-Dagestanian languages. Subjects, direct objects and some prepositional oblique arguments can be topicalised in this manner. Because intonation break and word order are prime candidates for differentiating topics from other elements, these should logically provide a good way for distinguishing between the two functions of the additive clitic, namely grammatical conjoining vs topicalisation. However, the subject of past-tense transitive constructions in CK is believed to have grammaticalized from a hanging-topic (Bynon 1979), which makes the test difficult (i.e. via clitic placement, etc.). I will make a proposal on this problem, relying on Chafe (1976). 
    In the second type of topic-marking, an adnominal possessor expressed by bound forms (clitic or affixal person markers) is further expressed as a fronted NP (free pronoun or a noun); this is similar to the oblique argument topicalisation mentioned above, except that in this type there is no intonation break following the topic. This is a typical topiccomment construction. 
    Three main questions will be investigated in this presentation: (a) how to differentiate between a clausal conjunction function of additive =īš from its topicaliser function, especially when the argument is not copied in the clause; (b) how to distinguish a topic from a focused argument or a subject when there is no intonation break following the sentence-initial element; (c) and finally, how to determine when a topicalised element is clause-external, given that generic subjects (of past-transitive constructions) and topics respond in the same way to the placement of clitic subject-markers. 
    -- References
    BYNON, Theodora. 1979. The ergative construction in Kurdish. Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 42 (2): 211-224. 
    CHAFE, Wallace. 1976. Givenness, Contrastiveness, Definiteness, Subjects, Topics, and Point of View. In Charles N. Li (ed.), Subject and Topic. New York: Academic Press. p. 25-55. 
    DEMEKE, Girma A. and MEYER, Ronny. 2008. The enclitic -mm in Amharic: re-assessment of a multifunctional morpheme. Linguistics 46(3): 607-628.
    JANG, Taeho and PAYNE, E. Thomas. 2012. Topic marking and the construction of narrative in Xibe. In Pirkko Suihkonen, Bernard Comrie and Valery Solovyev (eds.)Argument structure and grammatical relations. Amsterdam: John Benjamins. p. 51-176.

  • 24 May 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Evangelia Adamou (Lacito) on Exploring language contact effects on the expression of focus
    -- Abstract
    The present study explores the ways in which language contact may affect the expression of focus. Evidence is provided from ongoing research on two unrelated languages, Romani (Indo-European, Greece) and Ixcatec (Oto-Manguean, Mexico). The study is based on natural data, including conversations and narratives, and on elicited data collected with the tasks of the Questionnaire on Information Structure (Skopeteas et al. 2006). The analysis indicates that the intensity of language contact correlates to language contact effects at the level of information structure. On the one hand, the long-term, intensive and extensive contact with Turkish (Adamou 2010) has affected Thrace Romani through addition of new focus marking strategies, such as stress shift and the use of the focus particle da, while sharing with both Turkish and Greek a L+H* accent on the focused constituent (Arvaniti & Adamou 2011). On the other hand, the abrupt shift of Ixcatec speakers to Spanish has probably contributed to the weakening of Ixcatec's focus particle na2 and the reinforcement of prosodic marking (Adamou 2012). 
    -- References
    ADAMOU, E. 2010. Bilingual speech and language ecology in Greek Thrace: Romani and Pomak in contact with Turkish. Language in Society 39/2: 147-171. 
              – 2012. La expresión de foco en ixcateco. Coloquio sobre lenguas otomangues y vecinas 5, Oaxaca (México), Centro Académico y Cultural San Pablo. 
    ARVANATI, A. & E. ADAMOU. 2011. Focus Expression in Romani. In M. Byram Washburn et al. (eds). Proceedings of the 28th West Coast Conference on Formal Linguistics, 240-248. Somerville, MA: Cascadilla Proceedings Project. 
    SKOPETEAS, S., I. FIEDLER, S. HELLMUTH, A. SCHWARZ, R. STOEL, G. FANZELOW. 2006. Questionnaire on Information Structure. Potsdam: Audiovisuelles Zentrum der Universität Potsdam und sd:k Satz Druck GmbH Potsdam.

  • 19 April 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    talk of Alexandre Djoupa (Lacito post-doctoral member) on L'expression linguistique de l'espace en fagauvea (Ouvéa, Kanaky – Nouvelle-Calédonie)
    -- Abstract in French

         Cette étude portera sur l'expression linguistique de l'espace en fagauvea, l'une des deux langues austronésiennes de l'île d'Ouvéa, parlée par quelques 2000 locuteurs. Il s'agit de présenter les différents moyens d'expression dont dispose le locuteur pour faire état d'une localisation ou d'une orientation. Depuis les travaux pionniers sur l'espace de F. Ozanne-Rivierre (1994, 1997), on sait que la plupart des langues austronésiennes, comme par exemple le malgache ou le némi, tendent à privilégier certains repères géocentriques – axe des vents, topographie du lieu – par rapport aux repères anthropocentriques (voir aussi François 2003, 2004, ss presse). Les locuteurs océaniens n'utilisent pas – ou alors très rarement – les termes de latéralisation (gauche ou droite) pour localiser. 
         Nous verrons que le fagauvea n'échappe pas à ces principes. Dans une première partie, nous proposons de passer en revue les principales catégories syntaxiques mobilisées dans le discours pour gérer l'espace. Dans une deuxième partie, nous présenterons les principaux cadres de référence (au sens de Levinson, 1996, 2003) utilisés dans l'île d'Ouvéa. Enfin, en troisième partie nous parlerons des possibles interconnexions que reflètent certaines structures syntaxiques entre le domaine de l'espace et d'autres domaines d'expression dont entre autres ceux de la possession ou de la comparaison. 
    -- References

    FRANÇOIS, Alexandre. 2003. Of men, hills and winds: Space directionals in Mwotlap. Oceanic Linguistics 42-2: 407-437. Dec 2003. Honolulu: University of Hawai'i Press.
              – 2004. Reconstructing the geocentric system of Proto Oceanic. Oceanic Linguistics 43 (1), 1-32. June 2004.
              – sous presse, The ins and outs of up and down:Disentangling the nine geocentric space systems of Torres and Banks languages. In The Languages of Vanuatu: Unity and Diversity, ed. by A. François, S. Lacrampe, S. Schnell & M. Franjieh. Studies in the Languages of Island Melanesia. Canberra: Asia Pacific Linguistics Open Access.
    LEVINSON, Stephen, 1996. Frames of reference and Molyneux's question: Crosslinguistic evidence. In Language and space, P. Bloom, M. Peterson, L. Nadel & M. Garrett (eds). Cambridge, MA: The MIT Press. p.109-170.
              – 2003, Space in Language and Cognition. Explorations in Linguistic Diversity, Cambridge: Cambridge University Press.
    OZANNE-RIVIERRE, Françoise. 1987. L'expression linguistique de l'orientation dans l'espace : quelques exemples océaniens, Cahiers du Lacito 2, p. 129-155.
              – 1994, L'orientation dans l'espace à travers les langues kanak, Cahiers des conférences de l'Agence de développement de la culture kanak, Nouméa : ACDK-CDP.
              – 199a7. Spatial references in New Caledonian languages. In Referring to space : Studies in Austronesian and Papuan Languages, G. Senft (ed.). Oxford : Clarendon Press, p. 83-100.
              – 1997b. Systèmes d'orientation : quelques exemples austronésiens. In Diversité des langues et représentations cognitives, C. Fuchs & S. Robert (eds), Paris/Gap : Ophrys, p. 81-92..

  • 22 March 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    exposé de Patrycja Matera sur Les syntagmes prépositionnels ablatifs (od/ot, z/s, iz + GEN) en polonais et en russe : Emplois spatio-temporels et causatifs
    Résumé
         Récemment, il a été observé que les propositions avec un verbe anticausatif se combinent avec des syntagmes prépositionnels de cause ("from-phrases": Kallulli 2006, 2007 ; Kayne 2006 ; Schäfer 2008). Les enjeux de cette observation se sont révélés multiples : les constructions passives et les constructions anticausatives ont pu être mises sur le même plan. En effet, les premières se caractérisent par une possible présence d'un SP agentif (demoted agent: Malchukov and Siewierska 2011) qui dans la voix active occupe la place de l'argument externe et les secondes sous sujettes à une alternance comparable si l'on s'accorde sur le fait qu'il existe un lien entre une construction causative et anticausative (Haspelmath 1993). Nous avons observé (Matera 2012) que ce constat pouvait être tenu également pour les propositions impersonnelles en polonais et en russe à une différence près, à savoir que les propositions impersonnelles se combinent avec la cause prépositionnelle surtout lorsqu'il est impossible d'exprimer la cause par un SN au nominatif.
         Notre attention portera ici seulement sur un aspect de cette dernière observation à savoir sur la nature précise des syntagmes prépositionnels. Nous passerons en revue les occurrences où le SP a une lecture spatio-temporelle et nous les comparerons aux emplois causatifs. D'un point de vue typologique, le russe et le polonais présentent des similitudes en ce qui concerne leurs emplois spatio-temporels mais divergent sur un point très important et révélateur en ce qui concerne l'emploi causatif. Le polonais, contrairement au russe semble distinguer les emplois où le SN régi par la préposition est un déverbal, en leur réservant la préposition od, des autres. Le fait que le SN dans les syntagmes prépositionnels de cause est un déverbal en polonais constitue le socle de notre future réanalyse des expressions de cause prépositionnelle.

  • 22 February 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    exposé d'Alexandre François sur On est tous pareils: Syncrétisme pronominal et référence impersonnelle dans les langues de Vanikoro
    Résumé
    L'île de Vanikoro, à l'extrême Est des îles Salomon, héberge une langue polynésienne et trois langues mélanésiennes: le teanu (600 loc.), le lovono (4 loc.) et le tanema (1 loc.). Ces trois dernières langues sont atypiques dans le contexte océanien, dans leur lexique autant que leur grammaire. Une de leurs originalités est la structuration de leur paradigme de pronoms sujet, fondée sur des syncrétismes réguliers pour les nombres non-singulier: d'une part, syncrétisme de 1.Excl avec 2, d'autre part syncrétisme de 1.incl avec 3. Je propose d'illustrer et formaliser ce système typologiquement original, autour d'une notion de "dislocutivité".
        Une seconde caractéristique du système, indirectement liée à la précédente, est l'existence d'une marque pronominale à valeur générique ou impersonnelle – sorte d'équivalent du fr. on, rarement grammaticalisé dans les langues océaniennes. Je tenterai de répondre à la question: ce pronom impersonnel, dans les langues de Vanikoro, doit-il être rattaché à la 1e personne, ou à la 3e ?

  • 11 January 2013 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Exposé de Lameen Souag sur L'intonation en korandjé
    Résumé
    Le korandjé est une langue songhay géographiquement très isolée, parlée à plus de 1000 km de ses plus proches parents, et transformée par son contact avec le berbère et l'arabe. Bien que les effets du contact soient évidents dans son lexique, sa grammaire et sa phonologie segmentale, le développement historique de son système intonationnel est plus difficile à comprendre. Au niveau de la prosodie lexicale, la perte de ton phonémique est probablement un résultat de l'influence berbère. Quant au niveau de la phrase, l'intonation n'a jamais été étudiée pour le korandjé, et demeure peu décrite pour le songhay en général. Cet exposé propose d'expliquer les formes et les fonctions de l'intonation phrasale en korandjé dans le cadre ToBI, et les comparer avec ceux en zarma (songhay) et arabe marocain.

 

In 2012 toup

  • 19 December 2012
    talk of Guglielmo Cinque (Univ. of Venise) on
    Cognition, Typological Generalizations and Universal Grammar
    Abstract:
    In this talk, I would like to discuss two puzzles. One revolves around the fact that of all the concepts that populate our system of thought only a limited number receives a grammatical encoding in the languages of the world (the exemplification will include Mood/Tense/Aspect morphemes and related adverbs, as well as nominal modifiers). The other puzzle rests on the fact that of all mathematically possible orders of constituents (in the nominal phrase and in the clause) only a subset is actually attested. Neither limitation appears to follow naturally from cognitive, historical, cultural, processing, or other factors; which makes it at least possible to think of them as forced upon us by Universal Grammar, perhaps as a consequence of how it crystallized at some distant point of the evolution of our species.
    video Flash (792 Mo here)

  • 7 December 2012 - "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" Seminar
    Mise en place du nouveau séminaire du LACITO. Coordination : A. François, A. Henri et B. Touati.
         Exposé de Benjamin Touati (doctorant Paris IV-Lacito) sur :
    Particules énonciatives : comment y voir clair ? Topicalisation, focalisation et marques cadratives en sakao (Vanuatu)

  • li 21 November 2012
    Le Lacito et le programme ERC Sinotype ont eu le plaisir de vous inviter à une conférence du Prof. Charles LI, professeur émérite à l'Université de Californie à Santa Barbara, et chercheur invité au Collegium de Lyon, intitulée
    Cognition, the Whorfian hypothesis and language complexity. A perspective from the Chinese spatial metaphor for time.
    Contacts : Martine Mazaudon and Hilary Chappell
    Abstract:
    The conference will examine issues in cognition, the Whorfian Hypothesis and language complexity from a synchronic description and a hitherto uncharted diachronic account of the linguistic as well as conceptual metaphors for PAST and FUTURE. Currently, how do Chinese people conceptualize the past and the future? In the past, how did Chinese people conceptualize the past and future? What is the dominant metaphor for PAST and FUTURE in the Chinese language presently and in the past? In what way do answers to these questions shed light on complexity?
    brevesPresentation in pdf.

