The message left by Lapérouse


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Ka dapa kula pon li-koie li-te ne pwama iaero re ka li-ko me kape li-apilo toñaki.
Li-le li-toe tongobe re ne tevie se vono Kama ene, li-kamai li-avo *tiba* ka li-apilo toñaki.
Li-apilo toñaki awoiu, bara i-vagas' metele tuo nga ponu, toñaki aplaka k' awoiu, ka li-aiu ka li-ke li-ko me le-le ne kulumoe iadapa.
Li-le li-vagas' ere, tetake n' adie ngamuli, toñaki iadapa ebele nga molongo. Ka ponu, ka li-abu li-avo ne revo pon.
Ne basavono pe li-ke, Laperus ini i-te ne pongo ere, ne gilita apilaka te' mo' ie teliki re, ne elene iote aplaka ponu i-te pon.
Laperus ini i-te ka mata ini i-ke ne revo i-ko me kape i-odo se toñaki kape i-tabo i-ka.
Ka i-te ra i-le i-madau ka i-kotu mina dapa i-le i-te ne gilita ponu ka i-ejau notis iote i-wene ne kopa iote.
Ka i-la i-koie ne kopa ponu i-lateli ne elene aplaka tev' iu re.
Wako, i-la i-abu i-wene ne tanoe ka i-loko voko i-bei ñi i-ko nara idi kape le-l' le-la.
Pon, i-wene ra basavono na, li-le li-odo ka li-sune tae.
Ni-mui bara kape i-vagasi minga kape le-sune angede ovene po Laperus i-si i-la i-teli ne elene aplaka tev' iu re.
Na basavono na dapa va li-ka li-odo na.
Il y avait donc un groupe de marins qui s'était réfugié sur les rives du fleuve (Païou), là-bas, avec l'intention de se fabriquer une embarcation.
Ils allaient tailler du bois de palétuvier par là-bas, du côté de l'ancien village de Kama. Ensuite ils le rapportaient ici, puis ils y découpaient des planches pour construire leur bateau.
Ils travaillèrent ainsi à leur bateau – un petit navire – pendant environ deux mois, et lorsqu'il fut achevé, ils s'apprêtèrent à repartir en direction de leur pays.
Ils prirent la mer et atteignirent jusqu'au-delà des récifs, là-bas. C'est alors, en plein océan, que leur embarcation eut une avarie; tant et si bien qu'ils se retrouvèrent à dériver sur le lagon.
Or, au moment de leur départ, Lapérouse se trouvait là-haut, sur le sommet de la petite colline qu'on voit là-haut, non loin de chez le chef du village, là-bas. Il se trouvait dans une petite clairière, là-haut.
Lapérouse scrutait l'océan, cherchant des yeux l'embarcation, dans l'espoir de la voir regagner la côte.
Soudain il fut pris d'inquiétude pour eux, et courut escalader cette hauteur, là-haut [pour mieux les voir?]. Alors, il écrivit un message sur un morceau de métal.
Ensuite, il dissimula ce morceau de métal là-haut, dans la petite clairière où il était.
Il l'enterra dans le sol, et le recouvrit d'un tas de pierres, pour éviter que quelqu'un d'autre le trouve et le prenne.
Cette plaque de métal est demeurée là jusqu'à nos jours, car on ne l'a jamais retrouvée.
Personnellement, je ne sais pas si on pourra jamais retrouver cette inscription de Lapérouse, qu'il a écrite et déposée quelque part dans la petite clairière là-haut.
Car aujourd'hui encore, on la cherche en vain.
S1 stop écouter
Ka dapa kula pon li-koie li-te ne pwama iaero re ka li-ko me kape li-apilo toñaki.

Il y avait donc un groupe de marins qui s'était réfugié sur les rives du fleuve (Païou), là-bas, avec l'intention de se fabriquer une embarcation.

S2 stop écouter
Li-le li-toe tongobe re ne tevie se vono Kama ene, li-kamai li-avo *tiba* ka li-apilo toñaki.

Ils allaient tailler du bois de palétuvier par là-bas, du côté de l'ancien village de Kama. Ensuite ils le rapportaient ici, puis ils y découpaient des planches pour construire leur bateau.

S3 stop écouter
Li-apilo toñaki awoiu, bara i-vagas' metele tuo nga ponu, toñaki aplaka k' awoiu, ka li-aiu ka li-ke li-ko me le-le ne kulumoe iadapa.

Ils travaillèrent ainsi à leur bateau – un petit navire – pendant environ deux mois, et lorsqu'il fut achevé, ils s'apprêtèrent à repartir en direction de leur pays.

S4 stop écouter
Li-le li-vagas' ere, tetake n' adie ngamuli, toñaki iadapa ebele nga molongo. Ka ponu, ka li-abu li-avo ne revo pon.

Ils prirent la mer et atteignirent jusqu'au-delà des récifs, là-bas. C'est alors, en plein océan, que leur embarcation eut une avarie; tant et si bien qu'ils se retrouvèrent à dériver sur le lagon.

S5 stop écouter
Ne basavono pe li-ke, Laperus ini i-te ne pongo ere, ne gilita apilaka te' mo' ie teliki re, ne elene iote aplaka ponu i-te pon.

Or, au moment de leur départ, Lapérouse se trouvait là-haut, sur le sommet de la petite colline qu'on voit là-haut, non loin de chez le chef du village, là-bas. Il se trouvait dans une petite clairière, là-haut.

S6 stop écouter
Laperus ini i-te ka mata ini i-ke ne revo i-ko me kape i-odo se toñaki kape i-tabo i-ka.

Lapérouse scrutait l'océan, cherchant des yeux l'embarcation, dans l'espoir de la voir regagner la côte.

S7 stop écouter
Ka i-te ra i-le i-madau ka i-kotu mina dapa i-le i-te ne gilita ponu ka i-ejau notis iote i-wene ne kopa iote.

Soudain il fut pris d'inquiétude pour eux, et courut escalader cette hauteur, là-haut [pour mieux les voir?]. Alors, il écrivit un message sur un morceau de métal.

S8 stop écouter
Ka i-la i-koie ne kopa ponu i-lateli ne elene aplaka tev' iu re.

Ensuite, il dissimula ce morceau de métal là-haut, dans la petite clairière où il était.

S9 stop écouter
Wako, i-la i-abu i-wene ne tanoe ka i-loko voko i-bei ñi i-ko nara idi kape le-l' le-la.

Il l'enterra dans le sol, et le recouvrit d'un tas de pierres, pour éviter que quelqu'un d'autre le trouve et le prenne.

S10 stop écouter
Pon, i-wene ra basavono na, li-le li-odo ka li-sune tae.

Cette plaque de métal est demeurée là jusqu'à nos jours, car on ne l'a jamais retrouvée.

S11 stop écouter
Ni-mui bara kape i-vagasi minga kape le-sune angede ovene po Laperus i-si i-la i-teli ne elene aplaka tev' iu re.

Personnellement, je ne sais pas si on pourra jamais retrouver cette inscription de Lapérouse, qu'il a écrite et déposée quelque part dans la petite clairière là-haut.

S12 stop écouter
Na basavono na dapa va li-ka li-odo na.

Car aujourd'hui encore, on la cherche en vain.