aa

Langues et civilisations
à tradition orale
(UMR7107)

          CNRS           INSHS home          Other web sites          
bandeau
cnrs paris3 inalco paris3 paris3
Search
Intranet Lacito français




  Home > Research at the Lacito > Terrains, analyse et comparaison des langues (TACOL)

Current research programs

 

 

 

 

Terrains, analyse 
et comparaison des langues
 (TACOL)
(text in French)


 

Coordination: Alexandre François & David Piekut

 

À l'automne 2017, les deux séminaires du LaCiTO "Terrains" et "Problèmes d'analyse et de comparaison des langues" fusionnent. Vous êtes désormais conviés au séminaire mensuel Terrains, analyse et comparaison des langues (TACoL), ouvert à tous – en particulier aux doctorants, mais pas seulement.

 

Upcoming Seminars

  • Wednesday 7 March 2018 14.30 (room 311)
    Talk by Eleanor Ridge (SOAS, Londres) on Serial verb constructions in Vatlongos (Vanuatu): Mismatches between formal and functional integration
    Abstract:
    This paper discusses serial verb constructions in Vatlongos, an Oceanic language spoken by around 3000 people in the south-east region of Ambrym island and elsewhere in Vanuatu. Analyses of serial verb constructions often posit a close relationship between the surface-level integration of two verbs and the extent of their functional integration. That is, a root-contiguous construction, as in (1), would represent a closer functional relationship between the component verbs than a non-contiguous construction like (2), where both verbs take affixes and arguments can intervene between them.
    (1) Mi-kaakau usil bien.
          3SG.NFUT-walk follow sea
         'She walked along the sea.'      20170331b_n01s034_30
    (2) Mi-leh xil la-be sip.
          3SG.NFUT-take 3PL 3PL.NFUT-NFUT.go_to ship
          'It took them to the ship.'      20150305h_h01s111_08
    The usage and development of serial verb constructions in Vatlongos does not support this equivalence and instead suggests that a single morphosyntactic strategy is opportunistically employed for a wide range of functional purposes, and is prone to reanalysis in ways that do not reflect the morphosyntactic structures involved. Firstly, the paper will examine synchronic data to show that a single formal type of serial verb construction is used for a wide range of functional relationships, from aspectual distinctions and argument merger through to adjuncts and comments. Secondly, it will look at the emergence of auxiliary verb constructions in the language to show how they have developed from non-contiguous serial verb constructions, and how this development in turn seems to be leading to further grammaticalization of subordination structures.

 

Latest Seminars

  • 12 February 2018
    Talk by Fernando O. de Carvalho (Universidade Federal do Amapá, Brésil) on Some recent advances in the historical linguistics of the Arawak language family (Brasil)
    Abstract:
    The Arawak family is the largest language group in South America. In this talk, I discuss a series of recent developments in its historical linguistics, stemming from careful application of the comparative method. I start showing how internal reconstruction and comparative reconstruction within clear subgroups made it possible to clarify aspects of the phonological diversification of individual languages. Besides, it promoted the identification of shared innovations in both the morphology and the lexicon, thus progressing beyond classifications based on geography, lexical retentions or 'phenetic' assessments of similarity. Another interesting outcome is the successful reconstruction, at intermediate proto-languages, of phonological contrasts whose existence at the Proto-Arawak level remains uncertain due to their haphazard distribution among daughter languages. Finally, I have identified lexical material lacking internal etymologies, but whose origins can be traced to contact with members of other language families, often informing us about the conditions under which contact took place. Phonological elements whose distribution is confined to loan strata of the vocabulary were also found, even though these elements were later introduced in the inherited word stock as part of alternations resulting from secondary developments such as split-mergers.