  • 3 May 2012
    haigtalk of Prof. Dr. Geoffrey HAIG (u. of Bamberg) on
    "Alignment in discourse: the discourse basis of ergativity revisited"
    Abstract:
    In a pioneering piece of research, Du Bois (1986) suggested that cross-linguistically, natural connected discourse exhibits a characteristic pattern in the way syntactic arguments are realized, called Preferred Argument Structure (PAS): While transitive subjects are overwhelmingly expressed via pronouns or zero, intransitive subjects and transitive objects cluster together in that they are significantly more frequently full NPs. Du Bois claimed that PAS in discourse effectively mirrors ergative alignment in morphosyntax (cf. Dixon 1996, Du Bois 2003a, 2003b). In this paper, the claims regarding a universal preference for ergative structures in discourse are re-evaluated, based on data from natural spoken discourse from seven typologically and genetically diverse languages (Haig et al 2011). It is suggested that the ergative bias in discourse is in fact an artefact of the way the data has been analysed (Haspelmath 2006), and in fact languages vary quite significantly in this respect. Furthermore, our data demonstrate that the best predictor for lexical vs. pronominal/zero expression of arguments is not syntactic function, but animacy (cf. Everett 2009). Once animacy is taken into account, natural discourse does in fact reveal characteristic patterns, but they are better seen as split-intransitive rather than ergative.
    video Flash (490 Mo here)

  • lichtenberk13 February 2012
    As visiting fellow at Lacito,
    Frank Lichtenberk (University of Auckland, New Zealand)
    has given a talk
    on Monday 13 February 2012 on:
    "The rise and demise of possessive classifiers in Austronesian"
    Abstract:
     Many Austronesian languages make a grammatical distinction in attributive possessive constructions between inalienable and alienable possession, and they make further distinctions within alienable possession. The latter types of distinctions are typically made by means of possessive classifiers.
    It has been argued that the existence of the inalienable–alienable contrast in Austronesian is due to contact with non-Austronesian (Papuan) languages (e.g. Klamer et al. 2008). On the other hand, the development of the possessive classifiers was internal to Austronesian.
    The rise of the possessive classifiers may be seen as functionally motivated: they more closely characterise the nature of possessum–possessor relations (e.g. water as drink for the possessor or to be used by the possessor for some other purpose). However, in a few languages the earlier system of possessive classifiers has disappeared, and with it the grammatical distinctions signalling types of alienable possessum–possessor relations.
    The paper will address the question of certain types of explanation of language change: external motivation vs. internal motivation, and functional motivation in the case of the latter. Language contact resulted in the development of the inalienable–alienable contrast in Austronesian, which set the stage for the development of further distinctions in the alienable category. While the rise of the distinctions in alienable possession may be explained in functional terms, there is no obvious functional explanation for their disappearance in a few languages.
    Some parallels between the Austronesian languages and languages in other parts of the world will also be discussed.
    Reference
    Klamer, Marian, Ger Reesink and Miriam van Staden. 2008. East Nusantara as a linguistic area. In Pieter Muysken (ed.), From linguistic areas to areal linguistics, 95–149. Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins.
    video Flash (145 Mb here)

In 2011 toup

  • 16 December 2011
    talk of Professor Josephat M. Rugemalira (Dpt of Foreign Languages & Linguistics, University of Dar es Salaam), on Inflection and Derivation in the Mashami* Noun Class
    invited by Lacito Africanist linguists working on the theme "Énonciation et linguistique africaine" (pdf)
    *Mashami or Kimachame is a Caga dialect spoken in Kilimanjaro district in Tanzania.
  • 12 December 2011, talks on General and Finno-Ugric Linguistics, in the Franco-Estonian project Questions and Answers Pairs in Estonian and French compared with some other languages (IIIe International Workshop of ISTY 2 Project: QAPEF PHC (Hubert Curien partnerships) University of Tartu - University Paris 3 Sorbonne Nouvelle - CNRS LACITO)
    Helle Metslang (University of Tartu, Estonia) - Types of question markers in Estonian in comparison with some other languages
    European languages are characterized by the formation of general questions by means of inversion, in which case the verb is placed at the beginning of the sentence. […]
    Krista Mihkels (university of Tartu, Estonia) - Other-initiated repair in Estonian conversation: a multi-modal perspective
    When people talk together they frequently encounter problems of hearing, speaking and understanding. […]
    More informations with full abstracts (here in pdf)

  • 23 September 2011, "Jeunes chercheurs du Lacito" Workshop
    – talk of Agnès Henri - La particule mo en sungwadia: problèmes de catégorisation
    Après avoir exposé rapidement quelques aspects typologiquement intéressants du sungwadia , langue parlée au centre-nord vanuatu, j'aborderai plus précisément les problèmes soulevés par la particule mo. Ce morphème, facilement identifiable dès l'abord comme un outil relativant, présente néanmoins des spécificités morpho-syntaxiques originales pour une langue de cette sous-famille, et on repère en outre des emplois intrigants.
    – talk of Frédéric Pain - Le khmèr de Trà Vinh, delta du Mékong, un dialecte khmèr de type 'Cardamomes'
    Outre le Royaume du Cambodge où il est utilisé en tant que langue nationale, le khmèr est également utilisé par des populations minoritaires khmèrophones dans le sud-est de la Thaïlande et dans le delta du Mékong au Vietnam. Nous nous concentrerons sur le dialecte khmèr parlé à Trà Vinh, delta du Mékong, Vietnam. À priori, le khmer du Vietnam devrait attester des caractéristiques du khmèr central en ce sens où il se situe dans le couloir fluvial reliant Phnom Penh à la Mer de Chine méridionale. Cependant, nos recherches montrent que ce dialecte présente des caractéristiques uniquement attestées dans le dialecte du Massif des Cardamomes, région relativement isolée, insalubre, sur le versant maritime du Cambodge. Nous démontrerons cette appartenance à l'aire dialectale des Cardamomes en étudiant l'évolution de phonèmes du khmèr moyen en oppositions de paires registrales dans les trois dialectes khmèr principaux, à savoir le khmèr central, le khmèr de Surin et le khmèr des Cardamomes.
    – talk of San-San Hnin-Tun - Étude des particules énonciatives en birman : une approche de la linguistique de corpus
    En birman (langue tibéto-birmane), les morphèmes dits "particules" s'emploient avec une fréquence très élevée, notamment dans le discours oral. Traditionnelement, elles sont décrites selon leurs fonctions grammaticales. Toutefois, cette définition ne couvre pas le fait que les Birmans se servent souvent des particules pour exprimer également des fonctions énonciatives. Je propose donc une approche pragmatique m'appuyant sur un vaste corpus du birman parlé contemporain. L'analyse se fait à l'aide d'un logiciel de concordances qui permet de mieux cerner les régularités de l'emploi des particules en contexte et au-delà du niveau sententiel.
    – talk of Yordanka Kozareva - L'aspect grammatical et ses manifestations dans les traductions en français de textes littéraires bulgares
    La question de l'aspectualité en bulgare a été envisagée sous l'angle de la possibilité de ses manifestations en français. Les orientations principales de cette étude ont été guidées par la conviction du rôle fondamental de la traduction pour la compréhension des mécanismes régissant les langues. L'approche théorique a nécessité la description de paradigmes temporels : l'aoriste et le parfait en bulgare, le passé simple, l'imparfait et le passé composé en français. Un certain nombre de procédés orthonymiques ont été considérés et illustrés afin de souligner l'importance, lors de la constitution de l'écriture de la traduction, de l'expérience référentielle, et de l'omniprésence, dans l'esprit des traducteurs, d'une conception jugée correcte et naturelle de s'exprimer.
    La revue des notions théoriques autour du temps et de l'aspect a permis de mettre en lumière le traitement des imperfectifs secondaires, fondamental pour l'appréhension de l'aspect. Texte original et traduction attestent également de différentes visions des procès mais le choix de l'une ou de l'autre représentation ne constitue pas un obstacle à la réception sans aspérités du texte traduit. Cette divergence de représentations démontre que l'existence d'oppositions aspectuelles en bulgare est rarement prise en compte par le traducteur. L'examen du parfait a constitué une ouverture vers l'analyse de valeurs médiatives dont l'expression est, dans une langue comme le bulgare, fortement intégrée dans la morphologie verbale.

  • 1st June 2011
    – talk of Kirill Sidorov (Lacito Ph.D. candidate) – Traits définitoires des classes aspectuelles de Vendler. Articulation entre aspect grammatical et aspect lexical en russe.
       En s'appuyant sur l'article de S. Tatevosov, 2004, « The parameter of actionality », l'exposé sera consacré à la problématique de la nature des traits qui définissent les classes aspectuelles de Vendler dans les langues en général et de l'articulation entre deux types d'aspect – aspect 'grammatical' et aspect 'lexical' – en russe.
    – talk of Lorena David (Lacito Ph.D. candidate) – Les relatives libres et les corrélatives du roumain
    Cet exposé a pour objet de présenter la problématique des relatives libres à travers les langues et en particulier la problématique des relatives libres du roumain.
    En s'appuyant sur des données venant de l'anglais, du roumain et du français nous commencerons par nous interroger sur leur statut catégoriel (elles ont une double nature – leur syntaxe interne est celle d'un CP et leur comportement syntaxique est celui d'un DP) et par définir leur propriétés sémantico-syntaxiques, tout en évoquant les similarités et les différences qui existent entre ces constructions syntaxiques et les questions indirectes et les relatives restrictives, desquelles elles ont été tour à tour rapprochées.
    Pour ce faire, on rappellera quelques notions essentielles : matching effects, corrélation, pied-piping effects, preposition stranding, hiérachie d'accessibilité à la relativisation etc.
    Dans un deuxième temps, nous esquisserons une typologie des langues (matching/partiellement non-matching /totalement non-matching et leurs sous-classes : langues matching qui obéissent à la contrainte d'identité catégorielle vs. casuelle ; langues non-matching dont le pronom relatif porte uniquement le cas requis par le verbe de la matrice vs. le verbe de l'enchâssée et langues, comme le roumain, qui construisent des relatives libres introduites par un pronom portant tantôt le cas du verbe de la principale, tantôt celui de la relative).
    En effet, les données du roumain permettront d'évoquer les différentes analyses qui ont été proposées pour la description des relatives libres et de montrer les stratégies utilisées par cette langues afin de résoudre les conflits casuels (recours à la corrélation, aux pronoms résomptifs etc.) et de vérifier l'hypothèse selon laquelle il existerait une hiérarchie casuelle (dressée sur la base du caractère marqué des cas d'une langue) et des principes propres à chaque langue, qui régissent le cas réalisé sur le pronom relatif et le cas supprimé lorsqu'il y a des situations de case mismatch.

  • 11 May 2011
    talk of Yordanka Kozareva (Ph.D.) – L'aspect grammatical et ses manifestations dans les traductions en français de textes littéraires bulgares
       La question de l'aspectualité en bulgare a été envisagée sous l'angle de la possibilité de ses manifestations en français. Les orientations principales de cette étude ont été guidées par la conviction du rôle fondamental de la traduction pour la compréhension des mécanismes régissant les langues. L'approche théorique a nécessité la description de paradigmes temporels : l'aoriste et le parfait en bulgare, le passé simple, l'imparfait et le passé composé en français. Un certain nombre de procédés orthonymiques ont été considérés et illustrés afin de souligner l'importance, lors de la constitution de l'écriture de la traduction, de l'expérience référentielle, et de l'omniprésence, dans l'esprit des traducteurs, d'une conception jugée correcte et naturelle de s'exprimer.
       La revue des notions théoriques autour du temps et de l'aspect a permis de mettre en lumière le traitement des imperfectifs secondaires, fondamental pour l'appréhension de l'aspect. Texte original et traduction attestent également de différentes visions des procès mais le choix de l'une ou de l'autre représentation ne constitue pas un obstacle à la réception sans aspérités du texte traduit. Cette divergence de représentations démontre que l'existence d'oppositions aspectuelles en bulgare est rarement prise en compte par le traducteur. L'examen du parfait a constitué une ouverture vers l'analyse de valeurs médiatives dont l'expression est, dans une langue comme le bulgare, fortement intégrée dans la morphologie verbale.

  • mufwene4 May, 2011, Salikoko S. Mufwene, Professor at University or Chicago,
    at Lacito.
    His talk, in French, on "L'émergence de la complexité dans le langage" has been followed by an free discussion on linguistic development and diversity of languages.

  • 8 April 2011, Lacito PhD Workshop
    Benjamin TOUATI – « Description du sakao, langue océanienne du nord Santo (Vanuatu) » (Sorbonne, dir. A. Lemaréchal)
    Serenah TOMBA – « La devise dans la société punu du Gabon : états des lieux, perspectives méthodologiques et premiers résultats » (INALCO, dir. O. Issa & U. Baumgardt)
    Patrycja MATERA –  « La diversité des expressions non-nominatives en russe et en polonais » (Sorbonne Nouvelle, co-dir. G. Rebuschi & L. Nash)
    Idrissia ED-DAHBY – « Bilinguisme et mélange de langues dans la presse écrite marocaine » (Sorbonne Nouvelle, dir. M.M. J. Fernandez-Vest)
    Norbert MTAVANGU – « La contribution des Francais à l'étude du swahili; cas de Charles Sacleux » (INALCO, dir. O. Issa)
    Alexandre DJOUPA – « Le rôle des déictiques en fagauvea (Ouvéa, îles Loyauté) » (INALCO, dir. C. Moyse-Faurie)
    Jirasak ACHARIYAYOS – « Le rôle des particules énonciatives dans la structuration informationnelle en thaï » (Sorbonne Nouvelle, dir. M.M. J. Fernandez-Vest)
    Hiromi KOMAGATA – « Passif et thématisation en japonais » (Sorbonne Nouvelle, dir. M.M. J. Fernandez-Vest)

  • 18 March 2011
    présentation par le professeur Claude Hagège de son livre Adpositions.
    Description (tirée du site de l'éditeur) :
    This pioneering study is based on an analysis of over 200 languages, including African, Amerindian, Australian, Austronesian, Indo-European and Eurasian (Altaic, Caucasian, Chukotko-Kamchatkan, Dravidian, Uralic), Papuan, and Sino-Tibetan. Adpositions are an almost universal part of speech. English has prepositions; some languages, such as Japanese, have postpositions; others have both; and yet others kinds that are not quite either. As grammatical tools they mark the relationship between two parts of a sentence: characteristically one element governs a noun or noun-like word or phrase while the other functions as a predicate. From the syntactic point of view, the complement of an adposition depends on a head: in this last sentence, for example, a head is the complement of on while on a head depends on depends and on is the marker of this dependency. Adpositions lie at the core of the grammar of most languages, their usefulness making them recurrent in everyday speech and writing. Claude Hagege examines their morphological features, syntactic functions, and semantic and cognitive properties. He does so for the subsets both of adpositions that express the relations of agent, patient, and beneficiary, and of those which mark space, time, accompaniment, or instrument. Adpositions often govern case and are sometimes gradually grammaticalized into case. The author considers the whole set of function markers, including case, that appear as adpositions and, in doing so, throws light on processes of morphological and syntactic change in different languages and language families. His book will be welcomed by typologists and by syntacticians and morphologists of all theoretical stripes.

