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Langues et civilisations
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  Accueil > Langue, culture, environnement > L'Homme et la Nature : mots et pratique
Lexique et diachronie
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L'homme et la nature


Langue, Culture, Environnement (Archives)

L'Homme et la Nature : mots et pratique (2000-2004)


 

Responsable : Elisabeth Motte-Florac


Au centre de cette opération, l’analyse conjuguée et complémentaire des sociétés, de leur langue et de leur environnement naturel, a été possible grâce à la mise en synergie des compétences de chercheurs d’horizons théoriques et conceptuels, objectifs et choix intellectuels les plus divers. Les travaux qui y ont été réalisés ont rassemblé des représentants des trois axes qui fondent les recherches en ethnoscience(s) : linguistique, anthropologie culturelle (ethnologie, sociologie), disciplines scientifiques (biologie, écologie, pharmacologie, médecine…).

Deux axes majeurs de recherches ont été au cœur des débats, séminaires et réalisations communes, depuis le début de cette opération :
1. Les Lexiques et taxinomies et plus particulièrement Les fluides de la nature et de la surnature
2. La catégorisation : Organiser la nature : approches linguistiques et culturelles des associations et regroupements.
Dans un premier temps, les modalités selon lesquelles un individu procède pour déterminer l’appartenance d’un élément à une catégorie – question fondamentale des sciences cognitives – ont été considérées à travers l’exemple très concret des « insectes » ou « petites bêtes ». L’analyse de cette catégorie, dont la simplicité n’est qu’apparente, ouvre sur des questionnements à rebondissements multiples et successifs qui ont été abordés lors d’un colloque international (3 au 6 octobre 2000) et ont donné lieu à la publication d’un ouvrage (présenté ici) .
Dans un deuxième temps, la catégorisation a été explorée à travers les animaux porteurs de valeurs symboliques. Quelles observations biologiques, quelles logiques culturelles, sociales, économiques, quelle place dans les écosystèmes locaux, permettent à certaines espèces d’intégrer la catégorie des animaux « bons à penser symboliquement »* ?

C’est sur cette étude que s’est achevée l’opération fin 2004. Elle s’est concrétisée au cours des deux dernières années par deux nouvelles réalisations :
• Un nouveau colloque international, Le symbolisme des animaux ; l'animal “clef de voûte” dans la tradition orale et les interactions homme-nature / Animal symbolism; the “keystone” animal in oral tradition and interactions between humans and nature. Réalisé en collaboration avec l’ird de Bogor et l’Université Libre de Bruxelles, il s’est tenu à Villejuif du 12 au 14 novembre 2003 à l'Hôpital Paul Brousse et au Centre André-Georges Haudricourt, et a rassemblé une centaine de participants.
La façon dont différentes cultures choisissent, abordent, désignent et qualifient ces animaux hors du commun ainsi que les modalités, comportements socioculturels, productions langagières, techniques et pratiques… selon lesquels elles expriment les relations qu’elles entretiennent avec eux, ont été interrogées. Plus d’une cinquantaine de communications ont permis d’enrichir cette analyse par l’exemple de sociétés les plus diverses des cinq continents, qui réservent une place privilégiée à une espèce animale – ou un cortège d’animaux – et élaborent à son propos un système cohérent de récits, croyances et pratiques. Toute aussi riches et pertinentes ont été les études « en creux », présentées à partir du cas de sociétés où aucun animal n’occupe une place aussi déterminante.
• Un ouvrage. Les actes de ce colloque sont parus sous forme de cédérom et en version PDF aux Éditions de l’IRD (présenté ici).

Dounias E., Élisabeth Motte-Florac & Margaret Dunham (eds.), 2007, Le symbolisme des animaux : l’animal “clef de voûte” dans la tradition orale et les interactions homme-nature / Animal symbolism; the “keystone” animal in oral tradition and interactions between humans and nature, Éd. de l’ird (Colloques et Séminaires), cédérom et version PDF. [Contributions, entre autres, d’A. Behaghel-Dindorf, M. Dunham, M. Lebarbier, M. Mesnil, É. Motte-Florac et V. Randa]

 

 *Sperber D., 1975, Pourquoi les animaux parfaits, les hybrides et les monstres sont-ils bons à penser symboliquement ?, L'Homme XV(2):5-34.

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