Histoire de Lapérouse (3)


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Toñaki pilibine i-amu i-loma i-loma i-po i-o i-la, i-po i-o taeia i-sava vamora, apika i-abo i-lava.
I-lava, keo i-loma. I-loma i-sava vamora awoiu (i-tabo i-lava /) i-abo i-lava.
Pe nabo toñaki pade li-loma pade, nini na / nini i-wo basue kana / nini na i-loma i-wo basue kana. Dato, eia / dato kule eia.
I-loma i-tini temaka kana, mo toñaki ake-dato i-loma i-loma i-loma i-sava vasewora.
I-sava vasewora i-lao, i-loma i-sava vasewora i-lao, i-sava sive, mabale.
Awoiu sitoa ake-nini i-kabu i-eno ao ape. I-eno ao ape, ape i-baonga.
Da da da – toñaki ake Laperus i-loma pade, [awoiu] (li-jive?) li-puña aoe [ninge nini Vilisao] li-po : “Pade, toñaki ake-go pa, go-madilo!”
Nini i-langi i-kabu pa, i-vini. I-vini toñaki pade pade, i-telo pade lavele i-lava, mo lavele i-o.
Pe temaka kana, dato Franisi na li-amu le-runi – dato / nibela petonga kule eia.
Dato Franis na li-amu le-runi temaka kana li-la / sive, ninge dato i-eno ini veila pe i-bu. Veila pe i-bu, lei-la ninge dato i-eno ini.
Mo dato li-loma pade, li-madilo lavele, mo lavele i-lava. Ini lavele li-la li-lali ini.
Li-abo li-loma wo via, li-loma wo via; pe li-po kulama ake-dato valeli kana, li-amu le-runi temaka kana.
Le-va dato Franisi: Franisi li-amu le-runi temaka kana.
Li-runi sive, basue kulama kana / ake-geto kana. Dato petonga kule eia. Moawoiu.
Au début, c’étaient de petits navires qui avaient pris l’habitude de venir sur nos côtes… Ils ne restaient pas longtemps: on échangeait des biens, et puis ils reprenaient la mer.
Une fois ce bateau reparti, un autre arrivait ensuite. Il nous achetait des objets, et puis repartait à son tour.
Il y avait notamment un navire qui connaissait bien la route vers notre île – contrairement à beaucoup d’autres.
Ce bateau, qui avait découvert notre pays, venait nous acheter des trocas.
Il nous achetait des trocas puis repartait avec; d’autres jours, il nous achetait des bêches-de-mer…
Ce commerce-là appartenait à mon père, c’est mon père qui s’en occupait.
Un jour, le navire de Lapérouse s’approcha de nos côtes. Nos ancêtres invoquèrent leur dieu Tornade : “Voici un navire pour toi! Détruis-le!”
À peine avaient-ils parlé, que le dieu s’abattit sur le navire. Aussitôt les deux coques se séparèrent violemment, l’une partant à la dérive, l’autre restant sur place.
Cette île où nous sommes, ce sont les Français qui l’ont découverte ; aucun autre Blanc n’était venu avant eux.
Et lorsque les Français sont venus ici, ils ont gravé leurs noms sur des arbres morts. Oui, sur des arbres morts, ils ont gravé leurs noms.
Lorsqu’ils coupaient un arbre, ils utilisaient un côté, de l’autre ils y écrivaient leur nom.
Par la suite, ils sont revenus ici, car ils considéraient cette grande île comme la leur.
Les Français sont fiers d’eux, car grâce à eux c’est la France qui a découvert notre île.
Cette île-ci, où nous nous trouvons, ce sont eux qui l’ont découverte, avant tous les autres Blancs. Voilà.
S1 stop écouter
Toñaki pilibine i-amu i-loma i-loma i-po i-o i-la, i-po i-o taeia i-sava vamora, apika i-abo i-lava.

Au début, c’étaient de petits navires qui avaient pris l’habitude de venir sur nos côtes… Ils ne restaient pas longtemps: on échangeait des biens, et puis ils reprenaient la mer.

S2 stop écouter
I-lava, keo i-loma. I-loma i-sava vamora awoiu (i-tabo i-lava /) i-abo i-lava.

Une fois ce bateau reparti, un autre arrivait ensuite. Il nous achetait des objets, et puis repartait à son tour.

S3 stop écouter
Pe nabo toñaki pade li-loma pade, nini na / nini i-wo basue kana / nini na i-loma i-wo basue kana. Dato, eia / dato kule eia.

Il y avait notamment un navire qui connaissait bien la route vers notre île – contrairement à beaucoup d’autres.

S4 stop écouter
I-loma i-tini temaka kana, mo toñaki ake-dato i-loma i-loma i-loma i-sava vasewora.

Ce bateau, qui avait découvert notre pays, venait nous acheter des trocas.

S5 stop écouter
I-sava vasewora i-lao, i-loma i-sava vasewora i-lao, i-sava sive, mabale.

Il nous achetait des trocas puis repartait avec; d’autres jours, il nous achetait des bêches-de-mer…

S6 stop écouter
Awoiu sitoa ake-nini i-kabu i-eno ao ape. I-eno ao ape, ape i-baonga.

Ce commerce-là appartenait à mon père, c’est mon père qui s’en occupait.

S7 stop écouter
Da da da – toñaki ake Laperus i-loma pade, [awoiu] (li-jive?) li-puña aoe [ninge nini Vilisao] li-po : “Pade, toñaki ake-go pa, go-madilo!”

Un jour, le navire de Lapérouse s’approcha de nos côtes. Nos ancêtres invoquèrent leur dieu Tornade : “Voici un navire pour toi! Détruis-le!”

S8 stop écouter
Nini i-langi i-kabu pa, i-vini. I-vini toñaki pade pade, i-telo pade lavele i-lava, mo lavele i-o.

À peine avaient-ils parlé, que le dieu s’abattit sur le navire. Aussitôt les deux coques se séparèrent violemment, l’une partant à la dérive, l’autre restant sur place.

S9 stop écouter
Pe temaka kana, dato Franisi na li-amu le-runi – dato / nibela petonga kule eia.

Cette île où nous sommes, ce sont les Français qui l’ont découverte ; aucun autre Blanc n’était venu avant eux.

S10 stop écouter
Dato Franis na li-amu le-runi temaka kana li-la / sive, ninge dato i-eno ini veila pe i-bu. Veila pe i-bu, lei-la ninge dato i-eno ini.

Et lorsque les Français sont venus ici, ils ont gravé leurs noms sur des arbres morts. Oui, sur des arbres morts, ils ont gravé leurs noms.

S11 stop écouter
Mo dato li-loma pade, li-madilo lavele, mo lavele i-lava. Ini lavele li-la li-lali ini.

Lorsqu’ils coupaient un arbre, ils utilisaient un côté, de l’autre ils y écrivaient leur nom.

S12 stop écouter
Li-abo li-loma wo via, li-loma wo via; pe li-po kulama ake-dato valeli kana, li-amu le-runi temaka kana.

Par la suite, ils sont revenus ici, car ils considéraient cette grande île comme la leur.

S13 stop écouter
Le-va dato Franisi: Franisi li-amu le-runi temaka kana.

Les Français sont fiers d’eux, car grâce à eux c’est la France qui a découvert notre île.

S14 stop écouter
Li-runi sive, basue kulama kana / ake-geto kana. Dato petonga kule eia. Moawoiu.

Cette île-ci, où nous nous trouvons, ce sont eux qui l’ont découverte, avant tous les autres Blancs. Voilà.