  • 28 February 2011
    Le professeur Alain Lemaréchal est venu présenter son livre Comparative Grammar and Typology
    La présentation était suivie par une discussion animée par Isabelle Bril et Claire Moyse-Faurie.
    En savoir plus sur l'ouvrage ici.

  • 18 February 2011
    presentation of Patrycja Matera (Lacito PhD candidate) on Sujets non-nominatifs dans les langues slaves : essai d'analyse comparative et multifactorielle dans les approches formelles et typologiques
       L'objectif de cette présentation est double. Présenter la problématique des expressions sans argument nominatif dans les langues slaves d'un point de vue des grammaires formelles tout en introduisant les propositions concernant l'inventaire des expressions qui sont considérées comme non canoniques par ces grammaires-là.
       Nous ajouterons à cela des descriptions de type cognitif et typologique afin de dresser un panorama large des idées qui ont émergé autour des notions suivantes : sujet non-nominatif, datif, Datif, impersonnel, Body Parts expressions, possesseur externe, Cause etc.
       Dans la dernière partie de notre présentation, on montera l'avancement de notre recherche basée sur une approche multifactorielle. Ainsi nous étudierons une partie de notre corpus qui montre un lien (en russe et en polonais) entre, d'un côté les constructions décrites dans la première partie de cet exposé et, de l'autre des facteurs comme: la possession externe/interne et la cause externe/interne, le réfléchi, la modalité etc.
    [Abstract can be found in pdf here]

  • 25 January 2011
    presentation of Manon Capo (doctorante en Anthropologie) on Interrogations autour de la production de documents historiographiques kanak
       Dans le cadre de ma thèse sur la transmission du savoir historique à Bayes (Poindimié, côte Est de la Nouvelle-Calédonie) langue paicî), j'étudie un corpus de manuscrits kanak archivés par Alban Bensa et Jean-Claude Rivierre à partir des années 70. La production de ce type de documents avait été initiée par le pasteur ethnologue Maurice Leenhardt, qui demandait à ses élèves kanak de transcrire leurs connaissances et expériences sur des cahiers.
       C'est dans ce cadre que je présenterai l'analyse contextualisée d'un texte, écrit en 1919 à Tibarama, portant visiblement sur un conflit dans la région de Poyes en 1901.
       J'observerai les conditions qui ont présidé à la production de ce texte, envisagée comme un moment dans la formation de l'espace d'écriture suscité par Maurice Leenhardt.
       Puis, j'examinerai les différentes opérations que le missionnaire et ses informateurs ont conjointement effectuées sur le texte afin de le constituer en source de compréhension de situations de guerre.
       Enfin, je m'interrogerai sur le type d'intelligibilité que l'on peut lui conférer en tant que document historiographique, à la lumière de ses conditions de production et de la comparaison avec des récits se rapportant au même sujet.


In 2010 toup

  • 3 December 2010 & 22 October 2010
    talk of Gergina Anguelova (LLF Ph.D. candidate, Paris 7) – Aspect lexical et aspect grammatical
       Présentation des théories aspectuelles basée sur l'article de H.-J. Sasse "Recent activity in the theory of aspect : Accomplishments, achievements, or just non-progressive state ?", Linguistic typology 6 (2002), 199-271.
       L'exposé présente en particulier deux points développés par H.-J. Sasse :
    (i) l'aperçu critique des théories aspectuelles et
    (ii) les perspectives théoriques et typologiques.
       Nous présentons le bilan des points en commun et des divergences entre les théories aspectuelles, ainsi que la classification des théories qui en découle ; la classification étant principalement basée sur le rôle historique des distinctions entre aspect grammatical et aspect lexical. Nous présentons également les problèmes auxquels doit répondre, selon H.-J. Sasse, une théorie aspectuelle qui se veut pertinente du point de vue typologique.

  • mohanty26 November 2010
    Le professeur Panchanan Mohanty, directeur du Centre for Endangered Languages and Mother Tongue Studies, de l'université de Hyderabad, Inde, a visité le LACITO le 26 novembre 2010. Invité à l'intiative de Christiane Pilot-Raichoor, il venait aussi visiter notre unité d'Archives des langues rares.

    Professor Panchanan Mohanty, coordinator of the Centre for Endangered Languages & Mother Tongue Studies, University of Hyderabad, India, was at LACITO on 26 November 2010. He was invited by Christiane Pilot-Raichoor and has visited our Oral and Rare Language Archive too.

  • 1st October 2010
    Andrew Hardie (Lancaster University) has given a talk at LACITO
    Title: Applying to less-documented languages some research tools originally developed for huge corpora: the treatment of richly annotated texts in CQPweb
    Summary:
    The talk will show how small corpora from less-documented languages, with their rich interlinear glossing, can be introduced into the CQPweb database, and queries made over these data. There will be ample room for discussion with individual participants about their needs and suggestions concerning tools of "corpus linguistics" as applied to the diversity of the world's languages.
    (The talk and discussion will be in English.)
    About the tools developed by A. Hardie, see:
    http://www.ling.lancs.ac.uk/activities/713/
    http://www.ling.lancs.ac.uk//event/2464/
    http://www.ling.lancs.ac.uk/profiles/287

  • 10 June 2010
    presentation of Martine Vanhove (Llacan) on Tabous linguistiques et humour poétique ches les Bedja du Soudan
    [Linguistic taboos and poetic humor among the Sudanese Bedja]

  • 4 May 2010
    Invited by the Sedyl-Celia and the Lacito labs, a presentation of
    Christian DiCanio on The Phonetics of Tone in Trique
    Abstract:
    Oto-Manguean languages are well-known for having complex tonal systems which interact with laryngeal features (Silverman, 1997). Phonologically speaking, certain tones may only be allowed to co-occur with specific phonation types (breathiness, creak), or they may be restricted from co-occurring with them. Phonetically speaking, when tones and phonation types do co-occur, their coarticulatory patterns may vary according to language-specific principles (allo-tonic alternations) or general phonetic principles. Yet, despite the complexity of these languages, there are few studies which have investigated the implementation, coarticulation, or perceptibility of the different tonal contrasts (but see Avelino 2004).
    In this talk, I will discuss two sets of studies examining the phonetics of the tonal system of San Martín Itunyoso Trique, an Oto-Manguean language spoken in Oaxaca, Mexico. Itunyoso Trique has 9 tones which co-occur with breathy and creaky phonation types (DiCanio, 2008). In the first study, I examine how tones are coarticulated with different phonation types. While the field of phonetics has made progress understanding how tone and laryngeals are produced and perceived (Brunelle 2009, Edmondson & Esling 2006, Esposito 2006, Michaud 2004, Xu 1994, 2004, among others), little is known as to whether coarticulatory patterns are language-specific or explainable by general constraints on laryngeal mechanics. For Trique, I show that most of the effects of laryngeals on pitch have a general explanation, but the phasing relationship between tones and phonation types is subject to language-specific constraints.
    In the second study, I examine the perception of Trique tones produced in a modal phonation context. The results from AXB discrimination and AXB identification tasks with Trique and French listeners show a quasi-categorical (Hallé et al, 2004) perception for Trique listeners for many of the tonal comparisons. French speakers did not perceive tone categorically. Tonal comparisons not categorically-perceived for Trique listeners were those contrasts which were the most acoustically similar or with the smallest functional load in the linguistic system. These results are discussed in light of a hybrid, multi-store model of perception (Xu, Gandour, and Francis, 2006).
    Bibliography:
    Avelino Becerra, H. (2004) Topics in Yalálag Zapotec, with Particular Reference to its Phonetic Structures. PhD thesis, UCLA.
    Brunelle, M. (2009). Tone perception in Northern and Southern Vietnamese. Journal of Phonetics, 37(1):79–96.
    DiCanio, Christian T. (2008) The Phonetics and Phonology of San Martín Itunyoso Trique. PhD thesis, University of California, Berkeley.
    Edmondson, J. A. and Esling, J. H. (2006). The valves of the throat and their functioning in tone, vocal register, and stress: laryngoscopic case studies. Phonology, 23(2):157–191.
    Esposito, C. (2006). The Effects of Linguistic Experience on the Perception of Phonation. PhD thesis, UCLA.
    Hallé, P. A., Chang, Y. C., and Best, C. T. (2004). Identification and discrimination of Mandarin Chinese tones by Mandarin Chinese vs. French listeners. Journal of Phonetics, 32(3):395–421.
    Michaud, A. (2004). Final consonants and glottalization: New perspectives from Hanoi Vietnamese. Phonetica, 61:119–146.
    Silverman, D. (1997) Laryngeal complexity in Otomanguean vowels. Phonology, 14:235–261.
    Xu, Y. (1994). Production and perception of coarticulated tones. Journal of the Acoustical Society of America, 96(4):2240–2253.
    Xu, Y. (2004). Understanding tone from the perspective of production and perception. Language and Linguistics, 5:757–797.
    Xu, Y., Gandour, J. T., and Francis, A. L. (2006). Effects of language experience and stimulus complexity on the categorical perception of pitch direction. Journal of the Acoustical Society of America, 120(2):1063–1074.

  • 18 February 2010
    presentation of Anne Behaghel-Dindorf on Les armes parlantes en héraldique, identité et emblématique des porteurs d'armoiries
    [Canting arms in heraldry, identities and emblems of those who bear coats of arms]
    Throughout history, approximately 30% of all coats of arms are canting ones. Some consider that canting arms are a recent innovation, an error which was unfortunately compounded by the 1696 Armorial census.
    This presentation aims both to demonstrate that canting arms were present at the dawn of heraldry (circa 1150), throughout society, and to explain the difference between "rebus arms" and arms alluding to history or politics, linked to the manner in which people considered themselves (as individuals, descendants of a line or a political group…) and usually linked to the mother tongue of the arms bearer.

  • 21 January 2010
    presentation of Galia Valtchinova (Bulgarian Academy of Sciences) on Vidi mi se preko slava [ceci apparaît à moi par la gloire (de Dieu)] : expériences de femmes visionnaires de Macédoine (FYRoM) entre le non-dit et le sous-entendu
    [Vidi mi se preko slava [this is made apparent to me by the glory (of God)]: the experiences of Macedonian visionary women (FYRoM), between implicit and implied]
    "Vidi mi se preko slava" is a ritualized formula used to refer to contact between humans and one or several supernatural entities having chosen the human to act as a conduct or "mouthpiece" for the supernatural entity. For the orthodox female visionaries of the Republic of Macedonia, a small Balkan state, formerly part of Yugoslavia, where the fieldwork upon which this talk is based was carried out between 1999 and 2004, this formula expresses the heart of the relation between vision and prophecy. Supernatural entities can be saints, angels, the Virgin Mary or Jesus Christ, or deceased family members or prominent members of society. The general label "supernatural entities" comes from the fact that locally all of these figures are seen and perceived as obeying a superhuman will intervening in the life of humans. However, whether holy or secular, these supernatural actors are rarely, if ever, named. Contrary to visionaries in Catholic cultures who may often be heard to exclaim "the Virgin is here!", ethnographers will have no such luck in Macedonia. The divine, or more generally the supernatural, entity to which the visionary submits herself and in whose name she "speaks" in announcing revelations or prophecies, can only be identified after a painstaking process on the part of the visionary, of comparing her utterances with the implicit cultural information which she has integrated and elements which seem "obvious" to her, which I call "implied" here. The explicit references to slava, the Slavic term for "glory", "celebration" and "divine grace" in visionary formulations, are used to attempt to read and understand the implied and implicit elements of the visionaries in the local ritual culture.

  • 15 January 2010
    lecture of Professeur Thomas Stolz (Universität Bremen) on Le redoublement total dans les langues d'Europe (diaporama en ppt ou en pdf)
    Les langues européennes sont-elles dépourvues d’un procédé structural quasi universel comme le redoublement total ? La réponse à cette question que donnent Haspelmath (2001) et Rubino (2005a-b) est affirmative. Haspelmath considère l’absence de redoublement comme un trait typique des langues SAE (comme le français, l’allemand, le néerlandais…). Dans son étude de la distribution globale du redoublement, Rubino va au-delà de l’hypothèse de Haspelmath. Selon la carte géolinguistique que Rubino a publiée dans le WALS, l’Europe entière représente une aire sans redoublement (exception faite du hongrois). Si son interprétation de la situation européenne est juste, le vieux continent serait l’unique région du monde dans laquelle ce phénomène linguistique ne jouerait aucun rôle.
    Dans ma conférence, je me propose de démontrer que, même en Europe, le redoublement total est un phénomène actuel. On peut distinguer deux zones principales : l’une au nord où le redoublement est peu fréquent et s'apparente à la stylistique, et l’autre au sud où le redoublement, plus fréquent, se comporte comme un élément grammatical.
    Références bibliographiques :
    • Haspelmath, Martin. 2001. The European Linguistic Area: Standard Average European, in Haspelmath, Martin; König, Ekkehard; Oesterreicher, Wulf et Raible, Wolfgang (éds.), Language Typology and Language Universals. Berlin: Mouton de Gruyter, 1492-1510.
    • Rubino, Carl (2005a). Reduplication, in Haspelmath, Martin; Dryer, Matthew S.; Gil, David et Comrie, Bernard (éds.), The World Atlas of Language Structures. Oxford: Oxford University Press, 114-117.
    • Rubino, Carl (2005b). Reduplication: form, function and distribution, in Hurch, Bernhard (éd.), Studies on Reduplication. Berlin: Mouton de Gruyter, 11-30.