  • 25 January 2018
    Talk by Annie Rialland (Laboratoire de Phonétique et Phonologie, UMR 7018, CNRS/Sorbonne-Nouvelle) on Intonation dans les langues africaines : Développements actuels
    Abstract in French:
    Bien que près d'un tiers des langues du monde soient parlées en Afrique, les travaux sur l'intonation des langues africaines restent rares et les ouvrages sur l'intonation, qu'ils soient des livres de synthèse ou des ouvrages collectifs, ont jusqu'à très récemment quasiment ignoré les langues africaines (Hirst & di Cristo 1999, Jun 2005, 2014, entre autres). Le livre "Intonation in African languages" (2016, Laura Downing et Annie Rialland, eds.) a commencé à combler cette lacune. Notre présentation s'appuiera fortement mais non exclusivement sur les études publiées dans ce livre. Notre but principal sera de dégager les développements actuels dans le domaine de l'intonation dans les langues africaines et de montrer comment ces études peuvent contribuer à une modélisation des relations entre tons et intonation et plus généralement à celle des phénomènes réalisés de façon concomitante.
          Les points que nous considèrerons plus particulièrement sont les suivants: 1) descentes mélodiques, 2) tons de frontières 3) expression de focus, 4) marquage des questions polaires.
    1) Descentes mélodiques. Les énoncés assertifs sont souvent descendants. Cependant, ces descentes mélodiques résultent de divers processus qui doivent être distingués et peuvent intervenir indépendamment les uns des autres. Les processus actuellement généralement reconnus sont: 1) La déclinaison, 2) Le downdrift, 3) Le downstep, 4) L'abaissement final. Ces processus tendent à être de mieux en mieux connus au fur et à mesure que notre connaissance de l'intonation s'améliore. Ainsi, la déclinaison, qui est une descente graduelle et linéaire, peut s'appliquer différemment selon la séquence de tons en question (Akan: Kügler, 2016). Le downdrift, très fréquent dans les réalisations de séquences alternantes de tons hauts ou moyens et de tons bas, tend à être asymptotique, avec une forme modélisable en termes d'équation impliquant une valeur asymptotique et un coefficient de réduction des intervalles (Chichewa: Myers, 1996). Le downdrift et le downstep peuvent être similaires ou différents dans une langue donnée (Wule Dagara: Rialland and Some, 2011). Le downdrift et le downstep manifestent l'un et l'autre des mécanismes d'anticipation qui peuvent être de longue portée. La pente et le domaine de l'abaissement final peuvent aussi différer d'une langue à l'autre et deux formes d'abaissement final peuvent se trouver dans une seule langue (Bemba: Kula, 2016).
    2) Tons de frontière. Quand on analyse une langue à tons, un des problèmes principaux qui est rencontré est la séparation entre tons lexicaux et "tons de frontière" (c'est à dire des tons associés à des frontières de constituants). Ces divers tons peuvent simplement se suivre, les tons de frontière pouvant être réalisés avant ou après les tons lexicaux. Ils peuvent aussi s'annuler les uns les autres dans certains contextes, les tons de frontière prenant alors le pas sur les tons lexicaux ou l'inverse (Shekgalagari: Hyman et Monaka 2011). D'autres relations que la succession entre tons lexicaux et tons de frontière ont également été dégagées. Nous verrons que ces tons peuvent se superposer, engendrant alors des realisations infra-basses ou supra-hautes (Embosi: Rialland & Aborobongui, 2016). Ils peuvent aussi s'attirer ou se repousser (Shingazidja: Patin, 2016, Embosi: Rialland & Aborobongui, 2016..
    3) Expression du focus. Les langues africaines remettent en question l'idée très largement répandue que le focus est associé à une proéminence prosodique. Elles présentent une très large diversité de faits : absence de marque prosodique de focus (Basaa: Makasso & al., 2016, Embosi: Rialland & Aborobongui, 2016; Tswana: Zerbian 2016), abaissement des termes en focus (Akan: Kügler, 2016), assignation d'un accent par défaut aux constituants hors focus (Chimiini: Kisseberth, 2016), modification du phrasing (Shingazidja: Patin, 2016), entre autres.
    4) Marquage prosodique des questions polaires. La littérature récente fait état d'une grande diversité de marquage prosodique des questions polaires: absence de marque prosodique, intonation montante, intonation descendante, voix soufflée, relèvement des derniers tons hauts, suspension du downdrift, suppression de l'allongement pénultième. Une attention particulière sera portée à la famille des intonations relâchées, souvent descendantes ("lax prosodies"), qui est une caractéristique de l'aire soudanique africaine (Rialland, 2009; Clements et Rialland, 2008).
          Les recherches sur l'intonation des langues africaines en sont à leur début et elles s'avèrent déjà riches en implications théoriques (modélisation des superpositions, modélisation des anticipations dans la production de la parole, enrichissements typologiques).

