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Langues et civilisations
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Alexandre DJOUPA Docteur en Linguistique  contact
« Analyse de quelques marqueurs et de quelques opérations en langue fagauvea (Ouvéa, îles Loyauté) » (dir. C. Moyse-Faurie)
Thèse soutenue le 30 janvier 2013 à l'INALCO (mention Très Honorable avec les félicitations du jury)
  Thèmes de recherche Analyse descriptive du fagauvea (Iles Loyauté, Nouvelle-Calédonie)
Analyse de quelques morphèmes grammaticaux et de quelques (coosubordonnants, marques actantielles, marques possessives…) de la langue fagauvea (Ouvéa, Nouvelle-Calédonie) : ga, ma, a, o, mo, no.
Programmes de recherche Opérations de recherche au Lacito :
Métaphore(s) L'énonciation métaphorique en situation
Etudes océaniennes
Mots-clés

contact de langues (Outlier) – morpho-syntaxe – catégories – marques actancielles – possession – existence – localisation – coosubordination – comitativité

fagauvea

Publication — 2014, Bien manger la langue ou l'art de « troper » le non-dit en fagauvea (Ouvéa, îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie) : Journal de la Société des Océanistes, 2014, 138-139:183-194. (ici)
Communication et travaux universitaires

— 2014, «Bien manger la langue» en fagauvea (Ouvéa, Nouvelle-Calédonie), séminaire Métaphore(s), 21 octobre 2014.
Résumé
Le titre de cet exposé a été choisi en référence à une expression idiomatique kai fagamalieina de muna «lit. bien manger la langue» que les personnes âgées emploient pour qualifier un individu qui maîtrise les tours de la langue. À distinguer d'une figure légèrement différente mais avec un sens diamètralement opposé kai-na de puku-muna «manger les mots» qui elle au contraire indique que l'on mange les mots, c'est-à-dire que l'on bafouille et donc que l'on ne sait pas parler. De cette personne qui manie la langue avec brio, il existe aussi d'autres tournures permettant de la qualifier parmi lesquelles nous avons relevé l'énoncé qui suit. E mūmū de puku-muna i dona ngutu. aspect être tendre le segment-langue prép. sa bouche Les mots sont attendrissants venant de lui. (Lit. Les mots sont tendres dans sa bouche.) L'intitulé illustre assez bien les rapprochements métaphoriques qu'effectuent de nombreuses langues entre le domaine de l'ingestion alimentaire et celui des notions associées à la parole du simple fait qu'ils sont reliés par le même organe «la bouche». Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour observer cette homologie : en français, boire les paroles de qqn., vomir des insultes, raconter des salades, ne pas mâcher ses mots, ruminer qqch. ; en anglais to spill the beans «rapporter, révéler un secret» (Lit. Renverser les haricots.), bad-mouthing someone «médire, critiquer» ; en russe, mettre des nouilles dans les oreilles… Dans cette étude, la notion de trope empruntée à C.C. Dumarsais sera abordée sous l'angle du rapport étroit qui relie certaines figures aux non-dits qui conditionnent leur genèse et leur mode de production. Par trope, Dumarsais (1730 : article IV-14-15) y entend tous les tours de figure par lequel un mot perd son sens littéral. Par extension, nous y incluons également les formes d'expression non-verbales mais codées. En fagauvea, mais également dans nombre de langues océaniennes, la notion de tabou a une telle importance dans les rapports quotidiens entre individus, que l'on observe qu'elle est souvent à l'origine de nouvelles formes d'expression verbale ou non verbale qui permettent de les contourner. À Ouvéa, le tabou qui frappe certains domaines particuliers génère fréquemment l'apparition de nouvelles formes d'expression grâce auxquelles l'énonciateur peut y déroger. Dans cette perspective, le trope sera donc envisagé comme un moyen ingénieux auquel recourt le locuteur pour déjouer la censure de la conscience.
— 2013, ​L'expression linguistique de l'espace en fagauvea (Ouvéa, Kanaky – Nouvelle-Calédonie), séminaire Problèmes d'analyse et de comparaison des langues, 19 avril 2013.
Résumé
Cette étude a porté sur l'expression linguistique de l'espace en fagauvea, l'une des deux langues austronésiennes de l'île d'Ouvéa, parlée par quelques 2000 locuteurs. Il s'agit de présenter les différents moyens d'expression dont dispose le locuteur pour faire état d'une localisation ou d'une orientation. Depuis les travaux pionniers sur l'espace de F. Ozanne-Rivierre (1994, 1997), on sait que la plupart des langues austronésiennes, comme par exemple le malgache ou le némi, tendent à privilégier certains repères géocentriques – axe des vents, topographie du lieu – par rapport aux repères anthropocentriques (voir aussi François 2003, 2004, ss presse). Les locuteurs océaniens n'utilisent pas – ou alors très rarement – les termes de latéralisation (gauche ou droite) pour localiser. Nous verrons que le fagauvea n'échappe pas à ces principes. Dans une première partie, nous proposons de passer en revue les principales catégories syntaxiques mobilisées dans le discours pour gérer l'espace. Dans une deuxième partie, nous présenterons les principaux cadres de référence (au sens de Levinson, 1996, 2003) utilisés dans l'île d'Ouvéa. Enfin, en troisième partie nous parlerons des possibles interconnexions que reflètent certaines structures syntaxiques entre le domaine de l'espace et d'autres domaines d'expression dont entre autres ceux de la possession ou de la comparaison.
— 2009 (avec C. Moyse-Faurie), Information structure and argument markers in Polynesian Outliers: the case of Fagauvea/West Uvean [communication à l'International Conference on Austronesian Linguistics (ICAL-11),  Aussois, 23-26 juin 2009].
— 2006, Analyse des morphèmes grammaticaux i, gi et mai en langue fagauvea (marques locatives), Master 2, INALCO.
— 2005, Analyse des morphèmes grammaticaux e et de en langue fagauvea (marques discursives), Master 1, INALCO.

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