In 2009 toup

  • 11 December 2009
    presentation of Josiane Massard-Vincent (CNRS - Laboratory of Urban Anthropology) on La transmission des « prénoms de famille » dans l'Angleterre contemporaine
    [The transmission of "given family names" in contemporary England]
      The baptism registers of the (Anglican) parish of Bakewell, Derbyshire, covering the period from 1973 to 1998 show a recurrent feature in the choice of first names: almost one third of boys baptized were given their father's name as a first, second or third first name, the father's name in question being the father's first, second or third first name. This phenomenon applies much less to mothers and daughters. This observation led me to investigate naming usage and genealogies in ten families in the area. The data collected confirms the forms of homonymy found in the parish registers. The interpretation of these practices refers to other registers, namely
       – spiritual kinship inherited from the Reform,
       – social organization (relatives, inheritance),
       – temporality.

  • 27 November 2009
    presentation of Manon Capo (doctorante en co-direction IRIS-Lacito) on Destins écrits, destins d’écrits. Étude d’un manuscrit comme vecteur de l’histoire des clans à Tibarama, Nouvelle-Calédonie.
       Mon exposé vise à présenter l’état actuel de l’élaboration de mes données de terrain de thèse. Je commencerai par faire un point sur l’objet de ma recherche, la transmission du savoir historique local à Tibarama (district de Bayes, commune de Poindimié, côte est du pays paicî, Nouvelle-Calédonie). Puis, j’élaborerai l’approche que j’en fais à partir du cas d’un manuscrit à caractère historique provenant de Tibarama.
        Par savoir historique local, j’entends une forme d’histoire spécifique à la société kanak, et plus précisément paicî, qui retrace l’implantation des clans dans la région étudiée et les relations entre ces clans et avec leurs "voisins" issus de la colonisation française, agents de l’administration coloniale, colons et missionnaires. On peut s’y référer par le terme générique "histoire des clans". Je la conçois comme un héritage discursif issu des générations précédentes, que les contemporains reçoivent et s’approprient. Il s’agit donc de comprendre comment cet héritage est socialement construit et reconstruit au fil du temps, en fonction des pratiques verbales qui le mettent en œuvre et des enjeux du contexte socio-politique qui l’encadrent.
        Ces choix trouvent un écho dans l’appel de Jean Bazin à aborder les discours historiques par le biais d’une sociologie de leur production[1]. Selon lui, leur sens peut être fructueusement appréhendé en tenant compte « des intérêts du narrateur en fonction de la position sociale qu’il occupe, de ceux aussi qu’il peut supposer chez l’auditeur individuel ou collectif auquel il s’adresse, de l’occasion conjoncturelle du récit… Bref, de tous les traits qui qualifient la situation d’énonciation (…) », ainsi que « des multiples énonciations antérieures dont il est l’héritier, et donc [des] processus d’historisation qui ont engendré le matériau narratif dont il se sert[2] ».
        Vaste programme dont je m’inspirerai pour l’étude d’un manuscrit à caractère historique provenant de Tibarama. L’analyse conjointe de ses dimensions textuelles et sociales visera à élucider le statut de ce manuscrit en tant que vecteur de l’histoire des clans, en prenant pleinement en compte la spécificité de sa nature écrite.
    [1] « La production d’un récit historique », Des clous dans la Joconde, Paris, Ed. Anacharsis, 2008, p. 271-343.
    [2] À ceci près que je préfère "discours" à "récit" car, dans le cas qui m’occupe au moins, l’histoire peut être rappelée verbalement par d’autres biais que le récit (par des listes lignagère par exemple).

  • 23 November 2009
    lecture in French of Francesca Merlan (Australian National University, School of Archaeology and Anthropology, Canbarra Act Australia) on Nouvelles approches de la deixis [(Further) Explorations in the Deictic Field]
          Contexts explored in the linguistic study of deixis are typically restricted to those that are phenomenally immediate, and/or that are endophoric, internal to language; indeed, many grammars contain little or no information on meanings and usages of demonstratives and deictic elements. Clearly we need to understand uses of deictics that engage with and are themselves aspects of the broader social order. I am aware of several linguistic anthropologists who have been pursuing this expansion of the deictic field. I want to
          (1) briefly sketch again the characteristic linguistic descriptions of deictic elements and briefly critique their limitations;
          (2) point to a range of literature that I think goes beyond this
          (3) review some of the ideas in that literature;
          (4) explore some examples with you of empirical material that benefits from a broader view of the field of deixis to include `social deixis’; and as well, some materials that explore uses of deictic elements in Jawoyn, a north Australian language, around the issue of what language usages suggest about the extent of presupposability of reference and the commonality of knowledge, a debated issue concerning these people of (originally) small and relatively face-to-face communities.

  • 7 October 2009
    tadahikolecture of Mr Tadahiko Shintani (University of Foreign Studies, Tokyo) on Recherches linguistiques sur l’aire culturelle tay (Phonologie historique des langues de la région et signification pour l’histoire)
       L’aire culturelle tay s’étend sur la région frontalière entre le nord de la Thailande, le nord du Laos, le sud-ouest de la province de Yunnan, et le nord et l’est de la Birmanie. Il existait dans cette région, entre le XIIIe et le XXe siècle, des petits royaumes tay (principautés) où les Tay, occupant les bassins, regroupaient dans leur société les non-tay habitant dans les endroits avoisinants montagneux. Une telle situation engendrait le plurilinguisme, et les contacts entre des langues généalogiquement différentes durant des centaines d’années ont donné des occasions à des changements phonétiques typiques de la région.
       La région comprend cinq souches linguistiques différentes: tay-thay, mon-khmer du Nord, tibéto-birman (y compris karen), miao-yao, et chinois. Il existe des langues sans tons à côté des langues à tons qui sont fortement majoritaires. Les données linguistiques recueillies jusqu’à nos jours ne sont pas abondantes dû à la difficulté d’accès de nature politique et géographique. Nous avons essayé tout de même de renouveler les données classiques, recueillies par des missionnaires ou par d’autres non-initiés à la linguistique, afin d’observer de plus près les changements phonétiques qui ont eu lieu dans la région. Au cours de nos enquêtes menées sur place, nous avons trouvé un certain nombre de langues tout à fait nouvelles et réussi à améliorer la situation des données, surtout à propos des langues karen et mon-khmer du Nord.
       En nous fondant sur les données nouvellement recueillies, nous sommes arrivés à classifier plus correctement les langues et dialectes karen. Nous avons pu développer l’idée que les langues karen ont subi deux phases d’assourdissement, étant donné que nous avons trouvé une langue, le monebwa, où l’assourdissement des initiales est conditionné p ar la catégorierie tonale à laquelle appartenait le mot en karen commun.
       Parmi les langues mon-khmer du Nord, nous avons trouvé deux langues à tons ponctuels, siam (hsem) et va (en), où l’origine des tons est l’opposition aspirée / non-aspirée. Nous avons trouvé, en même temps, que les tons de ces deux langues sont inversés pour les syllables à initiales occlusives.
        Les données linguistiques ainsi recueillies nous suggèrent de développer certaines idées sur les éventuels contacts inter-ethniques qui auraient eu lieu dans la région au cours de l’histoire.

  • 11 June 2009
    presentation of Jean-Marie Privat (University of Metz) on Ethnocritique de Toine de Maupassant - Entre anal et carnaval
    [Ethnocriticism of Maupassant's Toine - Anal or carnival?]

  • 27 May 2009
    lecture of Pr. David Bradley (University of La Trobe, Melbourne) on Evidence and certainty in Lisu
    Lisu is a language of the Ngwi (Yi, Loloish) subgroup of Tibeto-Burman with a category of markers that occur in clause-final position in sentence-final clauses. These include a question marker, various imperative/hortative markers and various epistemic and evidential markers. There are very substantial internal differences in the epistemic and evidential systems of different varieties of Lisu; other areas of Lisu structure show much greater similarity across varieties (Bradley 1994, 1999, 2003; Bradley et al. 2006). The usual pattern is for a final clause to have only one such marker, though in some varieties there are possible sequences.
    This paper briefly notes the question and imperative/hortative markers and discusses the epistemic and evidential systems found in six subvarieties of Lisu: Northern Lisu, three types of Central Lisu, Southern Lisu and the literary compromise Lisu first used in Christian translations but now also becoming a spoken lingua franca among Christian Lisu. It should be noted that over the last sixty years there has been considerable contact between the various varieties. Some speakers are thus aware of the forms in other varieties, but usually do not fully understand their meanings or the differences in meaning of apparently similar forms. The most restricted system is found in the literary compromise variety, which uses only the strong assertion epistemic and the universal quotative marker found in all other varieties. Some epistemics have an alternative form used as a pair word in song language.

  • 14 May 2009
    presentation of Bertrand Masquelier (University of Amiens) on Comment s'excuser d'une fausse note : petite dramaturgie d'un événement musical un soir de décembre 1946, sur la scène du Town Hall de New York

  • james6 May 2009
    lecture of Pr. James A. Matisoff (University of California, Berkeley) on Les initiales laryngales en Tibéto-birman
    video You can see a video in Flash (320 Mb) here.

  • 30 April 2009
    presentation of Nicole Belmont (LAS) on Le jeu de la variation dans les contes merveilleux : lacunes ou non-dit ?
    [Variations in folklore: forgotten or implicit?]

  • 30 April 2009
    presentation of Régis Ollomo-Ella (doctorant au Lacito) on L'analyse linguistique du shiwa (bantou, Gabon) : état des travaux (phono-logie, détermination nominale, ...) (présentation en pdf ici)

  • 6 February 2009
    presentation of Sû-tôôg-nooma Kukka Kabore (Paris 3 et Lacito) and Odile Issa (Inalco et Lacito) on Les relations intriquées dans les constructions impliquant un troisième argument en swahili standard
    (French version of a paper presented at the conference Bantu languages, analysis, description and theory, Göteborg, Sweden, in October, 2007)

  • 26 January 2009
    presentation of Katia Chirkova (CRLAO) on Les langues qianguiques de Muli (Sichuan, Chine) : phylogénie et systèmes tonals
    Cette présentation porte sur un projet ANR "What defines Qiang-ness: Towards a phylogenetic assessment of the Qiangic languages of Muli" (2008-2012).
    Ce projet vise à une documentation approfondie des langues tibéto-birmanes parlées dans le comté autonome tibétain de Muli (province du Sichuan, Chine), et à un examen de leurs relations phylogénétiques. La présentation sera divisée en deux parties. Dans un premier temps, je présenterai le projet, l'équipe de recherche, les objectifs, la méthodologie et l'apport scientifique attendu. Dans un deuxième temps, je parlerai des principaux résultats de la première mission de terrain (mars-avril 2008) et des travaux en cours sur le système tonal de la langue shixing (avec Alexis Michaud).

  • 14 January 2009
    presentation of Jean-Louis Dessales (ParisTech) on Les facteurs de l’intérêt dans la narration spontanée
    Les êtres humains consacrent près d’un tiers de leur temps conversationnel (soit près de deux heures par jour !) à partager des épisodes de leur vie. Le défi, pour le narrateur, est d’intéresser ceux qui l’écoutent. La théorie que je propose pour prédire l’intérêt narratif des événements est issue de l’analyse de dizaines d’heures de conversations spontanées enregistrées. Deux facteurs se révèlent essentiels pour l’intérêt : l’inattendu et l’émotion. Les événements inattendus sont ceux qui apparaissent plus simples à décrire qu’à produire (la complexité se mesurant à la taille de la description minimale). L’inattendu se combine à l’intensité émotionnelle pour produire l’intérêt narratif. Je montrerai que cette théorie est conforme aux observations et permet de faire de nombreuses prédictions sur le comportement narratif spontané.
    Reference
    Dessalles, J-L. (2008). La pertinence et ses origines cognitives - Nouvelles théories. Paris: Hermes-Science Publications (ouvrage présenté ici).


In 2008 toup

  • 19 December 2008, within the framework of the Ergativity project (Typology and Linguistic Universals Federation)
    lecture of Pr. William Foley (University of Sydney) on Split Ergativity and Direct versus Inverse in the Lower Sepik Family
    Direct versus inverse inflectional systems are a commonplace feature of languages which signal their grammatical relations primarily by verbal agreement, such as many Amerindian languages or Tibeto-Burman languages of the Himalayas. Direct versus inverse systems are characterized by one inflectional pattern when a speech act participant (first or second person) functions as actor to a non-speech act participant (third person) as patient and another inflectional pattern when the opposite situation holds. Scenarios in which the speech act participants (first and second person) act on each other pose particular problems (Heath 1991, 1998). The Algonkian languages of North America are the paradigm case of this grammatical inflectional pattern. As the Lower Sepik languages are morphologically complex languages which express grammatical information predominantly through verbal morphology, they, not unexpectedly, exhibit direct-inverse inflectional systems, and such a system was unquestionably a feature of Proto-Lower Sepik. The direct versus inverse system is crosscut by a verbal agreement system that exemplifies split ergativity and the actual realization of ergativity in these languages is sensitive to the direct versus inverse parameter. However, while all six currently extant languages have such systems, each is different to a greater or lesser extent from the others, particularly in dealing with the pragmatically complex scenario in which the speech act participants (first and second person) act on each other. This paper will look at the direct-inverse systems and split ergativity in detail in two languages of the family (with a glance at two others) with a view to understanding both diachronic developments within the family and enriching the typological understanding of direct-inverse systems and split ergativity more generally.
    References
    Heath, J. 1991. Pragmatic disguise in pronominal-affix paradigms. In Plank, F., ed, Paradigms: The Economy of Inflection, 75-89. Berlin: Mouton de Guyter.
    Heath, J. 1998. Pragmatic skewing in 1 ↔ 2 pronominal combinations in Native American languages. International Journal of American Linguistics 64.83-104.

  • 2 October 2008
    lecture of Pr. Brian Joseph (Ohio State University) on On the Need for History in Doing Balkan Linguistics
    The field of Balkan Linguistics is concerned with the patterns of structural and lexical convergence that can be found to hold in and among various languages of Southeastern Europe. It is in some sense quintessentially an historically oriented discipline, since virtually all of the convergence to be noted represents a divergence in each language away from an earlier quite different state. At the same time, though, many investigators into matters of the Balkan "Sprachbund" convergence seem to take a purely synchronic typological approach, measuring the languages against one another with regard to various existing structural features they may show. It is argued here that while such a line of inquiry into the Balkan languages is useful, it cannot be done without some sense of history accompanying it. Several examples are discussed here in which a failure to take into account the historical background of a given convergent feature leads to quite erroneous results. In the end, history is vindicated, and is shown to play a key role in understanding Balkan convergences, in all their dimensions.
    Handout in pdf ici. video Flash video (255 Mb) here.