  • 21 November 2017
    Talk by Christine Chabot (PhD Student at Paris 3) on Les constructions génitivales en coréen moderne
    Abstract in French:
    Le génitif est souvent défini comme un cas grammatical utilisé pour encoder la dépendance d'un nom vis-à-vis d'un autre nom au sein d'une construction nominale (Creissels, 2006a : 53). En coréen, ce type de marquage se caractérise par l'attachement du suffixe -ûi au nom dépendant, qui se trouve à gauche (position N1) dans la construction génitivale. Un syntagme génitival en coréen a donc typiquement la structure [N1-ûi N2] :
               할머니의 모자
              Halmôni-ûi mocha
              grand.mère-GEN chapeau
              « Le chapeau de Grand-mère ».
    Divers travaux ont mis en évidence l'usage variable de ce suffixe –ûi, mais peu l'ont étudiée de manière approfondie. Dans certains contextes en effet, Han (2012) montre que l'usage du suffixe –ûi est obligatoire, optionnel ou interdit. Pour éclairer cette variation, plusieurs hypothèses ont été proposées, liées à l'économie phonétique (Li, 1985) ou encore à l'expression de la définitude (Han 2012). À la lumière de données de première main collectées en 2015 et 2016 dans la région de Séoul, ces hypothèses demeurent toutefois insatisfaisantes.
    Dans le cadre d'une thèse centrée sur la recherche des différents facteurs influant sur l'usage du suffixe –ûi, cette présentation propose de mettre en avant les avancées permises par le recueil de données actuelles et de première main et par leur analyse. Nous verrons que la présence et l'absence du suffixe est liée avant tout à la relation établie entre les noms entrant dans la composition des constructions génitivales.
    Elle situera d'une part la place fonctionnelle que des langues syntaxiquement proches, comme le turc et le japonais, réservent à l'emploi du génitif. D'autre part, les aspects méthodologiques de la collecte de données et de l'analyse seront exposés. Enfin seront discutés les différents écueils et perspectives offerts par la proposition d'un classement des types nominaux, qui mènera à une typologie des relations nominales des constructions génitivales.

  • 18 octobre 2017
    Talk by Mary Walworth (MPI Iéna) on. Polynesian possession: A new approach
    Abstract:
    The innovation of distinctive binary possessive marking in Polynesian languages has long intrigued Pacific linguists. In these languages, possessed nouns are marked by a morpheme whose vowel is sometimes o, sometimes a. While this distinction (henceforth referred to as the "A/O distinction") is itself uncontroversial, the semantic value of the contrast has been continually debated. In early discussions, Biggs (1969) and Clark (1976) suggested that the opposition is one of dominance. Wilson, in 1982, suggested that it is more related to agency and control of the possessor. Several other proposals have more recently been offered to account for the A/O contrast: spatial representation (Bennardo 2000), alienability (Buse 1996, Besnier 2000, Næss 2000), transitivity (Cook 2000), as well as varied relationships (Moyse-Faurie 2000). 
    Based on native speaker and ethno-centered accounts of possession in Polynesian languages (Mulloy and Rapu 1977, Volkel 2010, Taumoefolau 1996), I suggest that the A/O distinction is best described using the Polynesian concept of mana, 'inherent power or energy', where the distinction between A/O relies on an association of a possessor's mana with respect to the possessum. In this talk, I will review the existing and varied descriptions for the semantic nature of this distinction. I will then demonstrate the possessive distinction in several Polynesian languages and will offer an explanation and a new semantic reconstruction for it, based in the Polynesian interpretation of mana and the marked socio-political hierarchies that were developed by speakers of Proto-Polynesian.

     

Imprimer Contacter le webmestre Plan du site Crédits Accueil