  • 12 June 2008
    presentation of Pr. Injoo Choi-Jonin (University of Toulouse le Mirail) on Parfait en coréen
         Il est fréquent d’observer dans beaucoup de langues qu’une même marque représente à la fois l’aspect résultatif, l’aspect accompli et le temps passé. Le terme « parfait » désigne généralement cette marque.
         Le coréen dispose d’un suffixe verbal aspectuo-temporel –as’, que les manuels de grammaire coréenne signalent comme une marque du temps passé, à l’aspect accompli. Combiné avec certains prédicatifs, ce suffixe indique effectivement l’antériorité d’un événement par rapport au moment de l’énonciation ; l’accent est mis dans ce cas sur l’accomplissement d’un procès dans le passé. Or, le même suffixe peut également être utilisé pour mettre en relief un état résultant d’un procès accompli, lequel état étant présent au moment de l’énonciation. Un cas semblable se trouve aussi en français ; on peut dire Tiens ! Il a neigé, en découvrant un paysage enneigé ; pour représenter la même situation, le verbe coréen équivalent à neiger doit être accompagné du suffixe –as’. L’emploi du suffixe dit accompli en coréen est cependant plus large que celui du passé composé en français. En effet, un état qui ne suppose a priori aucun procès préalablement accompli peut être décrit à l’aide du suffixe –as’ : dans un énoncé équivalent à Il ressemble à son père, le verbe coréen doit être flanqué de ce suffixe. Ce type d’emploi ne s’explique aisément ni par la valeur temporelle « passé », ni par la valeur aspectuelle « accompli ». Enfin, le suffixe en question peut également être utilisé dans un récit comme « passé narratif ».
         Afin de rendre compte des différentes valeurs du suffixe –as’ en coréen, il me semble particulièrement éclairant de distinguer, à la suite de Creissels (1999), statif, statif-résultatif, antérieur et antérieur-rémanent. Par ailleurs, selon Lee Ki-Kap (1982), le morphème –as’ proviendrait de la contraction de la forme verbale périphrastique –a is’ta, utilisée en coréen contemporain pour exprimer un état résultant d’un procès. Cette dernière aurait vu restreindre ses emplois, à cause de la création du premier, après le 16e siècle. Si cette explication historique est juste, on comprend mieux comment un même suffixe peut être utilisé à la fois pour exprimer les différentes valeurs brièvement décrites ci-dessus. Ceci étant, il conviendra de préciser aussi la distribution entre la forme verbale périphrastique –a is’ta et le suffixe verbal –as’, pouvant exprimer tous deux l’état résultant d’un procès. La présente étude montrera par ailleurs que le suffixe –as’ en coréen illustre parfaitement le processus diachronique du parfait (cf. Benveniste 1966) et la théorie universelle aspectuo-temporelle proposée par Bybee et Dahl (1989).
    Références
    Benveniste, E. (1966), Les relations de temps dans le verbe français, Problèmes de linguistique générale I, Paris : Gallimard.
    Bybee, J. & Ö. Dahl (1989), The creation of tense and aspect systems in the languages of the word, Studies in Language 13.1: 51-103.
    Creissels, D. (1999), Parfait et statif en Tswana, Cahier Chronos 4, La modalité sous tous ses aspects, Amsterdam : Editions Rodopi, 185-202.
    Lee, Ki-Kap (1982, écrit en coréen), Etude historique des suffixes –a et –ko, In : Nam Ki-Sim & Ko Young-Kun (eds), La sémantique de la syntaxe en coréen, Séoul : Editions Tap.

  • 6 June 2008
    presentation of Christine Jourdan (Concordia University, Montreal, Canada) on Termes de parenté et transfert des catégories sémantiques dans le pijin des Iles Salomon
    [Kinship terms and semantic category transfer in Salomon Islands Pijin]
    The kinship terminology used in Pijin, the vehicular language of the Salomon Islands, is a simplified version of the Hawaiian kinship type and is, generally speaking, simpler than the kinship systems found in the Salomon societies. Two observations may be made: first, the Pijin kinship categories do not appear to be perfect copies of those found in the vernacular languages. Second, the terminology has undergone recent changes, especially in urban settings. A series of questions will serve as a thread for the analysis presented in this presentation: what is the nature of the resemblances and differences found between the Pijin kinship terminologies and those of the local vernaculars? What social and cultural transformations led to the changes in the Pijin kinship terminology? And finally, in light of the case study findings presented here, what is the role of the cultural dimension in the transfer of semantic categories?

  • 5 June 2008
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on Le dit de la poésie maure et l'indicible des sentiments
    [Moor poetry: explicitation faced with the difficulty of expressing feelings]

  • 29 May 2008
    lectures of
    Pr. Matthew Dryer (State University of New York at Buffalo) on Functionalist Arguments Against Nondiscrete Word Classes and
    Pr. Walter Bisang (Johannes Gutenberg University, Mainz) on Precategoriality in Late Archaic Chinese

  • 16 May 2008
    presentation of Denis Monnerie (University Marc Bloch, Strasbourg) on Nomination à Arama (Nouvelle-Calédonie). Les structures et les choix
    [Naming in Arama (New-Caledonia). Structures and choices]
    In Arama, society is marked by the preeminence of relations – typical in Melanesia. Relations are highlighted through differentiation, but may also, more specifically, be marked by strong semanticization. The fact that names partake in this semanticization of social relations can seem surprising, as in the West, numerous linguists distinguish between common nouns, considered to have meaning, and proper, meaningless, names. Here however, whether it be in their creation or in the meanings accompanying them, names of people and of social entities condense meanings. Alongside these considerations on the semanticization of relations and names, i.e. their strong links to language usage, this study will highlight other important principles in the naming system. The temporal dynamics between generations promotes this system. In contrast, the least promoted sectors of the naming system indicate areas open to choice and creativity. The naming system is composed of these two extremities.

  • 13 May 2008
    marklecture of Mark Post (La Trobe University, Bundoora, Australia) on Tyranny of the trochee: The phonology and grammar of Galo "words"
    "Words" may be independently defined and identified in Galo (Tibeto-Burman > Tani) according to relatively consistent and functionally well-motivated sets of phonological and grammatical criteria. The problem is that these criteria very often fail to converge upon identification of the same formal unit; instead, we often find grammatical "words" which consist of two phonological "words", and phonological "words" which consist of two grammatical "words", etc. The resulting mismatch between "phonological words" and "grammatical words" in Galo is argued to be theoretically non-trivial, in that its existence is capable of explaining a variety of otherwise seemingly disparate facts in the synchronic and diachronic organization of Galo grammar. The facts from Galo thus support a view of language in which "word" is independently defined in phonological and grammatical terms, and in which neither type of "word" necessarily corresponds to (or is projected by) the other. Although there might be said to exist a very generalized functional pressure towards "unification" of "phonological words" and "grammatical words", such a pressure would not be expressible as a formal constraint on language grammar.
  • 18 April 2008
    presentation of Nicolas Tournadre (university of Aix-Marseille) on Typologie et problèmes d'étiquetage : "ergativité morphologique" et "conjunct/disjunct" dans les langues tibétiques

  • 15 April 2008
    presentation of Gilles Authier (INALCO) on Un (ou deux) aoriste(s) en turc et azéri

  • 3 April 2008
    presentation of Corinna Anderson (doctorante, Yale University) onTowards a grammar of Nepali correlatives
    Correlatives are internally-headed finite relatives which are semantically construed with an independent Determiner Phrase in the main clause. In Nepali, an Indo-Aryan language spoken in a largely Tibeto-Burman context, correlatives are a specialized and limited relativization strategy, in contrast to the default strategy of participial modification. This talk will focus on the discourse conditions, functions, and mechanisms of interpretation involved in correlative constructions, with an emphasis on the possible interactions between semantics and information structure.

  • 27 March 2008
    presentation of Sandra Bornand (LLACAN) on “Quand raconter c’est prendre au piège” : l’implicite dans les narrations de griots généalogistes et historiens zarma du Niger
    ["When telling is trapping": implicitness in the Niger Zarma genealogist historian griots]
         As I was attending a wedding one evening in Niamey, I saw the bride begin to tremble while
         listening to her genealogy. I was told that this was a natural effect of the narrative. I determined
         to understand the causes of this reaction.

    The goal of this talk is to analyze how the griot, a genealogist and historian (jasare), through his narrative at the wedding, managed to implicitly create a battle of wills with the recipient of his narrative, despite the fact that in Zarma hierarchy, she was his superior. To explain how an "inferior" managed to overturn a situation which at first glance was not in his favor, I attempted to discover the traps he laid for his listeners, and got caught up in the quest for understanding how narrators implicate themselves, whether implicitly or explicitly, in their narrations.

  • 28 February 2008
    presentation of Bertrand Masquelier (University of Amiens) on Double entendre, structuration dialogique du discours : la parole chantée du calypso (Trinidad)
    [Double entendre and the dialogic structuring of discourse: singing speech in Calypso (Trinidad)]
    ccording to Trinidadians, the Calypso drinking songs illustrate the double entendre: an ordinary storyline with "erotic" undertones. The poetics of the double entendre in Calypso drinking songs are based on various processes: musical, semantic, pragmatic, communicational; from the listener's perspective, understanding these processes is very simple, but only if one has mastered local manners of speaking. What does one need to know to hear and understand the puns in Calypso? Much on the local linguistic codes (standard English Trinidadian, urban and rural Anglophone Creoles, etc.), and even more on the art of indirect speech illustrated by daily Trinidad rhetoric. This presentation is based on examples from Calypso. It also proposes revisiting some of Mikhaïl Bakhtine's ideas.

  • 24 January 2008
    presentation of Assia Popova on Quand faire c'est dire, ou fonction énonciative de la performance rituelle
    [When doing is saying, or the enunciative function of ritual performances]
    Presentation of the ritualized extraction of iron, and metal tool crafting in Sukuma land by the Longo smelter-smiths (Tanzania, East Africa). For the blacksmiths, melting ore and crafting tools are considered and carried out as a single smithing activity, likened to the "magically assisted" procreation of iron's living matter and metallic pickaxes. We will examine the symbolic gestures of this non-speaking ritual.

  • 10 January 2008
    presentation of Lionel Galand on L'aoriste en berbère


In 2007 toup

  • 21 December 2007
    presentation of Florence Dupré on Nominations et relations à Sanikiluaq : anthroponymie dynamique dans une communauté inuit nord-canadienne
    [Naming and relations in Sanikiluaq: dynamic anthroponymy in a north Canadian community]
    For over 50 years, Inuit studies have examined place names, and these are still a surprising area of contact between evolving anthroponymy and shifting relational universes. Linked to the permanence of certain transmission modalities of given names from one generation to the next, the reproduction of this system, governed both by the status and the aura of the final "atiq" bearer (the nominal instance), is implicated in a set of relational practices which have as yet been little studied.
    This presentation is based on data gathered during two field trips to Sanikiluaq (an Inuit community of the Canadian Nunavut), and will attempt to demonstrate the existence of a true relational network created around children, in which contemporary naming and parental terminology play a major role. We will consider the eponymic system as a relational system structuring the organization and practices of changing Inuit relations, and its participation in the establishing of dynamic relationships which replay the biological parental relation by initiating an identification mode made possible by inclusion-exclusion dynamics.

  • 20 December 2007
    presentation of Jean-Michel Charpentier on Tabous langagiers dans quelques langues océaniennes
    [Language taboos in some Oceanic languages]

  • 13 December 2007
    presentation of Jean-Michel Charpentier on Colonisation et naissances des pidgins ou créoles
    [Colonization and the birth of Pidgins and Creoles]
    Taking the example of the Pidgin/Creole Bislama, a code only two centuries old, J.-M. Charpentier studies the determining influence of demographic and socio-economic factors on the lexicon. This idiom’s morphological complexification and semantic enrichment took place in parallel to the evolution of the society and changes in its political status: from double colonization (British and French) to independent State. All of these changes have taken place since the end of World War 2, and are therefore relatively easy to study. These factors make Bislama’s sociolinguistic situation highly original.

  • 29 November 2007
    presentation of Evangelia Adamou on Taire le nom d'une langue : l'embarras des locuteurs des langues en voie de disparition en Grèce
    [Avoiding language names: the dilemma of those who speak the disappearing languages of Greece]
    When one investigates speakers' epilinguistic discourse and the names they use to refer to "the language they speak", one finds elliptic denominations, highlighting the taboo surrounding the very existence of these languages. This is the case e.g. of Nashta, a Southern Slavic and Arvanitic language which is only referred to in speech as "it" (the language) as in "he doesn't speak it", in Greek dhen ta kseri and in Arvanite nuk e di; "you don't understand it?", Greek ta katalavenis?
    The question one can ask is, is this the interiorization of the silence reflected in official discourse and dominant ideology? Or is it rather provoked by unhealed wounds caused by the fact that it is forbidden to speak these languages? It may also be caution while waiting to see where the speaker is going and what name he or she will use to refer to these languages.

  • 29 November 2007
    presentation of Élisabeth Motte-Florac (university of Montpellier) on Problèmes posés par l’étude des zoonymes et phytonymes ; de Kantharis à cantharide, plusieurs millénaires d’apparente stabilité lexicale
    [Problems raised by the study of zoonyms and phytonyms; from Kantharis to cantharid, several millennia of apparent lexical stability]
    For several millennia, cantharides were the most widely used medicinal insect in Europe and the Mediterranean countries. Until recently, this beetle was particularly sought after for its vesicatory properties (it was applied to the skin to induce rashes and vesicles), as a diuretic, etc. Today, numerous websites extol its use as an aphrodisiac, despite its lethalness.
    We will follow the evolution of this drug’s name, from “kantharis” in the Hippocratic Collection written in the 5th century B.C. to “cantharide” in the 2007 edition of the Littré. However, its designation is only apparently stable and many twists and turns have been imposed by the contexts and stakes of local histories. These are all elements which must be studied in order to fully understand medicinal products.
    This example will also provide an opportunity to explore some of the difficulties one faces in studying the diachrony and synchrony of zoonyms and phytonyms.

  • 25 October 2007
    presentation of Maurice Coyaud on Japonais, coréen : des isolats ? [Japanese, Korean: isolates?]
    According to Samuel Martin and Roy Andrew Miller (1972), Japanese belongs to the Altaic family; according to Shichirô Murayama (Nihongo no gogen, Tokyo, 1974), Japanese is a mixed language made up of an Austronesian substratum and an Altaic superstratum.
    We will examine each of these authors’ arguments.

  • 25 October 2007
    presentation of Vladimir Randa on Termes de substitution pour nommer les animaux chez les Inuit (niveaux de langue profane, chamanique et poétique)
    [Substitute names to refer to animals among the Inuit (language registers: secular, shamanic, poetic)]
    Formerly, the Inuit had various social and linguistic processes governing language use in ritual contexts which demanded particular vigilance: gestation, menorrhagia, still births, birthing, sickness, death; one's first successful hunt; shamanic initiation. One of the processes used consisted in using substitute terms to name the various realities, especially animals, particularly important for societies which survive by hunting. These terms constitute what is commonly called the "shamanic lexicon", even though they were in no way exclusively used by shamans, but were instead descriptive terms referring to semantic meanings relevant for Inuit culture.
    There is an additional mechanism which is similar but used for different purposes (esthetic or emotional). As far as it is possible to say, given that the forms are not frozen, lay language uses the same processes.
    There are links between the various language registers: one dialect's "shamanic" term can crop up in a different dialect as a lay term. The same term can refer to two different animals depending on whether it is used in a ritual or in ordinary songs. Another issue which must be addressed is the motivation behind the terms used, i.e. their foundation in the naturalist experience of the Inuit speakers.

  • 27 September 2007
    presentation of Jean-de-Dieu Karangwa on Lexicographie swahili et diachronie
    [Swahili lexicography and diachrony]
    The earliest works on Swahili lexicography date back to the mid 19th century. All of the dictionaries produced were bilingual (Swahili-English, English-Swahili and Swahili-French, French-Swahili). This bilingual tradition dominated Swahili lexicography until 1981, when the first monolingual Swahili dictionary was published. This was the first monolingual dictionary to be published on an African language.
    My talk proposes a study of the history of words relating to the constantly changing cultural environment. We will also explore examples from the Swahili-French dictionary I am currently compiling.

  • 21 September 2007
    presentation of Juliette Carle (doctoral student, EHESS) on Quels sont les noms des enfants "abandonnés" au Burkina-Faso ?
    [What names are given to"abandoned" children in Burkina-Faso?]
    The study of various naming practices used with "abandoned" children in Burkina-Faso makes it possible, as if one were using a magnifying glass, to broach the children's identity representations and the processes whereby these identities are erased and "recreated". I will attempt to account for these naming practices as well as for the absence of names given to these children, and even, in some cases, their renaming. I will base my conclusions on interviews carried out with families planning to put a child up for adoption, with the staff in the orphanages and with social workers. I will present the various people who give names, the power relations underlying certain re-naming practices in orphanages, the religious affiliations they entail, the importance that parents allot to their child's keeping their family name, the reasons which lead some parents to refuse to name their child, and finally the "secret" names some mothers give their children.

  • 28 June 2007
    presentation of Pierre Diarra & Cécile Leguy on Le proverbe au risque de l'incompréhension
    [Proverbs at the cost of meaning?]
    Set expressions can be a way of not saying things explicitly but nonetheless being understood by one's listeners. This is often the case in West Africa, where proverbs are widely used. We have used our different origins – Malian for one, French for the other – to explore this interculturality through a pragmatic approach to communication, in order to understand exactly when speakers choose to use proverbs, especially when such use can lead to incomprehension on the listener's part.

  • 15 June 2007
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on Noms d'ego, noms de groupe et noms propres en Mauritanie
    [Given names, group names, and proper names in Mauritania]
    Based on work carried out on Arabic and Berber populations, and more specifically on the Arabic speaking populations of Mauritania, this talk will explore the meanings behind given names. We will explore the relations between given names and group names (family or tribe) – to what extent do names other than given names arise, and what are their origins? We will also explore new trends in the choice of names. These elements will also constitute the foundations for more general reflections on the linguistic specificities of proper names.

  • 31 May 2007
    presentation of Françoise Quinsat on Que dit-on (ou ne dit-on pas) du Sarrasin dans la Chanson de Roland ?
    [What is said, or not, about the Saracen in the Chanson de Roland?]
    The Chanson de Roland is a classic of Medieval French epic literature. Some of the characters it contains can be clearly identified, some are imaginary. It narrates a historical event which took place at the end of the 8th century. The manuscript, called the Oxford manuscript, as that where it is preserved, dates from the 12th century. The language used in the text is considered by linguists and philologists to date back to the 11th century. The text describes, through 4001 verses, the representatives of the Saracen people as enemies, pagans, traitors, possessors of great material riches, hypocrites, powerful beings, miscreants, etc.. In what way does this discourse, both ancient and perennial, partake in what is implicit, said or left unsaid? To explain what is said, we will base ourselves on both form and semantics. Moreover, the analysis will be based on work in historical anthropological studies on the Saracens, to determine how Others and Muslims were revealed in the epics. We will further examine the text to highlight any possible correspondences between what is said and what is implicit, or perhaps discover a hiatus between what is said and what is not.

  • 27 May 2007
    presentation of Sarah Leroy (UMR 7114 MoDyCo - Paris X) on Prénommer, c'est classer. Un exemple dans la presse française
    [To name is to classify. Examples from French newspapers]
    For linguistics, people's names (as well as place names, the other main component of the name category) are proper names, a sub-category of names whose workings are quite specific, and where the question of meaning constitutes a crucial aspect. Linguistic approaches to the meaning of names can be either historical, etymological, and philological, i.e. an onomastic perspective, or they can be philosophical and referential, i.e. a logical-grammatical approach (as such, or through theoretical "inheritance"). Both approaches have their shortcomings. The first, even as it establishes the importance of proper names, not only for linguistics but also for other human and social sciences such as history and archeology, in fact attempts to "go back" to the very first lexeme, and thus back to the stage before the name came into being. The second approach, because it closely associates proper names and what they refer to (single entities no less), have trouble going beyond an "encyclopedic" conception of the meaning of proper names. Furthermore, whichever the approach, the high degree of heterogeneity in proper names is mostly ignored, whereas in French, for example, given names, patronyms, full names, nicknames, aliases, as well as all the various titles and honorifics which may be added, show very specific linguistic and social behavior.
    Observing the workings and usage of names in speech and in texts shows that, alongside their designative function, which can only work if the name is associated with a specific referent, other functions are of a classifying order; for example those by which anthroponyms are integrated into social and classificatory systems and which may indicate religious affiliation or ethnic origins. It is from this angle, by clearly distinguishing between cases where the anthroponym is associated with a specific referent from those where it is not, that we will explore proper names, and more specifically given names, as they contain, like all other names, a semantic potential, even though their possibilities are slightly different from those of common names, and whose meaning, linked to the act of naming, is subjected to specific social and identity parameters. This proposition will be buttressed and illustrated by a case study based on a collection of newspaper articles.

  • 15 May 2007
    presentations, in collaboration with the working group "Typology of the Caucasus area, Iran, Anatolia" chaired by the INALCO (chairs : Anaïd Donabédian and Gilles Authier))
    Alain Christol (Rouen) on Le domaine du subjonctif en védique et en latin
    Gilles Authier (INALCO) on Le domaine de l'optatif/subjonctif en azéri (et turc) et en persan (et tat)

  • 26 April 2007
    presentation of Nicolas Fasseur on Le dessous des plaques ou les non-dits des plaques commémoratives de la Libération de Paris
    [The underside and the implicit in plaques commemorating the Liberation of Paris]
    What lies behind the words inscribed on the plaques commemorating the Liberation of Paris? Of course the words written on these plaques: name, date, and especially "here fell…", inform the reader of a mortal event, but how is the link to the Liberation of Paris established? Moreover, behind the words "here fell" ends the life of a man or a woman. So is a commemorative plaque the beginning of a necrology or is it rather the story of someone's life in reduced form? One also notes that reference to the enemy changes over time, from Boche to Nazi to German. What is this implicit evolution of the diplomatic relations between France and Germany? Lastly, what implicit information do the location and environment of the commemorative plaques furnish on the event, and how should one interpret it?

  • 6 April 2007
    presentation of Pascal Boyeldieu and Pierre Nougayrol (LLACAN) on Présentation et démonstration du 'Lexique comparatif historique des langues sara-bongo-baguirmiennes'
    [Comparative historical lexicon of the Sara-Bongo-Baguirmian languages]
    The SBB Lexicon is a comparative data base which illustrates cognate series (i.e. terms which are historically related) for 30 languages belonging to a single genealogical group spoken in central Africa. These languages constitute the Central Sudanic branch (Greenberg’s Nilo-Saharan phylum).
    This database, initially compiled in Shoebox, was reprocessed by G. Segerer (LLACAN) to make it searchable and usable on the Internet (http://sumale.vjf.cnrs.fr/SBB/).
    It is made up of:
    • an introductory text (languages and their contexts, genealogies, correspondences, historical depth indices, bibliographies, etc.)
    • a “lexicon” file (cognates and reconstruction formulae), paired with a “comments” file (translations, formal observations, etc.)
    • a “correspondences” file, setting out in detail the consonantal, vocalic and tonal correspondences which served as the basis for the identification of the cognates present in the lexicon. Perusal of the “lexicon” and “correspondence” files is enhanced by the possibility of narrowing down display to specific elements by choosing specific domains, setting filters, and using sort functions
    The SBB Lexicon is not an automatic reconstruction tool (the cognates are established using historical comparison principles, with manual searches in lexicons and dictionaries). The aim of the lexicon is to present comparative data with a view to documentary and research uses, on the lexicon and its history.
    During this session, the SBB Lexicon is illustrated through the main search and sort functions, illustrating the principles of lexical stratigraphy.

  • 29 March 2007
    presentation of Dominique Sewane on Façon de ne pas nommer chez les Batammariba (Togo, Bénin)
    [On how the Batammariba avoid names (Togo, Benin)]
    The Batammariba in Togo and Benin are extremely careful not to say their own names out loud, nor those of their family members, whether living or deceased. From birth, each person is given several names. Some names, nicknames in particular, can be spoken freely, and the same is true for 'ranking' names (the eldest, the youngest…), terms of address (mother, father…) and "joyous names", bestowed by foreigners or family allies. Inversely, the true or "suffering name" is only spoken on rare occasions, because it is the name which corresponds to a person's "breath" or soul. After death, the name is kept secret.

  • 23 March 2007
    presentation of Georges Drettas (LMS) on Un prototype de la glottonymie : les Grecs pontiques et leur vernaculaire en tant qu'objet verbalisable
    [A glottonymy prototype: the Pontian Greeks and their language variety as something which can be put into words]
    The Pontian Greeks were displaced from Western Turkey to Greece between 1924 and 1926. The majority of this population settled in northern Greece, Macedonia and Thrace, in rural areas. The Pontian-Greek variety is vastly different from the varieties upon which the current national language is based (sometimes called dhimotiki). I will present the workings of the naming systems used to refer both to the Pontians themselves and to their language. My observations are based on fieldwork studies where I asked people: 'speak to me in Pontian please'. Examining this type of situation, one sees that the relations to be found between the ethnonym and the glottonym(s) constitute a discursive reality which reflects the complex identification strategies where one finds heteronymy on one hand and group protection on the other hand. The symbolism present in the various naming usages in this case shows highly conflicting relations between those who were "displaced" and their so-called "host" country. In the discussion, we will attempt to discover whether some of the traits can be generalized, either within the near-eastern context, or more largely within refugee groups.

  • 13 March 2007
    conférence de Vladimir Plungian (University of Moscow) on Vers une typologie du passé.

  • 22 February 2007
    presentation of Evelyne Larguèche (LAS) on La relation d'injure [Insulting relations]
    Locating insults in the speech situations where they happen, considering the insulting sentence within its speech act, determining the status relations between the participants, are elements which represent the three principles which make it possible to circumscribe "insulting relations", and the implicit in what is said.

  • 16 February 2007
    presentation of Dimitri Karadimas (LAS) on Nommer les personnes, classer les noms chez les Miraña d'Amazonie colombienne
    [Naming people and classifying names among the Colombian Amazon Miraña]
    This talk will present the social and classificatory processes at work in person naming as well as the nature of the links between the recipients and the names they are given, as most names are derived from living species and the natural environment.

  • 13 février 2007
    presentation of Margaret Dunham on Autour du parfait en langi

  • 25 January 2007
    presentation of Claire Moyse-Faurie on Politesse et violence verbale en Océanie
    [Politeness and verbal violence in Oceania]
    Verbal violence, whether it is expressed directly or in a more insidious manner, through not respecting codes of etiquette in verbal exchanges, is often considered more aggressive than physical violence.
    In Oceania, this verbal violence takes on specific forms, in the choice of insults, swear words, threats, or the use of taboo words. In Polynesia for example, insults belong to two very particular semantic fields: smells and birth ranks, while in New Caledonia, insults are more often of a sexual nature.

  • 23 January 2007
    presentation of Linda Bellahsene (doctorante au Lacito) on Analyse d'un marqueur aspectuo-temporel en kabyle : le cas de la particule ad

  • 12 January 2007
    presentation of Maurice Coyaud on Termes d'adresse en japonais, coréen, vietnamien, chinois, siamois
    [Terms of address in Japanese, Korean, Vietnamese, Chinese and Siamese]
    It is a well known fact that in Vietnamese, "personal pronouns" do not exist. With the family and close relatives, kinship terms are used. For example: I am an older brother. To address my little sister I say anh; inversely, if I am the little sister, I say em. When I speak to my parents, I use con (small child) for the English 'I'; when I address my father, I use the word for "father".
    In Korean, there are no fewer than eleven degrees of politeness, with infixes and suffixes on the verb indicating where the speaker stands in relation to the interlocutor. The situation in Japanese is similar to that of Korean, although slightly less complex.
    In Chinese, the variety of "personal pronouns" used to be very large. More recently, they have been simplified. For example, there is now only one degree of politeness for the 2nd person singular, i.e. there is no longer a polite form of "you" (contrary to French and German for example): ni "you" (2nd person neutral singular and plural form) vs. nin "you" (polite form).
    In Siamese, terms of address follow various criteria such as proximity/distance (formal/intimate), superiority/inferiority.


In 2006 toup

  • 21 December 2006
    presentation of Rachida El Ghannami (university of Montreal) on Les différentes façons du détour de la parole dans la société maghrébine
    [The various types of periphrases found in North African societies]
    This presentation follows up on that given on the 29th of June 2006, on "Translating the implicit – the Moroccan Arab tradition". It has broached the various periphrases used in North African societies. We have examined instances linked to sexuality and love, fear of the invisible and protecting oneself against hidden forces, word magic, curses… We have analyzed the processes by which these periphrases are put into words. Implicit elements and translation have also been explored from these different angles.

  • 15 December 2006
    presentation of Caroline Legrand (LAS) on Se nommer dans une communauté irlandaise du Québec francophone
    [Naming in an Irish community in francophone Quebec]
    This talk will describe work in progress consisting in the systematic analysis of a vast corpus of biographical data (the baptisms, marriages and deaths recorded for the inhabitants of the Sainte-Catherine de la Fossembault parish over the period 1832-1922) as well as some oral testimonies. After presenting the materials, we will then use them to extrapolate how given names are transmitted, especially among the Parish's Irish migrants and their descendents. This will also allow us to identify how their usage differs from that of Sainte-Catherine's "local families". Thus migratory dynamics and intercultural phenomena will inform our exploration of naming practices in this seminar.

  • 30 November 2006
    presentation of Fatima Guketlova (university of Kabardino-Balkarie at Nalchik) on Les zoo-métaphores en tcherkesse-kabarde et en russe
    [Zoological metaphors in Circassian-Kabarde and in Russian]
    Zoological metaphors have polysemous meanings based on metaphoric ties. Their study enables the analysis not only of comparative linguistic problems (Kabard-Circassian, Russian, French) but also the cultural context linked to these languages and their specific world views. We will attempt to understand the means the language uses to transmit supra-linguistic realities, and how languages go about producing cognitive images. We will address the following questions: - What role do zoological metaphors play in the secret language of hunters, and in that of the Circassian horsemen? - What are the causes behind the taboos and avoidance strategies used by Circassian hunters? - Today, are zoological metaphors often used in every day discourse? - What is the evocative potential of metaphors?

  • 24 November 2006
    presentation of Anne Guillou (CASE-LASEMA) on Noms personnels et termes d'adresse au Cambodge. L'individu et ses sphères d'appartenance
    [First names and terms of address in Cambodia. Individuals and their spheres of affiliation]
    Based on research carried out in Cambodia between 1990 and 1995 (qualitative and quantitative research based on a name corpus), I will begin with a description of the various personal names people have (official given name, "patronym", of post-colonial introduction, nickname, pet name) and the way in which they inform us as to the structuring of a Khmer individual's various social spheres (the Khmer being Cambodia's largest ethnic population). I will look closely at the changes wrought during the Pol Pot period (1975-1979), notably the appearance of quite a few Lenins – a name which is particularly suited to Khmer euphony – and on the important information to be drawn from the length of given names, as markers of social status. Terms of address, or reference, or of self-referral will furnish additional information on the socio-political evolution of Cambodia (where each successive political regime left its traces in the names). Lastly we will explore how the choice of one name rather than another among the various possibilities enables very fine grained sentiments to be expressed in face to face communication.

  • 23 November 2006
    lecture of Pr. Rajasekharan Nair (Center for Advanced Studies in Linguistics, Annamalai University, Inde) on Tribal languages of Kerala (India)

  • 23 November 2006
    presentation of Nicolas Fasseur on Les plaques commémoratives de la Libération de Paris, des objets ritualisés dans l'espace public

  • 30 October 2006
    presentation of Marijana Petrovic-Rignault on Le préverbe -do en vallaque (roumain de Serbie)

  • 27 October 2006
    presentation of Jessica De Largy Healy (LAS) on De la structure à la performance. La modélisation de la parenté 'Murngin' selon les Yolngu de Terre d'Arnhem orientale (Australie). Quelques exemples de dénomination des grands-mères maternelles
    [From structure to performance. Mapping out 'Murngin' kinship according to the Yolngu of eastern Arnhem Land (Australia). Some examples of maternal grandmother names]
    This presentation is based on a chapter from my PhD dissertation on kinship as it is experienced and presented among the Yolngu (better known as the Murngin in the anthropological literature). We will pay particular attention to a diagram painted by a Yolngu leader in 2002 to represent access to knowledge through various categories of relatives (the so-called "mother", "child", "maternal grandmother", "sister" clans) and to illustrate the role of social organization in the classification and responsibilities linked to ritual heritage. Each clan has its own repository of terms inherited from their creator ancestors, and given names make up part of strategic ritual alliances linked to the sacred geography of the surrounding landscape. I will also explore in particular the characteristics of the märi-gutharra relation, between maternal grandparents and grandchildren, also known as the backbone.

  • 26 October 2006
    presentation and film of Ming Anthony (UMR 5145) on L'implicite, l'oubli et la réinterprétation dans les rituels afro-brésiliens
    [Implicit and forgotten elements, and reinterpretation in Afro-Brazilian rituals]
    The video footage shows a caboclos celebration in a Salvador candomblé center. After the manifestation of the orixás accompanied by Yoruba chants, the caboclos come, to the sound of Portuguese canticles, to purify the location using bunches of sacred leaves. My analysis will explore the implicit side to the ceremony and the songs which accompany it. As Yoruba is no longer spoken in Brazil, the chants in the language are reinterpreted.

  • 29 June 2006
    two presentations:
    Élisabeth Motte-Florac (University of Montpellier) on Pactes avec le diable chez les Purhépecha (Mexique) ; implicites et non-dits
    [Pacts with the devil among the Purhépecha (Mexico); implicit and omitted elements]
    Among the Purhépecha (Mexico), oral tradition texts narrating the road from rags to riches highlight three recurrent modes of acquiring immediate riches: i) capturing a "supernatural being" (familiar-japínhwa) ; ii) signing a pact with the devil; iii) finding a hidden treasure. We will explore the second possibility here, in the light of the implicit elements and presuppositions (the first road to immediate riches was already explored in an earlier presentation on rites of passage and initiations).
    In stories concerning pacts with the devil, the narration which links the story teller to his or her audience, the devil to his debtors, is strategic. It takes everyone in, mixing them up in a recreation of uninterrupted speech, suggestiveness, omissions. Taking one of these stories, we will broach the various forms of silence, starting in particular with the presuppositions underlying the cultural usage which give meaning to the world. Then, studying the various texts which take up the same theme, we will study in more detail some of the underlying bases to these omissions: censorship, relevance, self-images, interpretation, imagination, intentionality, experience, putting things into action, etc.. The devil, that historical figure of radical otherness, will furnish the means to grasp all the ambiguity in these omissions or forgotten elements, whether essential or accessory elements, willingly left out or not, consciously or unconsciously omitted.
    Rachida  El Ghannami (University of Montreal) on Traduire l'implicite - tradition arabe marocaine
    [Translating implicit elements – the Moroccan Arabic tradition]
    The corpus studied consists of oral tradition texts narrated by elderly women in Morocco. The translation of these texts raised the following issues:
    How does one translate stories knowing that they belong to a specific socio-cultural universe and that to translate them means translating a reality which is both implicit and ever-present? How does one translate oral speech? In other words, how does one translate speech, which is formed as it happens, being corrected and completed along the way? How does one interpret and then translate everything that instead of being said was rather left to the hearer's understanding; or things that were said, but in a roundabout manner?
    Since meaning stems from both explicit and implicit elements, my translations had to render not only what was said, but also what was just alluded to in passing. It was inconceivable to translate the texts without giving some idea of the socio-cultural context and the underlying elements implied by it. Speech between two people from a same culture always implies a certain number of shared hypotheses on the world. Their shared knowledge (on religion, the culture, social facts, belief systems…) allows them to encode and decode messages in a certain manner.
    Much of the meaning contained in my corpus was based on cultural givens. A translation based solely on the words, without filling in the blanks, would have been incomprehensible and would not have truly reflected the original. However, even though switching from one language to another implies reinterpreting the original text, the translation can only imperfectly furnish the culturally implicit elements. This presentation provides some of the processes used to render the implicit elements and my ongoing work will further explore this orientation.

  • 23 June 2006
    presentation of Jean-Pierre Goulard (EREA) on « Quel est ton nom ? » ou « Comment t'appelles-tu ? ». La nomination chez les Ticuna d'Amazonie
    ["What is your name?" or "What are you called?" Naming among the Amazonian Ticuna]

  • 15 June 2006
    presentation of Martine Mazaudon on Problèmes sémantiques pour une reconstruction automatique informatisée
    [Semantic difficulties for automatic reconstructions by computer]

  • 13 June 2006
    presentation of Jacqueline Leroy on Concordance modo-temporelle en mankon (langue bantou des Grassfields)

  • 2 June 2006
    presentation of Lorenzo Brutti (CNRS) on Les anthroponymes informels comme indice de la bilinéarité à Ciago (Trentin italien)
    [Informal anthroponyms as indicators of bilinearity in Ciago (Italian Trentino)]
    The anthroponymic system in this village society of the Italian Alps consists in a set of markers which delineates the social space. The analysis of the system sheds light on some of the more obscure points as well as on some misunderstandings concerning Italian Trentino society, and clarifies these societies, usually classified as patrilinear, especially the filiation mechanisms through denomination. Kinship groups, rather than lineage, are name groups: given names, family names, nicknames, men's names, women's names, which the group members pass on to their successors, perpetrating them over generations. Belonging to one of these local groups brings certain privileges: transmission of riches, land and real estate, transmission of one's name, transmission of one's home. My goal is to show how the reproduction of the cultural order and estate transmission follow, for the society under study, through naming rather than through filiation.

  • 1st June 2006
    presentation of Vladimir Randa on Dire autrement, langage chamanique inuit, lexique, sémantique, métaphore
    [Saying things differently, Inuit shamanic language, lexicons, semantics, metaphors]

  • 9 May 2006
    presentation of Danh Thanh Do-Hurinville on Etude de da et dang. Ordre des procès et localisation temporelle en vietnamien. Comparaison avec le français

  • 5 May 2006
    presentation of Juliette Carle (doctoral student, EHESS, Center for African Studies) on Changements de nom chez les Senufo de Côte d'Ivoire
    [Name changes among the Côte d'Ivoire Senufo]

  • 4 May 2006
    presentation of Gladys Guarisma on Comment dire autrement ? Les proverbes bafia (Cameroun)
    [How things can be said differently? Bafia proverbs (Cameroon)]
    Proverbs furnish rich materials for the study of indirect communication, allowing speakers to convey a very strong message without overly implicating themselves. Bafia proverbs use all sorts of deviations. They often adopt impersonal pronouns ("one") referring to anybody and everybody, and which serve to transmit truths which are deemed obvious by social conventions. Another common device is to attribute the speech to a third party, a specific character or a being from the natural surroundings, often an animal, and to refer to specific character traits of these beings, which is a way of saying certain things implicitly. Lastly, symbolic equivalencies are set up, making it necessary to decode the meaning to understand the proverb's message. Because there are common patterns, variations in form and meaning may appear in each specific discourse situation.

  • 4 May 2006
    presentation of Sybille de Pury (CELIA) on Les outils informatiques en diachronie lexicale, avec pour exemple une base de données en nahualt, comparant celles du 16ème et 17ème siècle aux actuelles
    [Computer tools for lexical diachrony illustrated with Nahuatl: a comparison between 16th and 17th century data and current data]

  • 31 March 2006
    presentation of Angela Meinerzag (University of Heidelberg) on Donation du nom personnel chez les Hinihon dans l'Adelbert Range (Papouasie Nouvelle-Guinée)
    [Attributing personal names among the Adelbert Range Hinihon (Papua-New Guinea)]
    Why is it that only two people living among the Hinihon are allowed to bear the same name? The transmission and use of personal names are strictly regulated and, among other factors, much is done to avoid speaking someone's name. By analyzing these rules and how name giving is described in the local language, it becomes possible to understand the personal and social aspects contained in a name.

  • 23 March 2006
    presentation of Ioana Andreesco (INALCO) on Le Jugement dernier : évolution des croyances populaires en Olténie (Roumanie)
    [Judgment Day: the evolution of popular beliefs in Oltenia (Romania)]

  • 7 March 2006
    presentation of Estella Del Bon on Temps vs Aspect : problème de définition des trois prétérits du cachemiri

  • 3 March 2006
    presentation of Suzanne Lallemand (LASEMAon Nom, nomination et filiation chez des bilinéaires, les Gouin-tyerma du Burkina Faso
    [Names, naming and filiation among the binlinears, the Burkina-Faso Gouin-tyerma]

  • 23 February 2006
    presentation of Ileana Gaïta (MNHN) on La parole ou le silence ? Rencontres avec le surnaturel chez les Roumains du Banat
    [Speech or silence? Supernatural encounters among the Banat Romanians]

  • 16 February 2006
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on Problèmes de lexicologique diachronique en arabe et en berbère, langues à racines consonantiques 'apparentes'
    [Issues in diachronic Arabic and Berber lexicology, languages with ‘visible’ consonant skeletons]
    This talk is divided into two parts. In the first, we will discuss the notion of root as it is understood in Chamito-Semitic languages. I will explain the expression used for lack of a better one in the title: “languages with ‘visible’ consonant skeletons”. This distinction harks back to that established by David Cohen between “word languages” and “root languages”. According to this definition, many languages have no roots (contrary to what is implied by conflation between “root” and “etymon”). We will see how roots work in a language such as Arabic, their role in organizing the lexicon and the tight links which bind the root to the more or less frozen forms, which are called patterns [schemes] by traditional western scholars of Arabic.
    In the second part, we will study the evolution of certain roots and patterns, taking examples from both Arabic and Berber. In Arabic, the consonant changes are almost always regular, while those found in Berber (established through cross dialectal comparison) are much less so. This makes comparison difficult, not only for purposes of studying the semantic evolution and the history of the lexicon, but also for reconstruction.

  • 7 February 2006
    presentation of Evangelia Adamou on L’aspect en nashta

  • 27 January 2006
    presentation of Anne Cadoret (GRASS) on Le passage de la famille à la parenté : ce que nous dit les familles homoparentales
    [From family to parenthood: what single parent families tell us]

  • 26 January 2006
    Micheline Lebarbier – book review of Claude Olievenstein: "Le Non-dit des émotions"

  • 25 January 2006
    presentation of Françoise Quinsat on Lexicologie historique de l'arabe
    [A historical lexicography of Arabic]

    Arabic historical lexicography is based on the same rules and methods as those used for languages not having as large a collection of historical written documents covering a wide time span, e.g. Romance and Germanic languages.
    However, the history and workings of Arabic are such that the historical methods used to study the lexicon are very language specific for the following reasons:
    a) the fact that the texts reputed to be most ancient, i.e. pre-Islamic poetry and the Koran, have only recently been inventoried;
    b) diglossia between written Arabic, also called literal or Classical… and local spoken varieties;
    c) the absence of a tradition of language study, coupled with the overwhelming number of dictionaries, lexicographic works and lexicographies, almost none of which provide reliable or explicit chronological data, with the notable exception of two recent dictionaries, which unfortunately are largely unfinished. This makes it difficult to unearth the various lexicographic layers and to understand the lexicon’s evolution. Most Arabic dictionaries and lexicological studies only partially and sketchily apply the rigorous and well-tested methods of historical lexicology.
    Because of this, the particularities of historical Arabic lexicography raise the question of how the field could assimilate the methods and processes used for reconstructing the lexicons and histories of oral tradition languages. To answer this question, I will present several case studies which illustrate such questions and the problems that must be answered through minute lexicological studies of several representative Arabic lexical units. We will attempt to describe their etymology, determine the moment when they appeared in the language, their evolution over time and space, their morphological, phonetic, sociolinguistic variation, etc., from a diachronic perspective. The historical methods used for this diachronic study of the linguistic object ‘lexicon’ will then be compared, or even confronted, with the issues raised by the methods and questions proper to diachronic studies where historiographic resources are unavailable.

  • 10 January 2006
    presentation of Ibrahim Aydogan on Temps verbaux du kurde


In 2005 toup

  • 6 December 2005
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on Les formes d'aoriste et d'aoriste intensif en berbère : entre aspect et mode

  • 2 December 2005
    presentation of Cécile Barraud on Identité ou relation ? Réflexions sur la multiplicité des noms associés aux unités sociales dans les sociétés des îles Kei (Moluques, Insulinde)
    [Identity or relation? Reflections on the multiple names associated with social units in the Kei Islands societies (Maluku, Indonesia)]

  • 24 November 2005
    presentation of Sylvie Mougin (university of Reims) on Les chansons traditionnelles à sous-entendu : ne pas dire pour mieux dire et comment le chanter (Vendée)
    [Double entendre in traditional songs: omitting so as to express things better, and how this is sung (Vendée)]

  • 28 October 2005
    presentation of Cécile Leguy on Que signifient les noms-messages ? À partir d'un corpus recueilli chez les Bwa du Mali
    [What do name-messages mean? Based on a corpus gathered among the Bwa in Mali]
    For the Bwa, as for many African societies, people's names can often be understood as messages to others. Taking several examples, we will attempt to understand what underlies this language usage.

  • 30 September 2005
    presentation of Marie Treps (LAU) on Le romeno lap, un révélateur identitaire
    [The romeno lap, revealer of identity]
    The romeno lap is the onomastic system used in certain gypsy societies. Without being exactly a secret name, the lap is secreted by the community. Fieldwork carried out in Lorraine has shed light on current usage concerning what is also known as the "Sinti name". What functions does this name fulfill? How is it given? Does its use evolve over time? What are its semantic motivations? Apparently usage of the romeno lap, and especially the fact that it cannot be transmitted, are deeply linked to Sinti culture. The analysis of contemporary usage shows some evolution which, as it is often linked to large scale phenomena, such as Pentecostalism, transcends specific communities. Nonetheless, each community contributes to the evolution of the romeno lap in its own way, thereby reinforcing its singular character.

  • 30 June 2005
    presentation of Bertrand-F. Gérard (IRD) on De la parole au discours en psychanalyse
    [From speech to discourse in psychoanalysis]

  • 23 June 2005
    presentation of Assia Popova on Un sacrifice pour conjurer la mort (Bulgarie)
    [Sacrifices for averting death (Bulgaria)]

  • 17 June 2005
    presentation of Micheline Lebarbier on Être ou ne pas être sorcière [To be or not to be a witch]
    In northern Romanian villages, magic is still very much in people's minds, despite the progress of modernity. Especially among the women. While it is easy to protect oneself against the evil eye (charms, rituals, incantations), falling victim to a spell is much more dangerous for people, their marriages, their possessions, their animals, their health. The person one goes to see to have the spell removed is called a "witch" (bosoarca), a term she refuses to bear, and a role she refuses to admit to, except before those who have come to seek her services, and only after swearing to secrecy within a ritual exchange (of the type gift/counter gift). Here I propose to analyze narratives by two "witches", their attempts at fleeing and denying their powers when faced with the ethnographer, the talk of the villagers and those who have recourse to their services.

  • 6 June 2005
    presentation of Nicolas Tournadre on Typologie des aspects verbaux : introduction au modèle ‘Configuration et Perspective’

  • 26 May 2005
    presentation of Marijana Petrovic-Rignault on L'implicite lors d'un rituel non respecté : l'exemple d'une "pomana" chez les Roumains de Serbie
    [Implicit elements in a ritual which was not respected: the example of a "pomana" performed by Romanians in Serbia]
    This work is based on the field recording in eastern Serbia of a pomana (a meal given in honor of the souls of deceased people on the anniversary of their death). On this occasion, a large number of rites and rules must be carried out in a very precise manner, to ensure the soul's well being in the after world. However, on this specific day, certain rituals were omitted. The extract under study shows the reaction of two elderly ladies, in charge of making sure that tradition is respected. However, they are faced with a dilemma, because it is forbidden to voice any criticism on the day of a pomana, as it can harm the deceased. How did these two elderly women manage to show disapproval for the way the ceremony was carried out, without themselves acting contrary to the tradition it was their task to uphold? The linguistic analysis presented here explores the discourse strategies devised to say without saying.

  • 13 May 2005
    presentation of Bertrand Masquelier (University of Amiens) on Notion de personne et pragmatique des catégories de parenté
    [The notion of person and the pragmatics of kinship categories – text commentaries and discussion]

  • 9 May 2005
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on Le système aspectuel et l'expression grammaticalisée du futur en arabe

  • 28 April 2005
    presentation and movie of Ming Anthony (CNRS, UMR 5145) on L'implicite dans les rituels thérapeutiques afro-brésiliens
    [Implicit elements in Afro-Brazilian healing rituals]
    A film made in Salvador (Brazil), "The work of an Afro-Brazilian" medium, presents a series of offerings made for healing purposes. Analysis of the images shows how the offering's composition, the gestures accompanying its preparation, the choice of place, day and time when the offering is made, obey very precise implicit rules linked to the Afro-Brazilian system of beliefs.

  • 21 April 2005
    presentation of Véronique de Colombel on Lexique naturaliste du tchadique central et diachronie
    [Diachrony and the Central Chadic naturalist lexicon]

    One cannot take the Central Chadic botanical and zoological lexicons and immediately trace them back to their Akkadian and Aramaic forms, as they are not known. This can only be done with personal pronouns with standardized and frozen forms, were information is available. It is nevertheless possible to reconstruct roots or shared forms for plant and animal names, which makes it possible to establish intra-Chadic or extra-Chadic common trees, with information on their semantics. To do so, it is necessary to taken into account roots, phonetic changes, periods of overlapping identical terms, whereby one may differentiate between older and newer borrowings in their cultural context. Because to understand contact dynamics, one must take into consideration the implications of the plants and animals in the society of the time and in the exchanges between societies. We therefore adopted an ethnolinguistic approach, and analyzed the diachrony as successive dynamic synchronies, to establish the characteristics of the inherited elements and exchanges in the Central Chadic group. Our analyses are primarily based on fieldwork carried out in the Mandaras Mountains and on the shores of Lake Chad.

  • 18 April 2005
    presentation of Christiane Pilot-Raichoor on Temps et aspect en badaga

  • 15 April 2005
    presentation of Isabelle Daillant (EREA) on L'onomastique chimane entre deux eaux (Amazonie bolivienne)
    [Chimane onomastics between two rivers (Bolivian Amazon]

  • 24 March 2005
    presentation of Yves Moñino (LLACAN) on Évolution lexicale et histoire culturelle : le cas du proto-gbaya
    [Lexical evolution and cultural history: the case of Proto-Gbaya]
    In linguistic evolution, it is important to make a clear distinction, using rigorous methodological criteria, between resemblances due to common inheritance and those due to language contact (in Manessy’s terms, “genealogical kinship” and “genetic kinship” respectively). Lexical-statistic methods alone cannot serve to establish this distinction as nothing travels so much as vocabulary, even so-called “fundamental” vocabulary. It is especially important to respect this scientific rigor in areas where one finds speakers of several languages with a common ancestor who have long been in a situation of contact. I will briefly present the methodology as applied to the comparison and reconstruction of the Proto-Gbaya linguistic structures, and will mention the deductions which can be made from analyzing the reconstructed vocabulary as to when the speakers of the hypothetical language lived, as well as the community’s cultural specificities.

  • 11 March 2005
    presentation of Isabelle Leblic on Les divers registres de noms kanak chez les Paicî de Ponérihouen (Nouvelle-Calédonie)
    [The various categories of Kanak names among the Ponérihouen Paicî (New Caledonia)]
    Based on field work carried out in the Paicî region of Ponérihouen, I will present the different categories of names, when there are used, when they date from, how they are transmitted, etc. These elements will be compared to kinship terms in the same area, where one may bear several different names, Kanak and Christian, nicknames, as well as a whole series of circumstantial names, based on where one lives, one's place within the family (father of, grandfather of…), surrogate names for specific family members whose names must not be spoken (pot, dirt, spirit… for paternal aunts for example, even though, outside of this very specific case, these names would be considered insults), etc. The "why" and "how" one goes from one category to another will be the subject of this talk.

  • 7 March 2005
    presentation of Samia Naïm on L’aspect grammatical et l’aspect lexical dans quelques dialectes arabes

  • 24 February 2005
    presentation of Assia Popova on La bru zélée transformée en hirondelle (étude d'un rite d'abstinence verbale, Bulgarie)
    [The zealous daughter-in-law who was turned into a swallow (study of a Bulgarian verbal abstinence ritual)]

  • 3 February  2005
    two presentations:
    Véronique de Colombel, book review of Oswald Ducrot: "Dire et ne pas dire, Principes de sémantique linguistique"
    Micheline Lebarbier, book review of Sophie Caratini: "Les non-dits de l'anthropologie"

  • 1st February 2005
    presentation of Laurence Goury (CELIA) on Créole en Guyane

  • 28 January 2005
    Isabelle Leblic, Presentation of the seminar "Naming, terming and kin names (terms of address, terms of reference, and teknonyms)" – text commentaries and discussion

  • 3 January 2005
    presentation of Margaret Dunham on L’aoriste en langi


In 2004 toup

  • 16 December 2004
    two presentations:
    Arlette Roth on Peut-on considérer qu'il y a un système de 'convenance' qui régirait la profération d'injures en milieu maghrébin musulman traditionnel ?
    [Can one consider that there are certain rules of 'etiquette' governing the act of insulting someone in traditional North African Muslim circles?]
    Evelyne Larguèche (LAS) on L'injure par et au-delà des mots
    [Insults: through and beyond words]
    This is a general overview of personal research, based on both unpublished and published works (L'Effet injure, 1983, Paris, PUF. L'injure à fleur de peau, 1993, Paris, L'Harmattan. Injure et sexualité, 1997, Paris, PUF) which constitutes a sort of theory on the effects of insults where insults are taken in their fundamentally relational dimension. This dimension is often forgotten because of the lexicon's attractiveness and seductive nature. A collective volume will also be presented: L'injure, la société, l'islam, 2004, REMMM 103-104. This volume is a first step in the creation of an "Anthropology of insults", following the same pragmatic approach.

  • 25 November 2004
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on L'injure et le non dit dans la société mauritanienne
    [Insults and omissions in Mauritanian society]

  • 25 October 2004 (?)
    presentation of Alexandre François on L’Aoriste en mwotlap : Problèmes de polysémie aspectuelle

  • 8 October 2004
    presentation of Anne Daladier on Quelques remarques sur la morphosyntaxe et l’ontologie des TAM en amwi

  • 17 June 2004
    Discussion around the article by Micheline Lebarbier, "Les dires du conte, L'exemple de quelques contes facétieux roumains", to launch the theme on "what is said, left unsaid, or implicit".
    The study of a corpus of 97 facetious Romanian stories underscores the differences in the discourse the narrators produce within the same story (situations dwelt on complacently by some, barely mentioned by others). At times this happens to such an extent that a story may become the backdrop for another story, namely that of the narrator, with the narrator not always even being aware of it.
    This study also brings to light the fact that some situations, more particularly female adultery, are always presented metaphorically. These variations, detours, and various ways of "not saying", are very revealing: of the society, of the narrator and of the latter's position in the group.

  • 14 June 2004
    Two presentations on aorist:
    Zlatka Guentchéva on L’aoriste en bulgare
    Gulia Ramazanova on L’aoriste en azéri

  • 28 May 2004
    presentation of Catherine Taine-Cheikh on La théorie de l’aspect verbal chez David Cohen

 

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